17 août 2012

Joey Tribbiani

 

Joseph Francis Tribbiani est un comédien raté d’origine italienne. Il passe des auditions qu’il rate régulièrement. Il n’est même pas parvenu à doubler les fesses d’Al Pacino ! Les pièces dans lesquelles il joue sont souvent de très mauvaise qualité, mais le pompon revient à ses pubs, minables à souhait (celle pour du rouge à lèvre comme celle pour un « ouvreur de briques de lait »). Il a également joué dans un film porno pour arrondir ses fins de mois. Rarement en activité, il est contraint de trouver des petits jobs, par exemple chez Chandler, Monica, Ross, ou au Central Perk. Son seul rôle marquant est celui de Drake Ramoray, dans Les jours de notre vie (rôle qu’il a obtenu, on l’oublie trop souvent, en couchant avec la productrice), un soap populaire à succès qui ne semble pas d’une très grande qualité, mais dont il est cependant très fier. Malheureusement, l’expérience est de courte durée pour lui : en se réappropriant le texte original, il s’attire les foudres de l’auteur, qui décide de supprimer le personnage. Une expérience douloureuse pour le comédien, qui a bien du mal à s’en remettre : il lui sera très difficile, lui qui a interprété le docteur « Drake Ramoray » (à prononcer avec l’accent pour impressionner, en vain, l’auditoire), de revenir à ses auditions. Mais il reviendra finalement pour de bon dans le rôle de Drake à partir de la huitième saison.

Il est assez difficile de savoir ce que pense réellement Joey de son métier. On sent tout de même en lui une volonté de réussir (il a d’ailleurs une propension importante à s’enflammer pour des projets fumeux, on pense notamment à celui qui se situe près de Las Vegas, qui ne verra jamais le jour), il a parfois quelques scrupules et se pose des questions (à juste titre) sur ses qualités d’acteur, mais on est quand même en droit de se demander s’il prend vraiment au sérieux son métier, lui qui oublie parfois des auditions ou qui est capable de s’y rendre directement après trois jours de pêche (Charlton Heston pourra en témoigner). Ambitieux, le Joey ? Il est permis d’en douter. On peut également se demander si le personnage ne recherche pas davantage la gloire que la réussite à proprement parler : le personnage se montre en effet souvent mégalo et égocentrique. Toujours est-il que l’on regrette que le comédien n’ait pas trouvé ne serait-ce qu’une fois un bon rôle : celui pour le film où il lui fallait un prépuce (un vrai, hein), dans la septième saison, avait par exemple l’air intéressant. C’est un peu frustrant, du moins pour le spectateur, puisque Joey a pour sa part l’air de totalement se satisfaire de son rôle de Drake.

Dans la sphère privée, Joey n’est plus le même homme. S'il est un loser sur les planches, il se révèle en revanche particulièrement inspiré avec la gent féminine : en parfait archétype du play-boy italien, il aligne les conquêtes sans effort (un simple « ça va, vous ? » [« How’re you doing ?] suffit à faire fondre la grande majorité de ces dames) et sans se poser trop de questions. Son aisance en matière de drague donne d’ailleurs des complexes à son colocataire et meilleur ami Chandler. Ce n’est pas franchement un sentimental, pensant plus au sexe qu'à autre chose, et à vrai dire, on peut même affirmer qu’il est un peu mufle avec les filles, qu’il ne rappelle quasiment jamais, au grand dam de ses amies Phoebe, Rachel et Monica. Il peut certes parfois lui arriver un coup de cœur (sa collègue Kate, sa colocataire Janine, ou encore Rachel), mais ces expériences sont de courte durée, et notre ami en ressort sans trop de bobos : il s’en remet aisément et passe vite à autre chose. C’est précisément parce que l’on sait que l’expérience va avoir un temps limité (et un peu aussi parce qu’elles sont traitées avec une certaine mièvrerie), que les histoires d’amour de Joey sont d’un intérêt limité, bien moins marquantes que celles de ses amis. Du coup, ses histoires les plus courtes sont les meilleures.

Outre les filles, Joey aime manger (sandwichs, pizzas, confiture), et n’hésite pas, quand son frigo est vide (ce qui est manifestement souvent le cas) à aller se servir dans celui des filles. On l’a compris, Joey n’est pas un intellectuel. Il lui arrive, en raison de son manque de culture et de vocabulaire, d’avoir du mal à suivre certaines conversations, et ne comprend en outre pas toujours le second degré, en plus de faire parfois preuve de beaucoup de naïveté (qui peut se révéler « dangereuse », comme lorsqu’il se fait cambrioler). Et pour ne rien arranger, son cerveau semble fonctionner à une vitesse assez limitée. Bref, Joey n'est pas seulement le séducteur et l’épicurien de la bande : il en est également le simplet.


