28 juillet 2012

Saison 9


Cette avant-dernière saison interpelle d’abord par le changement de la moitié des voix principales en version française. Même si je suis plutôt adepte de la VF (n’en déplaise aux intégristes de la VO qui considèrent la version doublée comme le mal incarné), je dois reconnaître que les nouvelles voix sont d’une grande faiblesse. Celle de Chandler est particulièrement décevante, d’autant plus qu’Emmanuel Curtil, le prédécesseur, était très talentueux, et que cette voix est on ne peut plus importante pour un vanneur invétéré comme Chandler. Avec cette nouvelle voix, ses blagues tombent à plat et c’est fort dommage. La voix de Rachel n’est pas franchement meilleure, elle est assez plate et sans réelle personnalité. Bof. Il n’y a que la voix de Joey qui soit à peu près dans le même esprit que la précédente. Bref, tout cela pour dire que j’ai dû regarder cette saison en version originale. Bien sûr, regarder Friends en VO n’est pas non plus un calvaire, mais je ne m’habituerai probablement jamais à la voix geignarde et nasillarde de Jennifer Aniston, ni à celle de Matthew Perry, moins expressive que celle de Curtil. Par ailleurs, les anti-VF critiquent souvent les rires enregistrés qui y apparaissent, mais ce n’est pas vraiment mieux en VO. Le « vrai » public s’esclaffe à chacune des répliques des personnages, même si elle n’est pas drôle !

Mais le principal ne réside de toute façon pas là mais bien dans les épisodes proprement dits, et il faut bien reconnaître que cette saison est probablement la moins bonne de toute la série. Elle tourne globalement en rond et présente moins de fraîcheur et de nouveauté que les précédentes. On y trouve certes des choses nouvelles, comme la petite Emma qui bouleverse le quotidien de Ross et plus encore de Rachel, mais également Mike, la première relation sérieuse de Phoebe, ou encore les problèmes de travail et de couple de Chandler et Monica. Mais à vrai dire, tout cela ne paraît pas parfaitement exploité. La naissance d’Emma semble un poids pour Ross et Rachel, ou du moins pour le spectateur. Ces personnages ne sont désormais plus libres de leurs mouvements et doivent sans cesse être présents pour la garder. C’était plus simple avec Ben, puisque celui-ci était gardé par Carol, que l’on voyait rarement. Ici, Emma est donc quasi-omniprésente, et les intrigues autour des nounous, de la garde, etc. ne sont franchement pas très passionnantes. Autre remarque : Rachel semble bien plus investie que Ross concernant sa fille. On en oublierait presque que c’est lui le père !

Même avis mitigé pour Phoebe. D’un côté, on est content que ce personnage abonné aux amours éphémères et aux intrigues secondaires ait enfin une histoire de premier plan (c’est fou, mais sur les huit premières saisons, ce personnage n’a eu droit qu’à une seule vraie intrigue : lorsqu’elle a été enceinte des triplés ; on pourrait également évoquer la quête de ses racines, mais l’intrigue n’est pas condensée, plutôt disséminée). Je n’ai rien non plus contre Mike, personnage plutôt sympathique, qui est en outre à l’origine de plusieurs épisodes savoureux (la première rencontre à quatre au restaurant, ou encore ce savoureux tête-à-tête avec Ross), mais on se demande finalement pourquoi lui plutôt qu’un autre. À vrai dire, Mike manque un peu de personnalité : on ne sait au final pas grand-chose de lui, et on ne s’y attache pas complètement. Et on a tout de même du mal à comprendre que Phoebe la déjantée puisse avoir un coup de foudre pour un personnage aussi « ordinaire ». Et il faut aussi reconnaître que Phoebe est parfois méconnaissable dans cette saison, en particulier lorsqu’elle évoque sa passion pour le mariage, dont elle n’avait jamais parlé auparavant.

