Voici mon classement des saisons de Friends, de mes préférées à celles que j’apprécie le moins. Évidemment, tout cela est purement subjectif, et se joue parfois même à un fil : autant il est évident que la meilleure est selon moi la cinquième, et la moins bonne la neuvième, autant j’ai beaucoup hésité entre la 2 et la 3, ainsi qu’entre la 1 et la 4, et entre la 8 et la 10. Mais il faut bien trancher, alors voici le classement.

 

 

Saison 5

Ma saison favorite est la cinquième. Il faut dire que la relation Chandler-Monica apporte beaucoup de fraîcheur à une série qui reposait jusqu’ici principalement sur le couple Ross-Rachel. L’idée de cacher leur relation est passionnante et offre des passages fort savoureux (Joey obligé de passer pour un pervers, mais qui finit par prendre sa revanche, Phoebe qui cherche à faire craquer Chandler…). Il y a aussi lors de cette saison Gary, le flic avec lequel flirte Phoebe (l’un de ses seuls flirts intéressants). Il occasionne de bons passages, comme la patrouille, avec le nouveau goût pour la vie de Ross et le sandwich de Joey. On trouve en outre le terrible marché que demande Emily à Ross, mais aussi, plus léger, le déménagement de celui-ci (à voir, son chaotique déménagement, mais aussi les numéros de mime qu’il fait à Rachel et Monica), sa tentative de drague de la livreuse de pizzas. Et c’est aussi la saison où Phoebe accouche de « ses » triplés : passage émouvant, d’autant que ses derniers moments de femme enceinte sont particulièrement drôles : Phoebe devient terrorisante vis-à-vis de ses amies. Ajoutons à tout cela un excellent épisode flashback (les souvenirs de Thanksgiving) et un non moins remarquable double épisode à Las Vegas, qui s’achève par un diablement efficace cliffhanger (Ross et Rachel se marient !), et nous tenons là la saison la plus aboutie de la série. On lui reprochera tout de même quelques passages en creux (la « relation » entre Rachel et Danny le yéti, les auditions de Joey), mais surtout la « persécution » de Ross, qui s’en prend plein la poire du début à la fin. Cela devient un peu lourd, en particulier certaines scènes (le pantalon en cuir, notamment). Mais ce sera mon seul vrai bémol, car cette saison reste impressionnante d’entrain, de dynamisme et d’inspiration.

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Saison 2

Là encore, une belle saison. Il suffit d’évoquer l’intrigue autour du départ de Joey, parti vivre dans un appartement plus en conformité avec son nouveau statut de vedette de télé. Entre le personnage particulièrement frappadingue (et donc savoureux) d’Eddy, la solitude de Joey et Chandler éloignés l’un de l’autre, leurs crises de jalousie et disputes de couple, et le retour de Joey au bercail, cette intrigue ne nous laisse pas une minute de répit ! Mais on trouve également dans cette saison ce qu’on attendait depuis le début : la concrétisation du couple Ross et Rachel. Là encore, qu’il s’agisse de l’apparition de Julie, du premier baiser sous la pluie, de la maladresse de Ross (ah la liste…) et du « deuxième premier baiser » suite au visionnage de la vidéo du bal, on est franchement gâtés ! Que dire encore de la belle relation de Monica avec Richard, des mésaventures professionnelles de cette dernière (le « Moccola »), de la « double fête » avec les parents de Rachel, et du premier « flashback » avec la vidéo du bal ? Très bonne saison que voici, dont le principal bémol concerne Phoebe, dont les intrigues ne sont vraiment pas passionnantes (la quête de son père, Duncan, son mari homo, ses déboires de chanteuse…).