Joey est cependant un ami fidèle, sur lequel on peut compter. On peut même dire que l’amitié est la seule chose qu’il prend vraiment au sérieux, notamment avec Chandler, son colocataire, meilleur ami et aide-financier, avec lequel il a une relation fusionnelle. Son amitié avec lui est grande. Il en prend réellement conscience lorsqu’il part vivre de son côté au cours de la deuxième saison. Eh oui, les parties de ping-pong ont moins de sel lorsqu’elles sont solitaires ! Mais il revient vite chez son meilleur ami, avec lequel il adore regarder Alerte à Malibu ou des films pornos (surtout quand ils passent gratuitement), jouer au babyfoot ou à des jeux de leur invention, le plus souvent débiles, mais manifestement jouissifs. Sa vraie histoire d’amour, c’est finalement Chandler ! S’il traite par-dessus la jambe ses flirts et son boulot, Joey est bien plus sérieux, voire strict, en ce qui concerne l’amitié. L’exemple le plus frappant de son aspect rancunier, et même dur et intraitable, est bien sûr « l’affaire Kathy » : lorsque Chandler lui « vole » sa petite amie, Joey met alors beaucoup de temps à lui pardonner. Le pire, c’est que tout le monde s’accorde à dire que si Chandler lui en avait parlé avant, Joey lui aurait sans problème « offert » Kathy. Cette histoire prouve à la fois la générosité de Joey, mais aussi son sens de la fidélité. Chandler le comprend à cette occasion : il ne faut jamais trahir Joey.

La famille de Joey est assez discrète. On ne voit ses fameuses sept sœurs que dans un seul épisode au cours de la troisième saison – même si l’on revoit une de ces sœurs, campée par une autre actrice, ultérieurement, lors de la huitième. On voit également ses deux grand-mères, l’une, « Nonna », en même temps que les sept sœurs, l’autre, « Nonnie », qui est fan de son jeu d’acteur et qui se rend chez lui à l’improviste, pour voir la série dans laquelle il est censé jouer, mais où son intervention a été coupée au montage. Ses parents, également, n’apparaissent qu’une seule fois : dans la première saison, où Joey apprend que son père a une maîtresse. On remarquera que Joey est celui de la bande, avec Ross et Monica, qui connaît le moins de problèmes dans ce domaine. Les autres personnages, Phoebe, Rachel et Chandler, ont des rapports bien plus complexes avec leur famille. Il est en tout cas un peu dommage que la famille Tribbiani soit si peu exploitée.

On constate finalement que Joey est le personnage qui évolue le moins de toute la série. Il reste globalement le même de la première à la dernière saison : son amour des filles et de la bonne (?) chère ne change pas, de même que sa bêtise et son immaturité (Chandler lui dit par exemple dans l’épisode 8.2 « Tu as 32 ans, Joey » pour souligner que son comportement adolescent n’est pas vraiment conforme à son âge). C’est également le personnage le plus réticent au changement : il a par exemple du mal à admettre que son ami Chandler aille vivre avec Monica de l’autre côté du couloir (saison 6) puis dans une autre maison (saison 10). En ce qui concerne l’acteur, Matt LeBlanc, ce n’est pas le meilleur, ni le plus « technique » des six. Il faut certes saluer son expressivité dans certaines situations : par exemple dans Celui qui déménage (5.7), lorsqu’ils visitent tous les trois le petit studio. De même, dans Celui qui avait les menottes (4.3), son changement brutal de visage lorsque le thème abordé passe des mots commençant par la lettre V à la Guerre de Corée. Ou encore son expression « à la Tex Avery » lorsqu’il apprend la relation de Chandler et Monica dans Celui qui rate son week-end (5.5). Mais il a tout de même un peu trop tendance à recourir à sa mimique habituelle (sa « moue »), et ce en toutes circonstances. Cependant, même s'il n’est pas l’acteur le plus élaboré, il reste d’un bon niveau, et aura eu le mérite de faire de Joey un personnage très attachant.

Ce que les scénaristes auraient pu améliorer chez lui : les auteurs auraient pu faire un peu évoluer Joey, que ce soit sur le plan professionnel ou amoureux. J’aurais souhaité qu’il trouve ne serait-ce qu’un bon rôle (en une décennie, ce n’est pas un luxe !). Les scénaristes n’ont également pas trouvé le bon ton sur le plan amoureux, si bien que ses histoires « sérieuses » ne sont pas très passionnantes, et traitées avec une certaine mièvrerie. Au final, on en vient à préférer ses histoires de passage, traitées de façon humoristique. À l’arrivée, aucune de ses histoires sentimentales n’est vraiment marquante.

 

 

Quelques-unes de ses meilleures répliques :

Chandler : Tu veux dire que cette jeune comédienne est la seule femme dont tu aies eu envie et qui n’aie pas eu envie de toi ?

Joey : Ouais. Oh mince alors : c’est ce que toi tu vis en permanence. (3.20)

 

Si jamais il le fallait, je pisserais sur n’importe lequel d’entre vous (4.1)

 

Chandler : Fais un choix entre elles, fais preuve de clémence.

Joey : C’est qui, Clémence ? (4.7)

 

Joey : Tu peux me donner une personne célèbre qui s’appelle Chandler ?

Chandler : Raymond Chandler.

Joey : Sûrement un type que t’as inventé ! (4.18)

 

Joey à Ross : Si tu ne me prends pas, je ne serai jamais témoin.

Chandler : Mais non, tu seras mon témoin le jour où je me marierai.

Joey : Si tu ne me prends pas, je ne serai jamais témoin ! (4.22)

 

Joey à Chandler : C’est ta dernière soirée ici, et je perds les deux plus importantes choses de ma vie : ce superbe baby-foot… et les 500 dollars que je te dois. (6.6)

 

Vous n’avez pas la télé ? Vers quoi sont dirigés vos meubles ? (9.23)

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Rachel Green

Rachel Karen Green est le dernier membre à se greffer au groupe. Souvenez-vous du pilote : elle entre en trombe au Central Perk alors que les cinq autres Friends sont comme d’habitude occupés à buller. S’étant enfuie de son mariage avec Barry, un dentiste dont elle n’est pas amoureuse, elle déboule donc en robe de mariée, au moment même où Ross dit vouloir se remarier (premier signe du destin). C’est donc la dernière de la bande, mais elle n’est pas pour autant inconnue de tous, loin de là. Elle était en effet amie avec Monica au lycée, et connaissait de vue son frère Ross, déjà épris d’elle à l’époque, ainsi que Chandler, comme on peut le voir dans les épisodes flashbacks. Les deux amies s’étaient ensuite perdues de vue, reprenant une fois contact un an auparavant, dans l’ancêtre du Central Perk (« Celui qui se souvient »). Monica redevient ainsi la meilleure amie de Rachel. Elles sont colocataires au cours des cinq premières saisons.

