18 août 2012

Les incohérences de Friends

 

1.1. Celui qui déménage

Lorsque Rachel déboule au Central Perk en robe de mariée, Monica fait les présentations, et Rachel ne semble avoir jamais vu Chandler. Or, comme on le verra dans les nombreux épisodes « flashbacks », ils s’étaient déjà rencontrés à plusieurs reprises, et plus si affinités.

1.3. Celui qui a un rôle

Pas une incohérence à proprement parler, mais plutôt une remarque : après que les Friends voient Allan pour la première fois, ils disent à Monica qu’ils l’ont tous « adopté ». Ils se mettent ensuite à l’imiter, ce qui pourrait nous laisser supposer qu’ils sont ironiques lorsqu’ils disent l’apprécier, et qu’il va connaître le même sort que les ex de Monica. Mais non, en fait, ils sont vraiment sérieux, et l’aiment vraiment, comme on le voit plus loin dans l’épisode. 

1.7. Celui qui a du jus

Une petite incohérence dans cet épisode : on sait que Joey est italien, qu’il est assez fier de ses origines et qu’il sait à peu près parler la langue de ses ancêtres (du moins baragouine-t-il quelques mots, comme on le verra plus tard dans la série). Pourtant, lorsque Paolo, lui aussi italien, arrive, Joey semble avoir perdu son « Italianité » : il n’essaie pas de lui parler et ne s’intéresse pas à lui. Il ne semble même pas comprendre un traître mot de ce que dit Paolo lorsque celui-ci complimente Phoebe dans sa langue. Et personne ne fait une remarque du type : « Tiens, Paolo est italien, comme toi, Joey ». Étrange, non ?

1.8. Celui qui hallucine

Une incohérence dans le prolongement du premier épisode : lorsque Rachel dit que lorsqu’elle a vu Chandler pour la première fois, il lui avait semblé qu’il était homo. Or elle en parle comme si cette première rencontre était récente, alors qu’elle remonte en réalité à plusieurs années, comme on le verra dans les flashbacks dans les épisodes des saisons suivantes.

1.17. Celui qui devient papa

Une remarque sur le titre en VF : on ne voit pas en quoi Ross devient papa. Le titre est un peu étrange, et ne correspond pas à l’original (« the one with the two parts » (c’est-à-dire « celui en deux parties »)).

2.4. Celui qui avait viré de bord

Tout le monde a l’air surpris lorsque Chandler annonce que Joey a tourné dans un film porno. Pourtant dans le tout premier épisode de la série, tout le monde était au courant, et pouvait même citer des passages de la version hot de Pinocchio dans laquelle il avait joué.

2.16. Celui qui vit sa vie

Joey dit avoir 28 ans, alors qu’il en avait 25 la saison passée (1.23), et qu’il en aura 27 lors de la suivante (3.3) !

Une incohérence dans la VF : Phoebe dit que sa mère s’appelle Iris, alors qu’elle s’appelle en réalité Lily.

2.19. Celui qui ne voulait pas partir

Monica est surprise d’apprendre que Phoebe a couché avec Jason Hurley une heure après sa rupture avec Monica. Or elle l’a appris lors de l’épisode 1.4 (c’était d’ailleurs deux heures après), elle le savait donc déjà.

Dans la VF, Estelle vouvoie Joey alors qu’elle le tutoyait dans l’épisode 2.10 (Celui qui se dédouble)

3.1. Celui qui rêvait de la Princesse Leïa

Monica explique qu’elle a rompu avec Richard parce qu’il ne l’appelait pas assez souvent et qu’ils ne se voyaient pas assez. Or, la principale raison est en fait qu’il ne voulait pas d’enfants.

3.6. Celui qui se souvient

Rachel et Chandler semblent ne s’être jamais vus, or ils se connaissaient déjà, si l’on se fie aux épisodes flashbacks des saisons suivantes.

Ross apprend dans cet épisode, qui se déroule un an avant le tout premier de la série, que Carol est lesbienne. Cela signifierait donc qu’il aurait attendu un an avant de déménager, ce qui semble beaucoup.

3.9. Celui pour qui le foot c’est pas le pied

Grosse incohérence : dans la dernière scène, Phoebe se délecte de la dinde de Monica, alors qu’elle est végétarienne !


3.13. Celui qui persiste et signe

Pas une incohérence mais presque : Joey fan d’un bouquin. Certes, c’est du Stephen King, et donc de la littérature populaire, mais jamais ailleurs dans la série le personnage ne mentionne un quelconque intérêt pour la lecture ou Stephen King.

5.5. Celui qui rate son week-end

Deux légères incohérences :

Ce n’en est pas vraiment une, mais pour une fois, Joey se montre particulièrement rapide pour faire le lien entre les deux week-ends de Monica et Chandler, et deviner ainsi leur relation. Son cerveau tourne d’habitude plus lentement. En deuxième lieu, Chandler dit que Joey laisse traîner des bonbons partout, or, on apprendra dans un épisode ultérieur (6.2) que Joey n’aime pas les sucreries.