Concernant Chandler, son passage-éclair à Tulsa n’apporte finalement pas grand-chose, si ce n’est que cette situation est à l’origine de sa démission, qui rend la vie de son couple bien plus difficile. En pleine reconversion, Chandler est même obligé d’accepter un stage non rémunéré dans la publicité, ce qui portera finalement ses fruits, puisqu’il sera engagé à son terme pour un poste de rédacteur junior. Nouvelle qui nous réjouit à double titre : la situation économique du couple, qui commençait à devenir critique, va enfin s’améliorer, et Chandler fait enfin un métier qui l’intéresse. Il y a également ses problèmes biologiques : nous apprenons à la fin de la saison que notre couple est « incompatible » et donc stérile, et a pour unique solution l’adoption. Cette intrigue propose certes quelques moments émouvants (à la fin de la saison), mais les nombreuses allusions, durant toute la saison, à la procréation sont à la longue un peu répétitives.

Un autre défaut repose sur les intrigues sentimentales un peu ennuyeuses, en particulier entre Joey et Rachel. Joey en était éperdument épris lors de la saison précédente : c’est au tour de Rachel d’éprouver ces sentiments, dont elle prend conscience vers les trois quarts de la saison. On remarque que les scénaristes ont fait durer le plus possible cette intrigue : il faut que chacun des deux personnages prenne conscience de ses sentiments envers l’autre, et qu’ils finissent par l’avouer. Cela n’a l’air de rien, mais ça prend tout de même une saison et demie. Pour Ross et Rachel, cela passait car le couple était attachant. Mais c’est beaucoup moins vrai de Joey et Rachel, qui n’ont pas grand-chose en commun. Nos deux tourtereaux finissent quoi qu’il en soit par s’embrasser à la toute fin de la saison, pour ce qui constitue probablement l’un des cliffhangers les moins réussis de la série – car prévisible et peu enthousiasmant.

Il y a également quelque chose de moins Friends dans cette saison. Les intrigues sentimentales, notamment avec le carré amoureux Joey-Charlie-Rachel-Ross, rappellent plutôt Les feux de l’amour. Et plus généralement, quelque chose a clairement disparu lors de cette saison. Lors des précédentes, même les moins bonnes, comme la 6 ou la 7, même dans les épisodes les moins aboutis, l’ensemble se regardait malgré tout avec un certain plaisir, et ce n’est pas ici le cas, du moins pas dans certains épisodes, diablement lents, longs (certains font 30 minutes !) et reposant sur du déjà-vu. Le rat de Phoebe rappelle la souillon qu’a fréquentée Ross il y a quelques saisons, l’attitude de Chandler et Ross à l’hôtel évoque le côté pique-assiette de ce dernier esquissé dans l’épisode 8.2, et l’on retrouve toujours les mêmes ingrédients, comme certains rapprochements entre Ross et Rachel, les chansons de Phoebe (devant le resto de Monica), avec les disputes et réconciliations qui en découlent, Joey qui aime manger et qui comprend de moins en moins, Ross qui ne sait pas draguer, un nouveau retour de David... En parlant de ce dernier, la double demande en mariage finale ressemble à celle de Richard et Chandler, il y a quelques saisons. Comme un symbole, la doublette finale, traditionnellement garante d’une grande qualité, est ici faiblarde. Elle est prévisible, trop « Feux de l’amour » et manque singulièrement de rythme et de rebondissements.