Sur le plan professionnel, Rachel végète pendant deux saisons en tant que serveuse au Central Perk (son collègue Gunther est d’ailleurs follement amoureux d’elle), avant d’avoir une très brève expérience chez Fortunata Fashions. Elle trouve son premier poste enthousiasmant chez Bloomingdale’s (grâce à un inconnu du nom de Mark qui a des vues sur elle), où elle travaille pour la machiavélique Joanna, puis chez Ralph Lauren, où elle monte en grade. Cette passionnée de mode s’épanouit chez ces deux derniers stylistes. Elle pense dans les derniers épisodes à travailler chez Louis Vuitton à Paris, mais, revenant avec Ross, décline finalement la proposition.

Mais c’est surtout le domaine sentimental qui nous passionne chez elle, et plus particulièrement le couple qu’elle forme avec Ross, qui nous offre l’un des deux tandems les plus attachants de la série (le second étant le duo Chandler-Joey). Pourtant, nos deux amoureux sont finalement rarement ensemble. Après une première saison où Ross tente tant bien que mal d’avouer ses sentiments à la belle (mais vous connaissez sa maladresse en la matière), Rachel finit par comprendre, suite à une gaffe de Chandler, les sentiments du paléontologue à son égard. Elle prend également conscience de ses propres sentiments, à elle, mais lorsqu’elle l’accueille à son retour d’un voyage en Chine, Ross est accompagné… Après un faux départ au cours de la deuxième saison, le couple débute réellement quelques épisodes plus tard pour une relation d’un an. Celle-ci bat de l’aile lorsque Rachel trouve du travail chez Bloomingdale’s grâce au fameux Mark. Ross est de plus en plus jaloux, envahissant et exaspérant, et Rachel de son côté passe toujours plus de temps à son travail. Elle finit par demander une pause (ou une rupture ? le mot anglais employé est « break » qui signifie les deux), et Ross, déprimé et un verre dans le nez, succombe au charme de la fameuse fille de la photocopieuse. Rachel l’apprend, et c’est la rupture définitive. Il y a certes un rapprochement au bord de la mer un peu plus tard, mais Ross n’accepte pas les « conditions » de Rachel : toujours pas de « Ross-Rachel ».

On voit donc peu Ross et Rachel ensemble. Ils passent au final plus de temps à se chercher, se provoquer, se disputer, se chamailler, se rapprocher… qu’à se trouver. Même lorsqu’ils se marient, c’est à la suite d'une nuit de beuverie. Ils font un enfant ? Un simple accident (le préservatif n’a pas été opérationnel), d’autant qu’ils n’étaient pas ensemble « au moment des  faits ». Cette relation est passionnante et offre des passages mémorables : le premier baiser sous la pluie, le deuxième suite au visionnage de la cassette vidéo, la jalousie de Ross, sa tromperie avec la fille de la photocopieuse, l’explication le lendemain dans le salon, leurs diverses chamailleries, leur vidéo, leur grand retour dans le dernier épisode…

Le revers de la médaille de cette relation inoubliable, c’est que les autres histoires d’amour de Rachel sont bien moins mémorables, voire ennuyeuses. Elles font presque office de bouche-trou, et on sait de toute manière qu’elles n’ont pas d’avenir, puisque Ross est toujours dans un coin de sa tête. Ainsi en est-il notamment de l’insipide Joshua ou encore de Danny « le Yéti ». Sa relation avec Tag est un peu plus prenante, mais pas franchement mémorable non plus. Quant à celle avec Gavin, qui aurait peut-être pu être plus intéressante, elle est sous-exploitée. Dommage ! Et je préfère ne pas parler de sa « relation » avec Joey, ni crédible ni prenante. Elle aura tout de même permis aux scénaristes de tenir une intrigue pendant une saison et demie, tout cela pour une relation qui ne dure au total que quelques épisodes, et qui est complètement oubliée dès qu’elle s’est terminée, comme si elle n’avait jamais existé ! Génial !

Au niveau familial, Rachel n’est, comme beaucoup de ses amis, pas particulièrement vernie : ses parents divorcent au cours de la deuxième saison, et ne peuvent plus se sentir. Son père est en outre un homme assez dur, même si elle a une meilleure cote auprès de lui que ses sœurs Jill et Amy, qui sont restées au même niveau que la Rachel du début de la série, c’est-à-dire gâtées, intéressées, immatures et capricieuses. On le devine, sa relation avec ses sœurs n’est pas très simple non plus… À ce propos, il est assez surprenant d’apprendre que ces filles soient gâtées, quand on voit la personnalité du père, qui n’a pas franchement grand-chose d’un « papa-gâteau ».