5.10. Celui qui avait une sœur un peu spéciale

Rachel dit avoir une sœur masculine. Or, on verra que ses deux sœurs, Jill et Amy, n’ont rien de tellement masculin.

6.6. Celui qui passait sa dernière nuit

Rachel dit que les seules personnes que Monica a au téléphone sont Chandler et sa maman. Pourtant, Monica n’est pas connue pour être spécialement proche de sa mère…

7.8. Celui qui n’aimait pas les chiens

On apprend ici que Ross n’aime pas les glaces. Pourtant on le voit à plusieurs reprises en manger (dans « Celui qui retrouve son singe », avec Marcel, dans le 6.18, avec Elizabeth, et dans l’épisode 3.15 (Celui qui vivait mal la rupture), où il propose d’en prendre une avec Rachel.

Chandler n’aime pas les chiens, pourtant dans l’épisode 4.11, la proximité de celui qui est prêté par la mère de Phoebe ne lui pose aucun problème.

7.17. Celui qui voyait la robe de mariée

Rachel ne semble pas à l’aise pendant les soldes, alors que les vêtements sont son univers.

8.9. Celui qui avait fait courir la rumeur

Rachel dit à Ross qu’ils sont sortis deux ans ensemble. Or leur couple n’a en réalité duré qu’une année.

8.12. Celui qui passait une soirée avec Rachel

Monica est très excitée d’avoir Pac-Man à la maison, or elle était contre l’idée des jeux vidéo qu’avait émise Chandler lors de l’épisode 6.2.

8.14. Celui qui découvrait le placard secret

Phoebe dit qu’elle n’a jamais fait de massage à Monica, pourtant, elle affirme en avoir fait un à Ross et elle dans l’épisode 7.13 (leurs pourboires n’étaient d’ailleurs pas extraordinaires).

9.17. Celui qui envoyait des e-mails

Une incohérence, du moins en apparence : Phoebe et Mike ont l’air de se remettre ensemble en fin d’épisode. Pourtant la suite nous dira qu’il n’en était rien (ils ne se verront plus jusqu’à l’épisode 9.23, où ils se remettront ensemble de façon certaine).

9.24. Celui qui allait à la Barbade (2e partie)

Petite incohérence : Mike reproche à Monica de poser sa main libre sur la table de ping-pong pendant le jeu, mais il fait de même sur la balle de match de la deuxième partie, qu’il remporte.

10.17. Ceux qui s’en allaient

Une petite incohérence sur le fait que chacun a les clés de l’appartement. Dans l’épisode 8.3, Joey et Phoebe ne les avaient pas, et ne pouvaient pas entrer lorsque Chandler et Monica étaient en lune de miel.

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17 août 2012

Joey Tribbiani

 

Joseph Francis Tribbiani est un comédien raté d’origine italienne. Il passe des auditions qu’il rate régulièrement. Il n’est même pas parvenu à doubler les fesses d’Al Pacino ! Les pièces dans lesquelles il joue sont souvent de très mauvaise qualité, mais le pompon revient à ses pubs, minables à souhait (celle pour du rouge à lèvre comme celle pour un « ouvreur de briques de lait »). Il a également joué dans un film porno pour arrondir ses fins de mois. Rarement en activité, il est contraint de trouver des petits jobs, par exemple chez Chandler, Monica, Ross, ou au Central Perk. Son seul rôle marquant est celui de Drake Ramoray, dans Les jours de notre vie (rôle qu’il a obtenu, on l’oublie trop souvent, en couchant avec la productrice), un soap populaire à succès qui ne semble pas d’une très grande qualité, mais dont il est cependant très fier. Malheureusement, l’expérience est de courte durée pour lui : en se réappropriant le texte original, il s’attire les foudres de l’auteur, qui décide de supprimer le personnage. Une expérience douloureuse pour le comédien, qui a bien du mal à s’en remettre : il lui sera très difficile, lui qui a interprété le docteur « Drake Ramoray » (à prononcer avec l’accent pour impressionner, en vain, l’auditoire), de revenir à ses auditions. Mais il reviendra finalement pour de bon dans le rôle de Drake à partir de la huitième saison.

Il est assez difficile de savoir ce que pense réellement Joey de son métier. On sent tout de même en lui une volonté de réussir (il a d’ailleurs une propension importante à s’enflammer pour des projets fumeux, on pense notamment à celui qui se situe près de Las Vegas, qui ne verra jamais le jour), il a parfois quelques scrupules et se pose des questions (à juste titre) sur ses qualités d’acteur, mais on est quand même en droit de se demander s’il prend vraiment au sérieux son métier, lui qui oublie parfois des auditions ou qui est capable de s’y rendre directement après trois jours de pêche (Charlton Heston pourra en témoigner). Ambitieux, le Joey ? Il est permis d’en douter. On peut également se demander si le personnage ne recherche pas davantage la gloire que la réussite à proprement parler : le personnage se montre en effet souvent mégalo et égocentrique. Toujours est-il que l’on regrette que le comédien n’ait pas trouvé ne serait-ce qu’une fois un bon rôle : celui pour le film où il lui fallait un prépuce (un vrai, hein), dans la septième saison, avait par exemple l’air intéressant. C’est un peu frustrant, du moins pour le spectateur, puisque Joey a pour sa part l’air de totalement se satisfaire de son rôle de Drake.