Et outre cet aspect peu novateur et ce manque d'inspiration, il y a pire encore : l’humour pipi-caca se fait de plus en plus présent, entre la fille bizarre que rencontre Ross, qui va aux toilettes toutes les deux minutes, Phoebe qui vomit pendant un repas, Chandler qui dit s’être fait dessus, ou l’ex de Mike qui a déféqué sur son… (il ne termine pas sa phrase), cela devient franchement lourdingue. Où diable est passée la subtilité d’antan ? Pour ne rien arranger, certains personnages sont assez mal exploités. Gavin, le remplaçant de Rachel, aurait probablement pu apporter bien plus. Ce personnage, que Rachel embrasse furtivement une soirée, semblait, malgré un machisme assez prononcé, par ailleurs assez subtil, et ses blagues étaient plus amusantes que celles de Chandler, qui s’essouffle d’ailleurs un peu avec le temps. Le fait qu’il était capable de tenir tête à Rachel était également intéressant. Bref, il aurait sans doute pu apporter un peu plus, que ce soit dans la sphère privée (en ayant une relation avec Rachel) ou professionnelle (son côté « rival » aurait pu apporter un peu de piment et de suspense). 

Heureusement, on trouve tout de même de bons épisodes, comme « Celui qui était vexé », l’épisode de Thanksgiving, où Christina Applegate, en sœur pourrie-gâtée de Rachel, fait une apparition remarquée, ou encore « Celui qui allait chez le pédiatre », où l’on trouve notamment la première rencontre entre Mike (trouvé par hasard par Joey !) et Phoebe. De même pour « Celui qui n’osait pas dire la vérité » où Chandler fait semblant de rester à Tulsa alors qu’il est avec Monica, et où l’on assiste au tête-à-tête Mike-Ross. Pas mal aussi, l’apparition de Jeff Goldblum dans « Celui qui se faisait agresser ». Tout n’est donc pas négatif, mais cette neuvième saison n'en demeure pas moins la moins bonne saison de Friends. Et la seule à être par moments déplaisante.

 

Meilleurs épisodes (par ordre chronologique) :

Celui qui allait chez le pédiatre (9.3)

Celui qui était vexé (9.8)

Celui qui n'osait pas dire la vérité (9.9)

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9.1. Celui qui n’avait demandé personne en mariage (The one where no one proposes)


Au moment où Joey compte dire à Rachel qu’il ne l’a pas demandée en mariage, Ross arrive avec des fleurs, suivi des autres Friends. S’ensuit un enchaînement de quiproquos, et Ross finit par comprendre que Rachel a dit oui à Joey… Chandler et Monica essaient de procréer dans une chambre. Le père Geller, quand il se rend compte que c’est eux qu’il est en train d’espionner, est mal à l’aise, mais lorsqu’il apprend que ce n’est pas de l’amusement mais qu’ils cherchent à avoir un enfant, les encourage. Épisode plutôt sympathique, quoiqu’un poil bavard et pas toujours d’une grande subtilité. Les quiproquos sont plutôt réussis (Ross qui se met à douter et penser qu’il a effectivement fait sa demande, ou lorsque Phoebe dit à Rachel que son fiancé se fait des petits plaisirs en dormant, et que celle-ci répond, pensant que son amie parlait de Joey, que ce n’est pas une surprise). Épisode pas inoubliable, mais qui se laisse regarder avec un certain plaisir.

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9.2. Celui qui acceptait sa mutation (The one where Emma cries)


Chandler angoisse tellement concernant sa réunion du lendemain qu’il en passe une nuit blanche. Lors de ladite réunion, il s’endort et accepte d’aller travailler à Tulsa… Ross en veut à Joey, il se blesse en voulant le frapper, mais ils finissent par s’expliquer. Difficile d’arrêter les pleurs de la petite Emma. Rachel n’y arrive pas, mais Monica, si. Pas mal, cet épisode. Même si entendre le bébé brailler à tout bout de champ finit par user les tympans, on trouve tout de même de bonnes choses : Chandler en train de s’endormir dans la réunion, puis son face-à-face avec sa chef, Ross qui se prend des coups, les guillemets de Joey. Bref, un épisode d’une bonne qualité générale.

Rachel : Tu peux aussi passer au Central Perk m’acheter un muffin ?

Ross : Oui, tu le veux à quoi ?

Rachel : Laisse-moi réfléchir. De quoi j’ai envie ? De quoi est-ce que j’ai envie ?