Sur le plan de la personnalité, Rachel semble avoir moins de consistance que les autres personnages principaux. Hormis son amour profond pour Ross, qu’est-ce qui caractérise son personnage ? Réponse moins évidente que pour les autres Friends. Pour Monica, par exemple, les mots qui viennent à l’esprit sont « despotique », « maniaque », « obsession pour les enfants ». Chandler ? Humour, peur de l’engagement. Joey ? Homme à femmes, simplet, gourmand… Ross ? Méthodique, méticuleux, pédant, timide. Phoebe ? Farfelue, décalée, généreuse, enthousiaste. Et Rachel ? Pas évident. On pourrait dire qu’elle est passionnée de mode, mais ce n’est pas un trait de caractère. Elle est un peu enfant gâtée, mais ce trait est moins marqué que pour les autres personnages. Elle l’était surtout lors des premiers épisodes, et cette caractéristique n’apparaît que rarement. Superficielle ? Peut-être un peu plus que les autres, mais ce n’est pas flagrant. Irresponsable et maladroite, certes, mais là encore, ce n’est pas tellement mis en valeur. En ce qui concerne Jennifer Aniston, c’est une plutôt bonne comédienne, très énergique, mais sans doute pas la meilleure des six. Elle a par exemple trop souvent recours à ses tics (son doigt à l’horizontale sous son nez, notamment). Finalement, de Rachel, on retiendra surtout sa belle histoire avec Ross ainsi que son physique très attrayant (notamment dans les saisons 2 et 10).

Ce que les scénaristes auraient pu améliorer chez elle : ses histoires sentimentales « hors-Ross » ne sont pas très captivantes. De même que les intrigues qui tournent autour de son travail, ni très drôles, ni réellement passionnantes. On peut également déplorer le fait que Rachel n’ait, contrairement aux autres personnages principaux, pas de réel trait de caractère dominant.

 

 

Quelques-unes de ses meilleures répliques :

Ross : Votre fric est à moi, les filles !

Rachel : Et ta braguette ouverte, elle est à qui, rigolo ? (1.18)

 

Rachel : Ross n’a jamais été très doué pour la drague.

Ross : Quoi, qu’est-ce que tu dis, j’ai pas compris. T’as une mauvaise mémoire : ça a marché avec toi.

Rachel : Ah oui tu as raison, effectivement, on s’est vus, tu m’as draguée, et là paf ! à peine neuf ans plus tard, tu m’avais. (5.19)

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Ross Geller

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Ross Geller est un personnage complexe, peut-être le plus élaboré des six Friends. C’est également le plus « adulte », puisqu’il est dès la première saison marié (puis divorcé), père (du petit Ben), et paléontologue dans un musée. Mais il n’en demeure pas moins d’une grande timidité, surtout avec Rachel, qu’il aime profondément : il passe toute la première saison à essayer de lui déclarer sa flamme, et il faut seulement une grosse bourde de Chandler pour que celle-ci comprenne les sentiments que le paléontologue éprouve à son égard. La suite est connue : il sort avec Rachel lors de la deuxième saison pour rompre la suivante, suite à l’affaire de la « rupture » et de sa tromperie avec Chloe, la fille de la photocopieuse. Il se marie ensuite très brièvement avec Emily (mais se trompe de prénom au moment fatidique, appelant Emily « Rachel »), et connaît pour le reste des histoires sentimentales qui ne le marquent pas réellement, avec la jeune Elizabeth, puis Mona, Charlie et quelques autres femmes. Mais il reste au fond obnubilé par Rachel, avec laquelle il vit une relation en pointillés tout au long de la série. Il se remet très brièvement avec elle lorsqu’ils sont au bord de la mer, et entre des chamailleries, provocations et rapprochements va, « sur des malentendus », l’épouser et lui faire un enfant (la petite Emma), avant, dans l’ultime épisode, de se remettre avec elle.

Sur le plan professionnel, Ross ne connaît pas de réel problème : il travaille dès le départ dans un musée, pour devenir par la suite professeur d’université et être finalement titularisé. Un chemin linéaire, si l’on excepte les congés sabbatiques qui lui sont imposés, dus à son humeur exécrable, à la suite de son second échec marital avec Emily. Ross est passionné par ce qu’il fait. C’est non sans une certaine fierté qu’il rappelle son statut de docteur, et ce ne sont pas ses parents, qui l’adulent (au grand dam de Monica), qui vont le contredire. Ross a un esprit scientifique très développé : il est méticuleux, structuré, parfois pédant et professoral (un côté qui barbe particulièrement ses amis) et plutôt sérieux, raison pour laquelle la brève cohabitation avec Chandler et Joey ne se révèle pas une franche réussite. Amateur de films ukrainiens, d’expos et de pièces de théâtre, c’est clairement le personnage le plus cultivé et le plus cérébral de la bande, mais il a également un côté artiste, puisqu’il renoue avec plaisir avec son « son », un instrument un peu fantaisiste qui lui permet de produire une musique pour le moins... personnelle.

Ross se démarque également par un réel manque de confiance en lui : il fait souvent son cinéma pour impressionner les autres, ce qui marche rarement (rappelez-vous « Ross le rouge », ou encore le mémorable discours de grand frère qu’il adresse à Chandler). Il se démarque en outre, comme nous l’avons dit, par son manque d’aisance évident avec la gent féminine. Il se débrouille toujours malgré lui pour que sa drague ne soit pas prise comme telle par la femme convoitée. En plus de toute la première saison avec Rachel, rappelez-vous le savoureux épisode où Ross essaie de draguer la livreuse de pizzas (son entraînement avec Phoebe, dans le même épisode, n’est pas mal non plus). Ross est donc en quelque sorte sur ce plan un anti-Joey. Ross s’oppose aussi à ce dernier dans sa conception des relations avec les femmes. Si Joey collectionne les conquêtes en n’étant, disons, pas toujours correct avec elles, Ross privilégie les relations sérieuses et se montre bien plus romantique, sentimental et attentionné. Il est donc fort dommage pour lui qu'il ne sache pas se mettre davantage en valeur, d'autant que, si l’on en croit Rachel, notre paléontologue est « doué pour la chose », en plus de bien embrasser (Joey peut d’ailleurs confirmer ce dernier point).