Dans la sphère privée, Joey n’est plus le même homme. S'il est un loser sur les planches, il se révèle en revanche particulièrement inspiré avec la gent féminine : en parfait archétype du play-boy italien, il aligne les conquêtes sans effort (un simple « ça va, vous ? » [« How’re you doing ?] suffit à faire fondre la grande majorité de ces dames) et sans se poser trop de questions. Son aisance en matière de drague donne d’ailleurs des complexes à son colocataire et meilleur ami Chandler. Ce n’est pas franchement un sentimental, pensant plus au sexe qu'à autre chose, et à vrai dire, on peut même affirmer qu’il est un peu mufle avec les filles, qu’il ne rappelle quasiment jamais, au grand dam de ses amies Phoebe, Rachel et Monica. Il peut certes parfois lui arriver un coup de cœur (sa collègue Kate, sa colocataire Janine, ou encore Rachel), mais ces expériences sont de courte durée, et notre ami en ressort sans trop de bobos : il s’en remet aisément et passe vite à autre chose. C’est précisément parce que l’on sait que l’expérience va avoir un temps limité (et un peu aussi parce qu’elles sont traitées avec une certaine mièvrerie), que les histoires d’amour de Joey sont d’un intérêt limité, bien moins marquantes que celles de ses amis. Du coup, ses histoires les plus courtes sont les meilleures.

Outre les filles, Joey aime manger (sandwichs, pizzas, confiture), et n’hésite pas, quand son frigo est vide (ce qui est manifestement souvent le cas) à aller se servir dans celui des filles. On l’a compris, Joey n’est pas un intellectuel. Il lui arrive, en raison de son manque de culture et de vocabulaire, d’avoir du mal à suivre certaines conversations, et ne comprend en outre pas toujours le second degré, en plus de faire parfois preuve de beaucoup de naïveté (qui peut se révéler « dangereuse », comme lorsqu’il se fait cambrioler). Et pour ne rien arranger, son cerveau semble fonctionner à une vitesse assez limitée. Bref, Joey n'est pas seulement le séducteur et l’épicurien de la bande : il en est également le simplet.


Joey est cependant un ami fidèle, sur lequel on peut compter. On peut même dire que l’amitié est la seule chose qu’il prend vraiment au sérieux, notamment avec Chandler, son colocataire, meilleur ami et aide-financier, avec lequel il a une relation fusionnelle. Son amitié avec lui est grande. Il en prend réellement conscience lorsqu’il part vivre de son côté au cours de la deuxième saison. Eh oui, les parties de ping-pong ont moins de sel lorsqu’elles sont solitaires ! Mais il revient vite chez son meilleur ami, avec lequel il adore regarder Alerte à Malibu ou des films pornos (surtout quand ils passent gratuitement), jouer au babyfoot ou à des jeux de leur invention, le plus souvent débiles, mais manifestement jouissifs. Sa vraie histoire d’amour, c’est finalement Chandler ! S’il traite par-dessus la jambe ses flirts et son boulot, Joey est bien plus sérieux, voire strict, en ce qui concerne l’amitié. L’exemple le plus frappant de son aspect rancunier, et même dur et intraitable, est bien sûr « l’affaire Kathy » : lorsque Chandler lui « vole » sa petite amie, Joey met alors beaucoup de temps à lui pardonner. Le pire, c’est que tout le monde s’accorde à dire que si Chandler lui en avait parlé avant, Joey lui aurait sans problème « offert » Kathy. Cette histoire prouve à la fois la générosité de Joey, mais aussi son sens de la fidélité. Chandler le comprend à cette occasion : il ne faut jamais trahir Joey.

La famille de Joey est assez discrète. On ne voit ses fameuses sept sœurs que dans un seul épisode au cours de la troisième saison – même si l’on revoit une de ces sœurs, campée par une autre actrice, ultérieurement, lors de la huitième. On voit également ses deux grand-mères, l’une, « Nonna », en même temps que les sept sœurs, l’autre, « Nonnie », qui est fan de son jeu d’acteur et qui se rend chez lui à l’improviste, pour voir la série dans laquelle il est censé jouer, mais où son intervention a été coupée au montage. Ses parents, également, n’apparaissent qu’une seule fois : dans la première saison, où Joey apprend que son père a une maîtresse. On remarquera que Joey est celui de la bande, avec Ross et Monica, qui connaît le moins de problèmes dans ce domaine. Les autres personnages, Phoebe, Rachel et Chandler, ont des rapports bien plus complexes avec leur famille. Il est en tout cas un peu dommage que la famille Tribbiani soit si peu exploitée.