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Saison 3

Bonne saison, évidemment. Les grands moments sont nombreux : le joli couple que forment Ross et Rachel jusqu’à l’arrivée de Mark qui rend fou de jalousie le paléontologue, l’aventure de ce dernier avec Chloe, et la mémorable explication le lendemain, à laquelle assistent les quatre autres Friends dans la chambre d’à côté, jusqu’à un nouveau baiser dans le dernier épisode en guise de cliffhanger : Ross va-t-il rejoindre Rachel, qu’il vient d’embrasser, ou Bonnie, avec laquelle il est en ce moment ? Également sympathique, la relation de Monica avec son multimilliardaire (ah, ce premier repas mémorable, et cette subite lubie de Pete de vouloir devenir champion d’ultime combat). Et puis il y a Phoebe qui fait (de façon plutôt chaotique) plus ample connaissance avec son frère Frank, qui lui annonce par la suite son désir de se marier avec Alice, sa prof, alors qu’il n'a que 18 ans. On trouve également des épisodes assez atypiques, avec le théâtral « Celui qui avait du mal à se préparer » qui se déroule en temps réel, et « Celui pour qui le foot c’est pas le pied », centré sur une seule « intrigue », le football : pari risqué mais particulièrement réussi. On pourrait en outre parler de Joey, particulièrement drôle, avec sa gourmandise, sa bêtise et son nouveau hobby (le bricolage). On trouve tout de même quelques bémols à cette saison, comme l’histoire de Joey avec Kate, ou plus encore celle de Chandler avec l’insupportable Janice, ce qui explique que cette saison globalement très bonne mette un peu de temps à vraiment démarrer. Mais cela reste dans l’ensemble du très solide.

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Saison 1

Première saison. Elle a beaucoup vieilli (visez-moi ces coiffures !) et se révèle quelque peu inégale, mais on y trouve déjà la plupart des ingrédients qui vont faire la force de la série : la relation Ross-Rachel, par exemple. Dans toute la saison, Ross tente tant bien que mal de déclarer sa flamme à Rachel, qui ne semble pas comprendre (comme beaucoup d’autres femmes) la drague made in paléontologie. Ce n’est que dans l’ultime épisode qu’elle comprend les sentiments de Ross, et de surcroît que lesdits sentiments sont réciproques. Mais lorsqu’elle décide d’accueillir Ross à son retour de Chine, celui-ci semble avoir trouvé chaussure à son pied… Excellent cliffhanger ! Parmi les autres moments forts de la saison : la panne d’électricité (dont ne se plaint pas le chanceux Chandler, qui se retrouve en tête-à-tête avec la « célèbre » Jill Goodacre), les déboires amoureux de Monica, la paternité de Ross, la partie de poker, la recherche du singe Marcel… Bien sûr, certains épisodes sont un peu moins réussis, mais qu’importe, cela reste une saison de qualité, surtout pour une première !

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Saison 4

Saison loin d’être parfaite, mais globalement solide. Il s’agit tout de même de celle où Chandler est obligé d’aller dans une caisse pour se faire pardonner d’avoir volé Kathy à son meilleur ami Joey (intrigue passionnante et émouvante), mais également celle de l’échange d’appartements, qui fait suite aux fameux et mémorables paris, ainsi que le cambriolage ! On y trouve en outre la rencontre de Ross avec Emily, qui débouche très vite sur un mariage, dont la cérémonie ne se déroule cependant pas de la meilleure des manières : Ross prononce le nom de Rachel au lieu de celui de sa dulcinée ! Excellent cliffhanger ! Et puis il y a la grossesse de Phoebe, qui porte les bébés de son frère Frank, et les débuts de chef de Monica. Et que dire, dans le dernier épisode, du début de la relation entre Chandler et Monica ! Bref, beaucoup de bonnes choses, mais également de moins réussies : le couple Rachel-Joshua est sans intérêt (d’autant que ce personnage est particulièrement insipide), ainsi que d’autres intrigues anecdotiques, comme la souillon, le chat adopté par Phoebe, le chien de sa mère, la copine de Ross qui habite trop loin… Des passages à vide, donc, mais cela demeure une fort bonne saison, riche en moments forts et drôles.

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Saison 6

Le début du déclin de la série. Certes, cette saison nous offre de fort agréables moments, comme l’arrivée d’Elizabeth puis de son père, campé par un mémorable Bruce Willis, mais aussi la « routine » (la danse de Ross et Monica), et le double épisode final, à la fois passionnant et émouvant, centré sur la demande en mariage de Chandler. On trouve en outre la fin des deux duos de colocataires (Joey-Chandler et Rachel-Monica) puisque Chandler va s’installer chez sa douce. Un mouvement qui propose des passages fort émouvants. Et que dire de cette savoureuse doublette « Ce qui aurait pu se passer » qui nous transporte dans une sorte de monde parallèle où Ross est toujours marié à Carol, Rachel à Barry, Chandler est l’assistant de Joey, Phoebe travaille dans la Bourse et Monica n’a pas perdu son surpoids de l’adolescence. Pourtant, l’ensemble manque tout de même d’intrigues principales : les histoires sont plutôt secondaires, voire anecdotiques, et font presque office de bouche-trou, comme la garde des triplés, le « métier d’écrivain » de Phoebe, et tant d’autres histoires sans intérêt autour de Joey, qui se montre de surcroît peu sympathique dans cette saison. Parmi ces intrigues dispensables, citons son ennuyeuse histoire avec Janine, sa voiture, son frigo, son « jumeau », ses auditions… Bref, cette saison, si elle offre d’excellents moments, est la première à inspirer un sentiment de « vide » et d’inaboutissement. Même si elle demeure dans l’ensemble d’une qualité correcte.