Le personnage de Ross a beaucoup évolué. S’il est au départ seulement dépressif, timide et amoureux transi de Rachel, il change par la suite. Son apport n’est en effet pas le même durant les dernières saisons qu’au cours des premières. Ross est au début davantage présent sur un plan sentimental (sa relation avec Rachel), mais est à partir de la saison 5 plus utilisé d'un point de vue humoristique. Sa relation avec Rachel étant passée dans l’ombre du couple Monica-Chandler, et ce dernier étant lui-même devenu moins drôle et plus rangé avec Monica, Ross l’a en quelque sorte remplacé dans le rôle du guignol de service. À l’exception que Ross l’est de façon involontaire, puisque le malheureux se retrouve toujours dans des situations impossibles, avec un pic dans la saison 5. Pensez donc, entre autres, au pantalon en cuir, au bronzage, à « Howard », aux dents blanches…De plus, l'homme purement rationnel qu'il était au début de la série est devenu peu à peu foufou et imprévisible, voire parfois hystérique. Les nombreuses références à la fameuse « rupture » ainsi qu’à son triple divorce (avec Carol, Emily et Rachel) sont également sources de beaucoup de répliques drôles et percutantes.

Ross est toujours prêt à se sacrifier pour ses amis, notamment Rachel. Il passe par exemple une soirée avec elle pour lui tenir compagnie alors qu’il avait prévu de passer dans une émission télé. Mais il se montre également altruiste avec les autres, comme son ex-femme Carol, qu’il incite presque à contrecœur à maintenir son mariage avec Susan, qu’il déteste pourtant copieusement. Il est en outre prêt à quitter le groupe pour Emily !

Mais Ross a aussi des défauts, parmi lesquels son côté pingre : il reste jusqu’à la dernière seconde dans une chambre d’hôtel et y prend tout ce qui est légal (savons, etc.) pour rentabiliser le coût, rechigne à payer 50 dollars dans l’épisode 5.11 et à jouer à la loterie (9.18), offre initialement des mini-cookies au Gros-Tout-Nu pour se le mettre dans la poche (lorsqu’il convoite son appartement), ne veut pas payer la livraison du canapé…

C’est également quelqu’un de très jaloux, notamment avec ceux qui gravitent autour de Rachel. En particulier envers Paolo (et le fait que Rachel lui dise que c’était avec l’Italien « sexuellement animal » n’arrange pas vraiment les choses), mais aussi avec Tommy (Ben Stiller), et plus encore avec Mark, l’homme qui a « pistonné » Rachel pour une place chez Bloomingdale’s.

On le voit finalement assez peu en tant que père, puisque son fils Ben est gardé le plus souvent par son ex-femme Carol et Susan. On le voit tout de même un peu plus avec Emma, sa fille, mais celle-ci est quelque peu accaparée par Rachel.

Ross s’entend plutôt bien avec sa famille. Avec ses parents en particulier, qui le considèrent comme une « merveille de la médecine ». Il a cependant à leur égard un comportement parfois puéril (on se souvient de son « j’vais l’dire à maman », et du fait qu’ils sont toujours persuadés, lors de la sixième saison, que c’est Chandler qui avait pris à l’époque de la fac de la marijuana et non lui, puisqu’il n’a jamais osé le leur avouer). Il s’entend également bien entendu avec sa sœur Monica, avec laquelle il entretient de très bonnes relations (si l’on excepte tout de même quelques petites chamailleries, notamment dans la saison 3). Ross est un personnage très attachant. Son histoire d’amour avec Rachel est captivante (surtout lors des premières saisons), et le personnage est drôle, même s’il se retrouve parfois dans des situations ridicules et un peu lourdingues (le pantalon en cuir), surtout dans la saison 5, où les scénaristes semblent s’être acharnés sur lui. On peut également regretter son côté parfois hystérique, comme dans l'épisode 10.2 (« I’m fine »). David Schwimmer est quoi qu'il en soit un excellent comédien, probablement le meilleur des six. Il est particulièrement expressif : songez aux expressions qu’il prend lors de ses dialogues intérieurs (lorsqu’il voit Rachel nue dans son appartement dans l’épisode « Vegas » ou pendant son tête-à-tête avec sa cousine). Pensez également à ses mimes lorsqu’il prend son nouvel appartement (le requin, le robot…). Et puis il y a sa façon d’attendre un court instant avant de sortir une réplique. Cela donne une originalité à son jeu. On notera en outre que Schwimmer n’est pas seulement acteur : il est également réalisateur. Il s’est occupé de dix épisodes, dont la grande majorité sont très réussis, en particulier Ceux qui passaient leur dernière nuit (6.6), Celui qui apprenait la vérité à propos de Londres (7.16), Celui qui avait un sweat rouge (8.2), Celui qui engageait une strip-teaseuse (8.8) et Celui qui rencontrait la mère biologique (10.9).