On constate finalement que Joey est le personnage qui évolue le moins de toute la série. Il reste globalement le même de la première à la dernière saison : son amour des filles et de la bonne (?) chère ne change pas, de même que sa bêtise et son immaturité (Chandler lui dit par exemple dans l’épisode 8.2 « Tu as 32 ans, Joey » pour souligner que son comportement adolescent n’est pas vraiment conforme à son âge). C’est également le personnage le plus réticent au changement : il a par exemple du mal à admettre que son ami Chandler aille vivre avec Monica de l’autre côté du couloir (saison 6) puis dans une autre maison (saison 10). En ce qui concerne l’acteur, Matt LeBlanc, ce n’est pas le meilleur, ni le plus « technique » des six. Il faut certes saluer son expressivité dans certaines situations : par exemple dans Celui qui déménage (5.7), lorsqu’ils visitent tous les trois le petit studio. De même, dans Celui qui avait les menottes (4.3), son changement brutal de visage lorsque le thème abordé passe des mots commençant par la lettre V à la Guerre de Corée. Ou encore son expression « à la Tex Avery » lorsqu’il apprend la relation de Chandler et Monica dans Celui qui rate son week-end (5.5). Mais il a tout de même un peu trop tendance à recourir à sa mimique habituelle (sa « moue »), et ce en toutes circonstances. Cependant, même s'il n’est pas l’acteur le plus élaboré, il reste d’un bon niveau, et aura eu le mérite de faire de Joey un personnage très attachant.

Ce que les scénaristes auraient pu améliorer chez lui : les auteurs auraient pu faire un peu évoluer Joey, que ce soit sur le plan professionnel ou amoureux. J’aurais souhaité qu’il trouve ne serait-ce qu’un bon rôle (en une décennie, ce n’est pas un luxe !). Les scénaristes n’ont également pas trouvé le bon ton sur le plan amoureux, si bien que ses histoires « sérieuses » ne sont pas très passionnantes, et traitées avec une certaine mièvrerie. Au final, on en vient à préférer ses histoires de passage, traitées de façon humoristique. À l’arrivée, aucune de ses histoires sentimentales n’est vraiment marquante.

 

 

Quelques-unes de ses meilleures répliques :

Chandler : Tu veux dire que cette jeune comédienne est la seule femme dont tu aies eu envie et qui n’aie pas eu envie de toi ?

Joey : Ouais. Oh mince alors : c’est ce que toi tu vis en permanence. (3.20)

 

Si jamais il le fallait, je pisserais sur n’importe lequel d’entre vous (4.1)

 

Chandler : Fais un choix entre elles, fais preuve de clémence.

Joey : C’est qui, Clémence ? (4.7)

 

Joey : Tu peux me donner une personne célèbre qui s’appelle Chandler ?

Chandler : Raymond Chandler.

Joey : Sûrement un type que t’as inventé ! (4.18)

 

Joey à Ross : Si tu ne me prends pas, je ne serai jamais témoin.

Chandler : Mais non, tu seras mon témoin le jour où je me marierai.

Joey : Si tu ne me prends pas, je ne serai jamais témoin ! (4.22)

 

Joey à Chandler : C’est ta dernière soirée ici, et je perds les deux plus importantes choses de ma vie : ce superbe baby-foot… et les 500 dollars que je te dois. (6.6)

 

Vous n’avez pas la télé ? Vers quoi sont dirigés vos meubles ? (9.23)

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16 août 2012

Chandler Bing


Chandler Muriel Bing est le comique de la bande. Il aime les jeux de mots, vannes et autres mots d’esprit, qui sont, comme il aime à le répéter, avant tout un moyen de défense. Chandler est donc un personnage plus angoissé qu’il n’y paraît. Il est en froid avec ses parents, qu’il s’agisse de sa mère, auteure à succès de romans érotiques, ou plus encore son père, « Charles-Helena », qui se travestit. Il a été profondément marqué par la rupture de ses parents lorsqu’il était enfant, en plein repas de Thanksgiving, ce qui explique pourquoi le personnage se montre aussi aigri à l’approche de cette fête. Ce mal-être familial a sans doute des répercussions sur sa vie amoureuse : notre homme, en plus de ne pas être un bon dragueur (ce qui ne l’empêche cependant pas de se trouver des compagnes, contrairement à ce qu’il a tendance à suggérer), a surtout un problème sur le plan de l’engagement, ce qui lui vaut d’enchaîner des histoires à très court terme, avec par exemple Nina, Aurora, Kathy, Jade ou Joanna. Pour ne rien arranger, notre homme est souvent perçu comme gay. De Joey (3.6) à Rachel (1.8) en passant par ses collègues de bureau (1.8), et le voisin un peu spécial M. Heckles (2.3), tout le monde se trompe à son sujet, ce qui occasionne de récurrentes et savoureuses répliques et situations. Au final, la seule fille avec laquelle il reste plusieurs épisodes dans les premières saisons est paradoxalement Janice, une fille hystérique et pas très maligne qui n’a pas franchement la cote auprès des Friends, et dont lui-même ne semble pas tellement amoureux. Heureusement, son histoire avec Monica, entamée à la fin de la quatrième saison, va épanouir notre Chandler : il va prendre confiance et mûrir, au point de se marier et d’adopter deux jumeaux avec sa dulcinée.