Ross : Vas-y, prends ton temps, c’est une décision importante. Rien à voir avec le fait d’épouser quelqu’un. Là, ce n’est pas n’importe quoi, c’est un muffin.

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9.3. Celui qui allait chez le pédiatre (The one with the pediatrician)


Chandler annonce aux autres qu’il va à Tulsa avec Monica. Mais celle-ci a une opportunité professionnelle intéressante à New York. Elle doit donc rester. Phoebe propose à Joey de lui faire rencontrer une fille s’il fait de même en lui présentant un garçon. Mais Joey oublie complètement et, dans la mesure où il n’a aucune connaissance masculine (il n’y a que des filles dans son carnet d’adresses !), il trouve par hasard au Central Perk le « Mike » qu’il lui a promis… Ross dit à Rachel que le pédopsychiatre M. Gettleman est mort. Rachel apprend vite que c’est faux : Ross a menti car il continue de le consulter. Bon épisode, drôle et bien rythmé. Le repas à quatre avec Phoebe, Joey, Mike et la fille sexy dont Joey ne connaît pas le nom est très amusant. Joey et Mike sont supposés être des amis de longue date, mais ils ne se sont pas apparemment pas assez briefés… Les passages où Joey demande à la fille de boire son cocktail à chaque fois qu’elle pose une question sur son amitié avec Mike sont également savoureux ! Et le fait que Mike retrouve Phoebe au Central Perk après cette soirée pour le moins ratée annonce qu’il peut se passer quelque chose de sérieux entre eux… La partie Monica-Chandler n’est pas mal non plus, avec la fin, assez touchante, où Monica donne son échelle de valeur concernant son nouveau travail et Chandler. Quant à la partie Ross, elle est également amusante – la partie où il drague la mère célibataire chez le pédiatre est très drôle. Bref, épisode abouti et réussi.  

Dedee Pfeiffer, qui joue le rôle de Mary Ellen (la fille du rendez-vous à quatre) serait la sœur de Michelle Pfeiffer.

9.4. Celui qui regardait des requins (The one with the sharks)


Ross dit à Phoebe qu’il admire sa capacité à ne vivre que de flirts, ce qui fait prendre conscience à celle-ci qu’elle n’a jamais connu de relation sérieuse. Phoebe est donc bouleversée lors de son rendez-vous avec Mike. Pour arranger (?) les choses, Ross ment à Mike en inventant une histoire sérieuse que Phoebe aurait eue avec un certain Vikram. Phoebe dit finalement la vérité à Mike, et ils finissent par « conclure ». Chandler reste à Tulsa pour le weekend. Monica décide de lui faire une visite surprise et arrive au moment même où il est en train de se palucher devant un porno. Il a juste le temps de mettre une autre chaîne au hasard, en l’occurrence la documentaire. Monica pense que les requins le font fantasmer… Joey rencontre une fille, va chez elle, et reconnaît son appartement. Il est convaincu d’avoir couché avec elle, mais ne s’en souvient pourtant pas et elle non plus. Épisode pas désagréable, mais vraiment pas inoubliable non plus. La partie Phoebe flirte parfois avec la mièvrerie, mais les interventions de Ross, qui complique les choses en voulant tout arranger, sont savoureuses (le message téléphonique à la fin !). Pas mal aussi, la conclusion où Phoebe cherche en vain à culpabiliser Joey sur son rapport aux filles. L’intrigue Chandler-Monica est elle bien moins réussie. Ce n’est pas très drôle et franchement pas crédible : Monica devrait se douter qu’il a changé de chaîne au dernier moment. La partie Joey n’est pas passionnante non plus (hormis le premier contact, avec les réactions de Gunther). Ce n’est là non plus pas très crédible : Joey devrait se douter qu’il est sorti avec une autre fille, qui a par exemple vécu avant elle (pour prendre un autre cas de figure que celui de la « chute »). Bref, un épisode qui propose quelques bons passages, mais qui est tout de même inégal et assez bavard.