 

Ce que les scénaristes auraient pu améliorer chez lui : sa relation avec Chandler. Ross et ce dernier étaient en effet amis de jeunesse (à l’époque de la fac), et cela ne se ressent pas tellement (hormis dans les épisodes flashbacks). On ne sent pas réellement de complicité entre eux, mais c’est sans doute dû au fait que cette amitié est étouffée par celle entre Joey et Chandler.

 

Quelques-unes de ses meilleures répliques :

C’est vrai que Rachel est effectivement une bonne amie, et que je l’ai beaucoup aimée autrefois, seulement aujourd’hui, cette fille n’est plus que ma femme. (6.2)

 

Monica : Tu continues à trimballer ta housse ?

Ross : Oui. J’ai découvert que c’était un objet de conversation, figure-toi.

Monica : Conversation entre toi et… ?

Ross : Gunther. (7.20)

 

Rachel : Tu peux aussi passer au Central Perk m’acheter un muffin ?

Ross : Oui, tu le veux à quoi ?

Rachel : Laisse-moi réfléchir. De quoi j’ai envie ? De quoi est-ce que j’ai envie ?

Ross : Vas-y, prends ton temps, c’est une décision importante. Rien à voir avec le fait d’épouser quelqu’un. Là, ce n’est pas n’importe quoi, c’est un muffin. (9.2)

 

Ross : Bien sûr qu’on va la trouver [la baby-sitter], je te l’ai promis, et puis on en a d’autres à voir. Et dans le pire des cas, on pourrait ré-envisager la candidature de la première qu’on a reçue.

Rachel : La blonde qui n’avait pas de soutien-gorge ?

Ross : Elle était blonde ? (9.6)

 

Mike : Il paraît que le mariage est une industrie qui rapporterait environ 40 milliards de dollars par an.

Ross : Oui, et moi je dois en avoir rapporté environ la moitié.(10.7)

30 juillet 2012

1.5. Celui qui lave plus blanc (The one with the East German laundry detergent)


Un épisode de rupture et de découvertes. Chandler, survolté par le litre de café qu’il vient d’ingurgiter, doit annoncer sa rupture avec Janice (qui fait sa première apparition). Heureusement que son amie Phoebe, qui a un don en la matière, va lui prêter main forte… Rupture toujours : Joey, qui souhaite reconquérir Angela, organise un dîner à quatre avec sa « compagne » Monica (qui, est-il besoin de le repréciser, n’est que son amie) et Bob, le compagnon – au look ringard à souhait – d’Angela, que Joey fait passer pour le frère d’Angela (j’espère que vous avez vu l’épisode, sinon vous risquez de vous y perdre !). On s’étonnera, dans cette scène au restau, que le couple Angela-Bob ne pose aucune question sur le « couple » Joey-Monica. Sinon, Rachel découvre les joies de la lessive, bien épaulée par un Ross manifestement troublé par les sous-vêtements de l’élue de son cœur. Même si celle-ci va faire une légère fausse manœuvre, elle va pour la première fois de sa vie faire preuve de caractère face à une inconnue pas spécialement sympathique, et dans l’euphorie, embrasser Ross sur les lèvres, toujours plus troublé… Un épisode bien sympathique malgré l’apparition de Janice (personnage qui m’agace), rythmé et même émouvant, avec les passages Ross-Rachel.

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1.7. Celui qui a du jus (The one with the blackout)

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Un épisode où l’on pense pouvoir découvrir le remarquable talent de chanteuse de Phoebe, mais il faudra finalement attendre un peu : dès les premières notes, elle est stoppée par une… coupure de courant, qui sévit dans tout Manhattan et ses environs. Dans le même temps, Chandler est prisonnier dans le vestibule (à moins qu’il ne s’agisse d’un sas ?) d’une banque avec la « célèbre » (aux États-Unis, peut-être mais pas en France) Jill Goodacre. Les réflexions intérieures de Chandler, chamboulées par la proximité de la charmante jeune femme, sont un régal, de même que ses maladresses. De leur côté, les autres Friends sont coincés dans l’appartement de Monica. Ross, poussé par Joey, décide d’aller sur la terrasse déclarer sa flamme à Rachel, mais un chat vient s’immiscer dans la conversation. L’élan de Ross est coupé, d’autant que le propriétaire dudit chat est un bel Italien, particulièrement typé, avec ses cheveux mi-longs ainsi que son aspect séducteur et macho. De quoi désespérer plus encore Ross, d’autant que Paolo parvient à conclure avec Rachel lorsque la dernière bougie rend l’âme… On note également dans cet épisode particulièrement abouti la première apparition de M. Heckles, voisin lunaire et intrigant.

Une petite incohérence dans cet épisode : on sait que Joey est italien, qu’il est assez fier de ses origines et qu’il sait à peu près parler la langue de ses ancêtres (du moins baragouine-t-il quelques mots, comme on le verra plus tard dans la série). Pourtant, lorsque Paolo, lui aussi italien, arrive, Joey semble avoir perdu son « Italianité » : il n’essaie pas de lui parler et ne s’intéresse pas à lui. Il ne semble même pas comprendre un traître mot de ce que dit Paolo lorsque celui-ci complimente Phoebe dans sa langue. Et personne ne fait une remarque du type : « tiens, Paolo est italien, comme toi, Joey ». Étrange, non ?