Chandler a donc pendant longtemps une certaine immaturité sur le plan de l’engagement amoureux, mais se révèle cependant très mûr au niveau du travail. Contrairement à son ami Joey, Chandler connaît très peu de réelles difficultés sur le plan professionnel. Il occupe déjà un emploi dès le début de la première saison, et même si personne ne sait vraiment en quoi celui-ci consiste (hormis le fait qu’il s’agisse d’un métier en rapport avec les chiffres et l’informatique), et même si le poste ne semble pas le passionner, sa vie professionnelle est un long fleuve tranquille. Il n’y a que dans la neuvième saison, lorsqu’il démissionne de son poste à Tulsa, qu’il rencontre des difficultés. Il change de cap et décide de travailler dans la publicité, en commençant par un stage non rémunéré où ne sont engagés à son terme qu’une minorité de stagiaires… Mais il finit par être engagé pour un poste de rédacteur junior, fonction plus en adéquation avec son profil, puisque le personnage, comme on l’apprend dans la doublette 6.15-6.16, a plus d’affinités avec l’écriture qu’avec les chiffres.

Chandler, on l’a vu, n’est pas tout à fait à son avantage avec les filles, mais il l’est en revanche bien plus sur le plan de l’amitié. Il est toujours attentif au bien-être de ses amis (même s'il ne se gêne pas pour gentiment les taquiner), en plus d’être de bon conseil. On pense à Ross, son ancien pote de fac, mais surtout à Joey, son colocataire pendant de nombreuses saisons. Son amitié avec ce dernier, tout en complicité, jeux débiles et « disputes de couple » (dont certaines en raison de leurs « enfants » : le canard et le poussin !) est sans nul doute la plus émouvante, drôle et marquante de la série. Chandler est toujours là pour dépanner financièrement son meilleur ami, ainsi que pour l’encourager dans sa voie – tout en modérant son enthousiasme si celui-ci s’enflamme un peu trop. On trouve notamment deux grands moments, particulièrement émouvants, concernant cette amitié : lorsque Joey part dans la deuxième saison habiter de son côté, on les voit tous les deux dépérir dans leur coin, avant qu’Eddy ne devienne le nouveau colocataire de Chandler. Celui-ci prenant conscience qu’Eddy est un peu maboule, Joey revient de façon jubilatoire : le duo de colocataires est reformé pour notre grand plaisir ! L’autre grand moment concerne Kathy, que Chandler pique à Joey. Celui-ci lui en veut terriblement, mais finit par lui pardonner après que Chandler accepte de réfléchir dans une caisse (!) à son erreur.

Chandler est quelqu’un de très intelligent. Il se montre même parfois rusé et manipulateur pour arriver à ses fins. Il manipule ainsi Phoebe pour que celle-ci choisisse son prénom pour le troisième enfant de Frank et Alice, et on se souvient de même de la dextérité avec laquelle il parvient à renverser la tendance en semant la zizanie lorsque l’attention est centrée sur son amour de la cigarette. Il décourage également habilement Monica lorsque celle-ci veut lui faire un cours de gym intensif.

Bref, Chandler est un personnage qui propose d’excellents moments, entre son inoubliable histoire d’amitié avec Joey, son émouvante idylle avec Monica et ses reparties cinglantes. Dommage tout de même qu'il se soit un peu ramolli dans les dernières saisons, ce qui s’explique à la fois par les problèmes de santé de l’acteur, mais surtout par le fait qu’il se soit « rangé » avec Monica, ce qui place également au second plan son fameux duo avec Joey. L’homme a un peu perdu de son mordant, mais il demeure toutefois l’un des personnages les plus attachants de la série.

 

Quelques-unes de ses meilleures répliques :

 

Chandler : Je ne vais pas l’appeler, je lui ai laissé un message, j’ai quand même ma fierté.

Monica : C’est vrai ?

Chandler : Non. (1.20)

 

Pour moi, le monde est un mariage lesbien permanent. (2.11)

 

Phoebe : Vous vous y connaissez en poulettes ?

Chandler : En volaille, non mais en filles… non plus. (3.21)

 

Chandler : Pourquoi êtes-vous là ?

Marjory : Je parle pendant mon sommeil.