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Saison 10

Une saison un peu plus courte que les autres, puisqu’elle ne comprend que 18 épisodes. On y trouve malgré un aspect inégal un certain nombre de bonnes choses, comme ce tout dernier épisode particulièrement réussi, à la fois passionnant, émouvant et drôle, et où l’on voit le retour de Ross et Rachel, mais également celui de Chandler et Joey, malheureusement trop peu en vue au cours des précédentes saisons. Plus généralement, les intrigues autour de Chandler et Monica sont ici prenantes : entre la recherche de la mère biologique, d’une nouvelle maison et l’accouchement d’Erica, on est enfin captivés ! Il y a également le sympathique (à défaut d’être inoubliable) mariage de Phoebe avec Mike. L’humour, lourdingue dans la saison 9, est en outre redevenu plus fin, ce dont on se réjouit, et que dire de ce pauvre Ross, qui perd dans la même soirée sa compagne et la bourse qu’il convoitait (l’apparition de M. Hobart, à la fois drôle et inquiétante, est particulièrement réussie), sans parler du savoureux come-back d’Amy, la sœur pourrie-gâtée de Rachel, campée par la mémorable Christina Applegate. Ajoutons à cela un petit épisode flashback bien sympathique (où l’on voit notamment Chandler embrasser Rachel), et cela nous donne une saison agréable, d’autant plus qu’elle passe après la neuvième, qui était la moins bonne de la série. Alors certes, l’ensemble est loin d’être parfait : le repas des deux couples (Ross-Charlie, Joey-Rachel) chez Ross est particulièrement poussif et agaçant, de même que les claques de Rachel lorsque Joey lui adresse des caresses plus poussées : passage très répétitif. On s’étonnera en outre que le couple Joey-Rachel soit totalement abandonné du jour au lendemain : cela n’est pas très pro ni crédible. On trouve également ici et là des épisodes moins réussis et des passages un peu lourdingues (cf. le nouveau nom de Mike). Mais cela reste au global une saison satisfaisante.

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Saison 8

Une saison centrée sur la grossesse de Rachel. Cette situation propose de savoureux moments (quand Rachel est en proie à ses hormones puis lorsqu’elle se montre imbuvable, en particulier avec Ross, sans parler bien entendu de l’accouchement), mais elle est tout de même un peu longue, et nous aura globalement fait moins rire que celle de Phoebe, bien plus mémorable. Et puis c’est tout de même la saison où Joey tombe amoureux de Rachel. Moins crédible et plus ennuyeux, tu meurs. En parlant de Joey, son retour dans Les jours de notre vie fait un peu réchauffé. Côté Chandler et Monica, c’est la routine dans toute sa splendeur : Chandler dans son bain, la femme de ménage et son jean, le placard secret... Bof. D’autant que, comme c’est souvent le cas lors des dernières saisons, il y a finalement assez peu d’événements principaux au cours de cette saison. Il s’agit plutôt d’intrigues secondaires un peu bouche-trou qui ne font pas avancer le schmilblick, comme l’histoire avec la femme de Sting, le massage qu’adresse Phoebe à Monica ou la soirée costumée. La relation de Ross avec Mona n’aura de surcroît pas marqué les esprits, et, pour ne rien arranger, le cliffhanger (le « d’accord » de Rachel lorsque Joey lui tend involontairement la bague) est assez peu réussi : on devine d’avance qu’elle va se raviser dès l’épisode suivant. On trouve tout de même, heureusement, de bons passages, comme la quête du père de l’enfant de Rachel dans « Celui qui avait un sweat rouge », sans parler de l’étonnant « Celui qui avait fait une vidéo », où l’on voit comment Ross et Rachel en sont venus à concevoir le bébé. On notera également l’apparition de Brad Pitt, le jeu ultra-complexe que doit présenter Joey, le « retour » de Joey et Chandler dans « Celui qui engageait une strip-teaseuse », où nos deux meilleurs amis se retrouvent pour fêter (avec un peu de retard) l’enterrement de vie de garçon de Chandler, mais également la réapparition mémorable du père de Rachel. Bref, une saison qui se révèle parfois inspirée, mais qui fonctionne malheureusement bien trop par à-coups.