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1.9. Celui qui parle au ventre de sa femme (The one where underdog gets away)


Pour aller faire « choup, choup, choup » (faire du ski) avec sa famille, Rachel doit encore gagner 100 dollars, et elle ne peut pas compter sur son boss pour avoir une avance, celui-ci la voyant comme une serveuse « minable »… Joey quant à lui paie les conséquences d’une campagne sur le VIH à laquelle il a participé : cela refroidit les charmantes – et initialement intéressées – jeunes femmes qu’il rencontre. Chandler, à l’approche de Thanksgiving, est de plus en plus aigri (il en explique la raison), et Monica, qui organise en catastrophe le repas pour tous (puisque les projets de chacun ont été contrariés), a du mal à canaliser son stress, d’autant que ledit repas est en train de brûler, et que, la porte étant fermée, ils ne peuvent plus rentrer chez eux. Ross, lui, tente tant bien que mal de parler au bébé (ou au ventre) de Carol (jouée par la nouvelle et définitive actrice, Jane Sibbett). Un épisode en demi-teinte. J’ai toujours un peu plus de mal avec les passages mettant en scène Ross et Carol, certains passages sont un peu mièvres (à la fin, même si les projets de chacun ont été contrariés, tout le monde est réuni, et c’est le plus important, etc.), et les blagues tombent parfois à plat. 

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Saison 2

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On remarque d’emblée quelques changements au visionnage des premières minutes de cette deuxième saison. L’image est plus claire que précédemment, Joey et Chandler viennent de se faire couper les cheveux, et Monica va également passer sous les ciseaux de Phoebe (c’est l’objet du premier épisode). Que retenir de cette saison particulièrement aboutie ? Deux moments forts en particulier. D’une part, la relation Ross-Rachel qui se concrétise enfin, non sans difficulté (on pense notamment à Julie, la nouvelle copine de Ross, qu’il a rencontrée en Chine). On s’amusera d’ailleurs dans les premiers épisodes du retournement de situation de leur relation. Si, dans la première saison, c’était Ross qui courait après Rachel, les rôles sont désormais inversés : Rachel a pris conscience de son amour pour Ross, et sa jalousie à l’égard de Julie accentue les choses… Ross et Rachel finissent donc enfin par conclure dans l’épisode « Celui qui tombait des nues » (pour ce qui constitue l’un des plus grands moments de toute la série), et ce qui fait suite est également savoureux : quelques passages romantiques (le deuxième baiser après que Rachel visionne la vidéo du bal, la première fois) mais aussi des obstacles et difficultés (la liste de Ross, la première dispute…).

Hormis Ross-Rachel, l’autre « couple » de cette deuxième saison est bel et bien Joey et Chandler. Jamais peut-être cette amitié ne paraîtra aussi forte et en même temps aussi déchirante. On trouve dans cette saison de nombreux excellents passages concernant nos deux amis, certains hilarants (on pense bien sûr à « Celui qui oublie un bébé dans le bus », où, avec l’accoutrement qui va avec, ils sortent Ben, le bébé de Ross, pour draguer les filles), d’autres touchants et émouvants. La prise d’indépendance de Joey est en ceci un moment très fort de la saison : celle-ci engendre une crise de jalousie chez Chandler, et une prise de conscience, chez l’un comme chez l’autre, qu’ « un seul être vous manque et tout est dépeuplé », et la venue du doux(?)-dingue Eddy va corser encore un peu plus les choses – jusqu’à un retour de Joey particulièrement jubilatoire. Ce sont donc les grands moments de cette saison, mais il faut également citer la touchante relation entre Monica et Richard, ami de ses parents, et donc bien plus âgé qu’elle. Leur premier baiser, la révélation de la relation à la famille de Monica ainsi que le dernier épisode, où les deux personnages divergent sur le sujet des enfants et donc rompent, sont de beaux moments. Même si l’histoire finit mal, on est tout de même content pour Monica, elle qui a tant souffert avec les hommes lors de la première saison… Le personnage de Richard apporte également quelques passages drôles, notamment lorsque Joey et Chandler essaient de l’imiter… Et que dire également du double épisode « Celui qui retrouve son singe », riche notamment en célébrités (Van Damme, Julia Roberts, mais aussi Chris Isaak et Brooke Shields) : deux épisodes particulièrement drôles qui ont la particularité d’être un peu indépendants des autres, et qui peuvent donc être vus et appréciés par tous, même par un public de non-connaisseurs. L’épisode de la double fête avec les deux parents de Rachel séparés (2.22) est en outre d’une excellente qualité, de même que l'inoubliable 2.14, qui, en plus de marquer le début de la relation Ross-Rachel, nous montre les premiers extraits flashbacks. Quel plaisir de voir pour la première fois l'ancien nez de Rachel, l'ancien... poids de Monica et le look mémorable de Ross ! Cette saison est également celle du mariage lesbien entre Carol et Susan, et celle où le petit Ben est le plus présent.