Chandler : Quelle coïncidence, moi j’écoute pendant mon sommeil.(4.20)

 

Si j’étais un garçon… (10.5)

30 juillet 2012

1.3. Celui qui a un rôle (The one with the tumb)


L’introduction de cet épisode a quelque chose d’historique : Joey comprend quelque chose avant Ross. Je crois que c’est la seule fois que cela arrive de toute la série ! Nous avons vu Ross lors de l’épisode précédent dans l’exercice de ses fonctions, c’est cette fois au tour de Joey, qui répète son texte avec Chandler, dans leur appartement, que l’on voit pour la première fois. Pour son rôle, Joey doit fumer une cigarette, ce que son ami va lui apprendre à faire… et par la même occasion renouer, après trois ans d’abstinence, avec la cigarette, au grand dam des « Friends », un peu agaçants dans leur manière de diaboliser celle-ci : c’est vrai, ce n'est pas non plus de la cocaïne ! Mais Chandler a plus d’un tour dans son sac : lorsque l’attention est portée sur lui, il contre-attaque et parvient avec maestria à semer la zizanie en évoquant les travers de chacun (Monica grogne quand elle rit, Ross sur-articule, Joey fait claquer ses doigts, Phoebe mâche ses cheveux). Il est amusant de constater que, hormis peut-être celui de Ross, tous ces défauts ne sont valables que pour cet épisode : jamais on ne surprendra par la suite les autres personnages à se livrer à leurs mauvaises habitudes… Nous avons donc pu constater, avec l’intrigue de la cigarette, que les Friends pouvaient se révéler intrusifs, mais ils le sont plus encore avec les conquêtes de chacun (en particulier de Monica, de laquelle ils affectionnent particulièrement de se moquer). Seulement, Allan, nouvel ami de Monica, a réalisé l’exploit de conquérir les cinq amis. Bonne nouvelle ! Quoique… Cet attachement des Friends à Allan est traité de manière particulièrement savoureuse. Concernant les autres personnages, Rachel ne semble pas avoir une grande mémoire pour la commande, et Phoebe connaît des « déboires » que plus d’un voudrait avoir. Ce qui nous permet notamment de découvrir sa générosité. Un épisode captivant (le passage du pouce est cependant un peu glauque) qui cultive l’ambiguïté sur une question essentielle : Joey porte-t-il des caleçons ? (ici, oui, semble-t-il). Admirez également la désuétude de l’ordinateur de Chandler à son boulot…

On trouve tout de même une scène un peu étrange dans cet épisode : après que les Friends voient Allan pour la première fois, ils disent à Monica l’avoir tous « adopté ». Ils se mettent ensuite à l’imiter, ce qui pourrait nous faire laisser qu’ils étaient ironiques lorsqu’ils disaient l’apprécier, et qu’il va connaître le même sort que les ex de Monica. Mais non, en fait, ils étaient sérieux, et l’aiment vraiment, comme on le voit plus loin dans l’épisode. 

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1.6. Celui qui est verni (The one with the butt)


Un épisode où l'on réalise à quel point Joey galère dans sa carrière de comédien : après l’avoir vu dans une comédie musicale minable, on apprend qu’il va jouer la doublure de Pacino ! Oui, enfin ses fesses… Oui, enfin, même pas, puisqu’il finit par se faire virer pour avoir tenté d’être trop expressif avec son postérieur (!). De son côté, Chandler rencontre une femme merveilleuse, qui a cependant une légère tendance à la polygamie (pour être plus exact, polyandrie, puisque c’est une femme), ce qui va créer un conflit quasi-schizophrénique chez lui, même s’il décide finalement qu’il ne peut pas continuer comme ça. Concernant les Geller, leur personnalité devient de plus en plus marquée : Ross est pédant, Monica maniaque (et même tordue, qu’ils disent). Même si Phoebe et Rachel sont plus effacées, c’est un bon épisode, efficace et drôle, grâce auquel on s’attache toujours plus aux personnages, en particulier Chandler et Joey.

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1.9. Celui qui parle au ventre de sa femme (The one where underdog gets away)


Pour aller faire « choup, choup, choup » (faire du ski) avec sa famille, Rachel doit encore gagner 100 dollars, et elle ne peut pas compter sur son boss pour avoir une avance, celui-ci la voyant comme une serveuse « minable »… Joey quant à lui paie les conséquences d’une campagne sur le VIH à laquelle il a participé : cela refroidit les charmantes – et initialement intéressées – jeunes femmes qu’il rencontre. Chandler, à l’approche de Thanksgiving, est de plus en plus aigri (il en explique la raison), et Monica, qui organise en catastrophe le repas pour tous (puisque les projets de chacun ont été contrariés), a du mal à canaliser son stress, d’autant que ledit repas est en train de brûler, et que, la porte étant fermée, ils ne peuvent plus rentrer chez eux. Ross, lui, tente tant bien que mal de parler au bébé (ou au ventre) de Carol (jouée par la nouvelle et définitive actrice, Jane Sibbett). Un épisode en demi-teinte. J’ai toujours un peu plus de mal avec les passages mettant en scène Ross et Carol, certains passages sont un peu mièvres (à la fin, même si les projets de chacun ont été contrariés, tout le monde est réuni, et c’est le plus important, etc.), et les blagues tombent parfois à plat. 