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Saison 7

J’espère que vous aimez les préparatifs de mariage, si tel est le cas, vous allez être servis. Sinon vous risquez de fichtrement vous ennuyer. Car on a droit à ça pendant toute la saison. Entre la photo, la recherche du costume et de la robe, la recette de cookies, le choix de la demoiselle d’honneur, on finit par saturer : sur toute une saison, tout cela devient bien répétitif. On se prend à regretter l’époque où la préparation des mariages ne prenait pas plus de quelques épisodes, comme celui de Ross et Emily. Pour ne rien arranger, de nombreuses intrigues sont loin d’être inoubliables, comme la partie de bateau entre Joey et Rachel, le déguisement de Ross, les auditions de Joey, le vélo de Phoebe, et pour couronner le tout, Matthew Perry (qui incarne Chandler) est un véritable zombie dans certains épisodes ! Même l’épisode Thanksgiving est relativement faible, de même que l’épisode spécial « Ceux qui avaient trente ans », qui aurait pu être bien plus abouti. Alors certes, on trouve tout de même de bonnes choses dans cette saison, à l’image de l’épisode « Celui qui apprenait la vérité à propos de Londres », centré sur le discours (légèrement redondant) de Joey, et surtout sur la façon dont sont sortis ensemble Chandler et Monica à Londres. Tag apporte également un peu de fraîcheur, et le cliffhanger, autour du test de grossesse, est particulièrement réussi. Le mariage entre Monica et Chandler est en outre émouvant, de même que les retrouvailles de ce dernier avec son père. Mais cette saison, malgré ces quelques moments forts, demeure dans l’ensemble mollassonne, inégale et même creuse, reposant bien trop sur les préparatifs de mariage, et manquant d’intrigues principales. Une déception.

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Saison 9

La moins bonne saison. Et de loin. Il y a bien quelques passages intéressants autour de la petite Emma, mais cette dernière a tout de même tendance à étouffer un peu la saison. Il n’y en a que pour elle ! Dans la continuité des saisons précédentes, nos amis scénaristes, manifestement en panne d’idées, ont exploité jusqu’à plus soif les quelques ingrédients à leur disposition. Pour la septième saison, c’était les préparatifs du mariage, pour la huitième la grossesse de Rachel, et ici, c’est donc Emma. Et franchement, les nombreuses « intrigues » (la recherche de la nounou, la chanson de Ross…) qui la concernent ne me passionnent pas. Bon, l’arrivée de Mike apporte tout de même un peu d’émotion, ainsi que quelques scènes très savoureuses (le repas à quatre lors de la première rencontre, le tête-à-tête avec Ross), et on trouve quand même quelques passages réussis, comme les apparitions de Jeff Goldblum ou de Christina Applegate (en sœur pourrie-gâtée de Rachel), l’annonce que Chandler et Monica sont stériles, et la réussite professionnelle de Chandler, engagé au terme de son stage. Tout n’est donc pas négatif, mais ces quelques passages ne parviennent pas à sauver un ensemble médiocre. On notera d’ailleurs que certains épisodes sont cette saison très longs (allant jusqu’à une demi-heure) ce qui accentue l’impression d’ennui, et l’humour a considérablement perdu de sa finesse. On a droit à de l’humour pipi-caca pendant toute la saison. Bonne nouvelle ! La partie « Tulsa » n’est pas non plus passionnante, et beaucoup de scènes font un peu « déjà-vu » et réchauffées : les retours de David, le rat de Phoebe qui rappelle la souillon que fréquentait Ross, Ross qui pique tout à l’hôtel, etc. Et puis il y a cette décevante doublette finale à la Barbade, centrée sur le carré amoureux Joey-Rachel-Ross-Charlie, et qui se termine par un décevant cliffhanger (Joey et Rachel qui s’embrassent), aussi prévisible que peu enthousiasmant. Et même les ingrédients prometteurs, comme Gavin, le collègue qui flirte avec Rachel, sont sous-exploités. Bref, malgré quelques éclairs, cette saison est faible, lourde, sans inspiration, et même indigne de la série. Grosse, grosse déception.

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Et vous, qu’en pensez-vous ?