Phoebe : Mike passe me prendre pour dîner.

Ross : Justement, comment ça va, avec lui, est-ce que ça devient sérieux ?

Phoebe : Je n’en sais rien encore, cela dit je dois avouer que je l’aime bien. Mais je ne sais pas encore si je suis prête à retirer définitivement mon corps de rêve du marché.

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9.5. Celui qui avait fumé (The one with Phoebe's birthday dinner)


Phoebe invite ses amis au restau pour son anniversaire. Malheureusement, elle n’a pour seul compagnon que Joey : Monica et Chandler sont en train de se disputer car celui-ci s’est remis à fumer lorsqu’il était à Tulsa. Quant à Rachel et Ross, ils se sont « enfermés » dans le couloir, sans les clés, alors que la petite Emma est encore à la maison. Un épisode très faible. On y trouve tout de même une introduction d’une remarquable efficacité (Monica qui gaffe à propos de Chandler : je n’en dirai pas plus pour préserver l’effet de surprise) et la fin, où Joey s’apprête à manger les dix plats (c’est une blague déjà vue maintes fois, mais ça fait toujours rire). Pour le reste, c’est diablement long, bavard et ennuyeux. Ross qui fait son cinéma en se moquant des inquiétudes de Rachel à propos de sa fille, quel bla-bla ! Et la scène au restaurant, qu’elle est longue, mais qu’elle est longue ! L’intrigue Chandler-Monica n’est pas passionnante non plus (hormis le « j’ai eu ce que je voulais » de Monica). Bref, un épisode le plus souvent creux, bavard et ennuyeux. Décevant, surtout pour un épisode réalisé par David Schwimmer.

Phoebe : Tu sens vraiment la cigarette.

Chandler : Tu crois que Monica va s’en apercevoir ?

Phoebe : Attends, tu rigoles, ta femme a le nez d’une meute de bull terriers… et la poitrine d’une déesse grecque.

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9.6. Celui qui était le plus drôle (The one with the male nanny)


Monica dit à Chandler que son collègue est très drôle. Celui-ci est jaloux et cherche à être encore plus amusant que son « rival ». Ross et Rachel recrutent un baby-sitter masculin. Rachel l’adore mais Ross raille sa grande sensibilité. Mike donne la clé de son appart à Phoebe, mais David revient de Minsk et lui rend visite. Phoebe l’embrasse, et Mike les surprend… Épisode parfois plaisant, mais souvent long et bavard. Surtout qu’il fait 30 minutes, soit huit de plus que d’habitude. On trouve quelques bonnes choses (le baby-sitter, ou encore Joey, Monica et Phoebe qui se forcent à rire dès que Chandler ouvre la bouche), mais tout paraît bien longuet. L’ensemble aurait pu être réduit de moitié sans aucun problème. Et puis il y a tout de même un peu de repompé : le baby-sitter efféminé rappelle un peu Janine qui féminisait l’appartement. De même, lorsqu’il fait parler Ross et que celui-ci lui livre ses failles, cela ressemble à Rachel avec le père d’Elizabeth. Certaines situations sont en outre un peu ridicules, comme le début du face-à-face entre Mike et David. Bref, sans être mauvais, c’est tout de même long et loin d’être inoubliable.

Ross : Bien sûr qu’on va la trouver [la baby-sitter], je te l’ai promis, et puis on en a d’autres à voir. Et dans le pire des cas, on pourrait ré-envisager la candidature de la première qu’on a reçue.

Rachel : La blonde qui n’avait pas de soutien-gorge ?

Ross : Elle était blonde ?