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1.13. Celui qui fait des descentes dans les douches (The one with the boobies)

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Chandler entre sans prévenir dans l’appartement des filles pour prendre quelque chose dans le frigo (pour une fois, ce n’est pas Joey), mais voit involontairement les roploplos de Rachel, qui sortait de la douche. Rachel va donc tenter pour se faire justice de surprendre Chandler sous la douche afin de voir son « engin ». Phoebe de son côté a un nouveau compagnon, Roger, un psy qui aime analyser et dire leurs quatre vérités aux personnes qui lui tombent sous la main. Première victime : Chandler et son humour, deuxième : Ross et son mariage. L’homme est très vite détesté de tous... Joey reçoit quant à lui la visite de son père (doublé, si je ne me trompe, par la voix de Richard). L’entrée en scène de celui-ci est percutante : ses premières répliques sont énormes ! Mais Joey apprend vite qu’il a une maîtresse, et l’annonce à sa mère (qui fait également une bonne entrée, quoique trop courte). Mais est-ce une si bonne idée ? Un très bon épisode, l’un des plus aboutis de la saison. Les deux parents de Joey apportent vraiment quelque chose (dommage qu’ils ne soient plus jamais apparus dans la série), de même que le psy. Bien rythmé, cet épisode est même quasi-philosophique (quasi seulement, faut quand même pas déconner) : il traite, via Roger et le père de Joey, de la grande question : faut-il toujours dire la vérité ?

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1.16. Celui qui devient papa, première partie (The one with the two parts, 1st part)


Chandler a pris ses nouvelles fonctions, et est installé, depuis l’épisode précédent, dans un nouveau bureau, autrement plus spacieux que l’ancien. Il est malheureusement chargé de licencier une magnifique demoiselle. Pas évident, surtout qu’il ne va rien faire pour simplifier la situation, s’enfonçant au contraire petit à petit... Joey a de son côté flashé sur Ursula, sœur jumelle de Phoebe, mais comme cela n’a jamais été le grand amour entre les deux sœurs, l’idée ne fait pas forcément plaisir à cette dernière… Ross a de moins en moins d’emprise sur son singe, celui-ci a même joué à la télécommande et mis la version doublée à la télé. Il a donc un coup de panique : s’il n’a pas d’autorité sur son singe, il en ira probablement de même avec son fils. Il assiste également à des cours d’accouchement avec Carol et Susan, ce qui donne des situations cocasses, surtout lorsque Carol, la future maman, est absente… On voit également Heckles dans cet épisode, toujours plus frappadingue. Quant à Rachel, elle échappe de peu à une chute de la terrasse en enlevant la guirlande de Noël… Bon épisode, qui ne nous laisse pas un moment de répit. Seul bémol : l’apparition d’Ursula, qui m’a toujours mis un peu mal à l’aise.

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1.23. Celui qui faillit rater l’accouchement (The one with the birth)


L’épisode commence à l’hôpital. Les Friends arrivent avant Carol et Susan. Rachel craque pour un médecin, mais ce dernier finit par la vexer avec une réflexion (je n’ai d’ailleurs pas vraiment compris ce que celle-ci avait de si vexant). L’obsession de Monica pour les bébés se confirme. Petit clin d’œil d’ailleurs : Chandler lui annonce que si à 40 ans, l’un comme l’autre n’ont toujours pas d’enfant, ils ont feront un ensemble. Joey a pour sa part sympathisé avec une femme enceinte, même s’ils n’ont pas les mêmes goûts question basketball. Enfin, la tension est à son comble entre Ross et Susan, d’autant que ces deux-là, ainsi que Phoebe, sont enfermés et risquent de rater l’accouchement… On découvre également le nom du nouveau-né, décidé dans cet épisode : Ben. Un bon épisode, émouvant, même si j’ai toujours un peu de mal avec les scènes d’accouchement (et ici, il y en a deux : Carol et l’amie de Joey).

On notera que l’infirmière qui fait accoucher Carol est l’actrice qui jouera le rôle d’Estelle, l’agent de Joey (June Gable).

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Saison 2

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On remarque d’emblée quelques changements au visionnage des premières minutes de cette deuxième saison. L’image est plus claire que précédemment, Joey et Chandler viennent de se faire couper les cheveux, et Monica va également passer sous les ciseaux de Phoebe (c’est l’objet du premier épisode). Que retenir de cette saison particulièrement aboutie ? Deux moments forts en particulier. D’une part, la relation Ross-Rachel qui se concrétise enfin, non sans difficulté (on pense notamment à Julie, la nouvelle copine de Ross, qu’il a rencontrée en Chine). On s’amusera d’ailleurs dans les premiers épisodes du retournement de situation de leur relation. Si, dans la première saison, c’était Ross qui courait après Rachel, les rôles sont désormais inversés : Rachel a pris conscience de son amour pour Ross, et sa jalousie à l’égard de Julie accentue les choses… Ross et Rachel finissent donc enfin par conclure dans l’épisode « Celui qui tombait des nues » (pour ce qui constitue l’un des plus grands moments de toute la série), et ce qui fait suite est également savoureux : quelques passages romantiques (le deuxième baiser après que Rachel visionne la vidéo du bal, la première fois) mais aussi des obstacles et difficultés (la liste de Ross, la première dispute…).

Hormis Ross-Rachel, l’autre « couple » de cette deuxième saison est bel et bien Joey et Chandler. Jamais peut-être cette amitié ne paraîtra aussi forte et en même temps aussi déchirante. On trouve dans cette saison de nombreux excellents passages concernant nos deux amis, certains hilarants (on pense bien sûr à « Celui qui oublie un bébé dans le bus », où, avec l’accoutrement qui va avec, ils sortent Ben, le bébé de Ross, pour draguer les filles), d’autres touchants et émouvants. La prise d’indépendance de Joey est en ceci un moment très fort de la saison : celle-ci engendre une crise de jalousie chez Chandler, et une prise de conscience, chez l’un comme chez l’autre, qu’ « un seul être vous manque et tout est dépeuplé », et la venue du doux(?)-dingue Eddy va corser encore un peu plus les choses – jusqu’à un retour de Joey particulièrement jubilatoire. Ce sont donc les grands moments de cette saison, mais il faut également citer la touchante relation entre Monica et Richard, ami de ses parents, et donc bien plus âgé qu’elle. Leur premier baiser, la révélation de la relation à la famille de Monica ainsi que le dernier épisode, où les deux personnages divergent sur le sujet des enfants et donc rompent, sont de beaux moments. Même si l’histoire finit mal, on est tout de même content pour Monica, elle qui a tant souffert avec les hommes lors de la première saison… Le personnage de Richard apporte également quelques passages drôles, notamment lorsque Joey et Chandler essaient de l’imiter… Et que dire également du double épisode « Celui qui retrouve son singe », riche notamment en célébrités (Van Damme, Julia Roberts, mais aussi Chris Isaak et Brooke Shields) : deux épisodes particulièrement drôles qui ont la particularité d’être un peu indépendants des autres, et qui peuvent donc être vus et appréciés par tous, même par un public de non-connaisseurs. L’épisode de la double fête avec les deux parents de Rachel séparés (2.22) est en outre d’une excellente qualité, de même que l'inoubliable 2.14, qui, en plus de marquer le début de la relation Ross-Rachel, nous montre les premiers extraits flashbacks. Quel plaisir de voir pour la première fois l'ancien nez de Rachel, l'ancien... poids de Monica et le look mémorable de Ross ! Cette saison est également celle du mariage lesbien entre Carol et Susan, et celle où le petit Ben est le plus présent.

Niveau travail, nos Friends connaissent des destins contrastés. Si Rachel, Ross, Phoebe et Chandler restent sur leur poste de la première saison, Joey trouve quant à lui le rôle de ses rêves : il campe le neurochirurgien Drake Ramoray, dans la série à succès (nullissime soit dit en passant, mais il n’a pas l’air de s’en rendre vraiment compte) Les jours de notre vie. Malheureusement pour lui, l’expérience est de courte durée, et notre homme a bien du mal à revenir à des auditions pour des petits rôles… Mais c’est Monica qui trinque le plus dans cette saison. Si la première saison était pour elle une succession de déceptions en matière d’histoires d’amour, il en va de même ici sur le plan professionnel. Entre le « Mocola », le dingo fan de tomates pourries et son job de serveuse dans le café années 50, rien ne va pour elle, d’autant que lorsqu’elle croit avoir enfin trouvé quelque chose d’intéressant, elle se fait virer pour une histoire de steaks volés. Le seul point positif, c’est le repas qu’elle est chargée d’organiser, qui lui permet de rencontrer Richard… 

Il s’agit globalement d’une saison d’une grande qualité, pour les différents points que j’ai mentionnés, mais qui comporte une spécificité assez curieuse : certains épisodes sont constitués à la fois du meilleur et du pire, et manquent en ceci d’uniformité. Prenons l’exemple de « Celui qui se faisait passer pour Bob » : l’intrigue Chandler-Jade est hilarante, mais l’autre intrigue, la principale, sur la scission du groupe en deux « clans » est moins bon esprit, et met presque mal à l’aise. Idem pour certaines intrigues avec Phoebe, qui me semble-t-il tire les épisodes vers le bas et se révèle un peu le maillon faible de la saison. Il faut bien reconnaître que les intrigues la concernant sont bien moins prenantes, et parfois un peu mièvres. La quête de son père est parfois ennuyeuse, tout comme ses déboires en tant que chanteuse amatrice, sans parler de l'apparition de son ex-mari homo, qui ne présente strictement aucun intérêt. Ce personnage est donc un peu à l’écart lors de cette saison. C’est l'un des deux principaux bémols que j'adresserais à ce deuxième exercice (avec le fait qu'il mette un peu de temps à réellement décoller), même si cela reste évidemment une saison riche, pleine d’entrain et de fraîcheur, savoureuse, drôle et émouvante.

 

Meilleurs épisodes (par ordre chronologique) :

Celui qui tombe des nues (2.7)

Celui qui a été très maladroit (2.8)

Celui qui retrouve son singe 1 (2.12)

Celui qui retrouve son singe 2 (2.13)

Celui qui a failli aller au bal (2.14)

Celui qui vit sa vie (2.16)

Celui qui faisait le lien (2.22)

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