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9.7. Celui qui faisait rire sa fille (The one with Ross's inappropriate song)


Ross fait rire son bébé en chantant « j’aime les grosses fesses ». Rachel est scandalisée, du moins au début… Richard vend son appartement. Chandler et Joey le visitent et y trouvent une cassette vidéo où il est inscrit Monica… Mike présente Phoebe à ses parents mondains. Elle essaie de prendre un accent snob, mais Mike la rassure en lui conseillant d’être naturelle. Malheureusement, Phoebe l’est peut-être un peu trop… Épisode assez moyen. Les passages sur la chanson de rap sont répétitifs, et l’intrigue autour de la cassette vidéo est plutôt ennuyeuse et mal exploitée. Celle avec Phoebe n’est pas franchement plus prenante, on est quand même un peu gêné pour elle, et certains gags sont très lourds (lorsqu’elle vomit…). Bref, un ensemble pas vraiment désagréable, mais plutôt poussif. Dur de penser que les fans de la série ont élu cet épisode 3e meilleur de la saison…

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9.8. Celui qui était vexé (The one with Rachel's other sister)


Joey oublie de se rendre à la parade de Thanksgiving pour sa série. Il demande à Phoebe des tuyaux pour trouver un mensonge. Amy, la seconde sœur de Rachel, débarque et participe au repas de Thanksgiving. Monica décide, suite à la demande de Chandler, d’utiliser la vaisselle du mariage. Il va donc falloir être très prudent… Très bon épisode. Amy, la sœur de Rachel, interprétée par la séduisante Christina Applegate, est très drôle, elle joue admirablement son rôle de gaffeuse pourrie gâtée et complètement à côté de la plaque. Je la trouve bien plus subtile que Reese Witherpoon, qui campait Jill, l’autre sœur de Rachel, lors de la sixième saison. Ses gaffes concernant Ross, le bébé, dont elle ne connaît pas le nom, et qu’elle considère comme un « morceau de viande » sont un régal. On apprécie également dans l’épisode le débat autour de « qui aurait la garde du bébé si Ross et Rachel venaient à mourir », qui apporte à la fois de l’humour et également un peu d’émotion, avec le pauvre Chandler dont les doutes sur ses qualités de père sont amplifiés par ses amis, qui ne semblent pas lui accorder une grande confiance dans le domaine. La maniaquerie de Monica autour des assiettes est de la même façon amusante, ainsi que les conseils de Phoebe à Joey sur l’art de dire d’inventer des bobards (les mensonges de Joey sont d’ailleurs fort savoureux). Bref, un excellent épisode.

9.9. Celui qui n’osait pas dire la vérité (The one with Rachel's phone number)

Joey invite Chandler à voir un match de basket, mais celui-ci doit passer sa seule soirée new-yorkaise de la semaine avec Monica. Il s’ensuit moult quiproquos et rebondissements… Pendant que Rachel et Phoebe passent la soirée dans un bar, Ross décide de garder Emma, et en profite pour inviter Mike afin de faire connaissance avec lui. Mauvaise idée… Ross va également montrer qu’il est possessif à propos de Rachel… Très bon épisode, drôle et bien rythmé (deux de suite, ça fait un plaisir fou). La partie Mike-Ross est énorme : ils n’ont strictement rien à se dire, et il en résulte des blancs à n’en pas finir. On n’éprouve pour autant aucun ennui : loin de là, on se régale et on souffre pour eux, surtout pour Ross, lorsque Mike finit par revenir pour intercepter le coup de téléphone du type qu’a rencontré Rachel. La partie Joey-Chandler est également réussie, on trouve de très bonnes choses, comme le mini-sketch « mal joué » de Chandler et Monica (avec la mini-claque de cette dernière), ou cette astucieuse réplique sur le décalage horaire (absurde, certes, mais il faut quand même y penser !). La partie Phoebe-Rachel est également agréable à suivre, et permet notamment de montrer (s’il en est encore besoin) les sentiments que Ross éprouve encore à l’égard de Rachel. Bref, une belle réussite que cet épisode.