Niveau travail, nos Friends connaissent des destins contrastés. Si Rachel, Ross, Phoebe et Chandler restent sur leur poste de la première saison, Joey trouve quant à lui le rôle de ses rêves : il campe le neurochirurgien Drake Ramoray, dans la série à succès (nullissime soit dit en passant, mais il n’a pas l’air de s’en rendre vraiment compte) Les jours de notre vie. Malheureusement pour lui, l’expérience est de courte durée, et notre homme a bien du mal à revenir à des auditions pour des petits rôles… Mais c’est Monica qui trinque le plus dans cette saison. Si la première saison était pour elle une succession de déceptions en matière d’histoires d’amour, il en va de même ici sur le plan professionnel. Entre le « Mocola », le dingo fan de tomates pourries et son job de serveuse dans le café années 50, rien ne va pour elle, d’autant que lorsqu’elle croit avoir enfin trouvé quelque chose d’intéressant, elle se fait virer pour une histoire de steaks volés. Le seul point positif, c’est le repas qu’elle est chargée d’organiser, qui lui permet de rencontrer Richard… 

Il s’agit globalement d’une saison d’une grande qualité, pour les différents points que j’ai mentionnés, mais qui comporte une spécificité assez curieuse : certains épisodes sont constitués à la fois du meilleur et du pire, et manquent en ceci d’uniformité. Prenons l’exemple de « Celui qui se faisait passer pour Bob » : l’intrigue Chandler-Jade est hilarante, mais l’autre intrigue, la principale, sur la scission du groupe en deux « clans » est moins bon esprit, et met presque mal à l’aise. Idem pour certaines intrigues avec Phoebe, qui me semble-t-il tire les épisodes vers le bas et se révèle un peu le maillon faible de la saison. Il faut bien reconnaître que les intrigues la concernant sont bien moins prenantes, et parfois un peu mièvres. La quête de son père est parfois ennuyeuse, tout comme ses déboires en tant que chanteuse amatrice, sans parler de l'apparition de son ex-mari homo, qui ne présente strictement aucun intérêt. Ce personnage est donc un peu à l’écart lors de cette saison. C’est l'un des deux principaux bémols que j'adresserais à ce deuxième exercice (avec le fait qu'il mette un peu de temps à réellement décoller), même si cela reste évidemment une saison riche, pleine d’entrain et de fraîcheur, savoureuse, drôle et émouvante.

 

Meilleurs épisodes (par ordre chronologique) :

Celui qui tombe des nues (2.7)

Celui qui a été très maladroit (2.8)

Celui qui retrouve son singe 1 (2.12)

Celui qui retrouve son singe 2 (2.13)

Celui qui a failli aller au bal (2.14)

Celui qui vit sa vie (2.16)

Celui qui faisait le lien (2.22)

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2.4. Celui qui avait viré de bord (The one with Phoebe's husband)


C’est l’épisode des secrets : on apprend que Monica a fait l’amour avec Bob le Marrant sur la terrasse, que Joey a tourné dans un film porno et que Chandler a un troisième sein. Mais surtout que Phoebe est mariée ! Elle a épousé Duncan il y a six ans : venant du Canada et homosexuel, celui-ci avait besoin d’une carte verte. Phoebe lui a donc donné un coup de main en se mariant avec lui, mais il vient cette fois pour divorcer. De son côté, Rachel est toujours plus jalouse de Julie. Lorsqu’elle apprend que Ross n’a toujours pas couché avec elle, elle tente par tous les moyens de le dissuader. On sent même à la fin de l’épisode un rapprochement entre les deux, mais non en fait (bis). Un épisode un peu mitigé. Pour ce qui concerne les secrets et les tentatives de découragements de Rachel, pas de doute, c’est du bon. Mais je suis bien plus circonspect quant à l’intrigue Phoebe, avec ce Duncan qui sort de nulle part et qui est l’un des personnages les moins intéressants de toute la série. Les passages le mettant en scène débordent de mièvrerie et sa voix en VF, qui le rend mi-efféminé, mi-demeuré, n’arrange pas les choses. D’autant que Lisa Kudrow (Phoebe) gesticule de façon exaspérante dans cet épisode. Dommage, car tout le reste est excellent.

À noter une incohérence : tout le monde a l’air surpris lorsque Chandler annonce que Joey a tourné dans un film porno. Pourtant dans le tout premier épisode de la série, tout le monde était au courant qu'il avait joué dans ce type de film, et pouvait même citer des passages de la version hot de Pinocchio dans lequel il avait tourné.

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2.7. Celui qui tombe des nues (The one where Ross finds out)


Chandler ne comprend pas pourquoi il ne plaît plus autant qu’avant : la réponse semble claire à Phoebe (mais moins au spectateur) : il a pris du poids. Pour l’aider à perdre ses livres superflues, Monica se met à le coacher. Bon courage, Chandler… Phoebe sort avec un homme, Scott, qui n’ose pas faire le premier pas. Simple timidité, vraiment ? Quant à Rachel, elle est de plus en plus jalouse, en particulier depuis qu’elle a appris que Ross et Julie allaient adopter un chat. Elle sort avec un homme, mais son esprit est ailleurs. Complètement ivre, elle décide de laisser un message téléphonique à Ross qui laisse transparaître ses sentiments pour lui. Le lendemain, après quelques chamailleries, et maintenant que les sentiments sont avoués d’un côté comme de l’autre, Rachel et Ross finissent par s’embrasser… Un excellent épisode : Monica est parfaite en boule d’énergie usante, Chandler l’est tout autant en pantouflard agacé. La partie Phoebe est également amusante (même si le spectateur se sent un peu passif, voire à l’écart, puisqu’on ne voit pas Scott), et celle entre Ross et Rachel très réussie, alternant le drôle (la scène du resto avec Rachel) et l’émouvant (le cultissime premier baiser). Génial !

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2.11. Celui qui n’apprécie pas certains mariages (The one with the lesbian wedding)

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Ross apprend que Carol et Susan vont se marier. Le traiteur du mariage étant indisponible, elles décident de faire appel à Monica. Seulement, dans la mesure où les parents de Carol, n’approuvant pas sa relation, ne viennent pas, Carol hésite à maintenir l’événement, ce que Ross la pousse à faire. Une cliente, très âgée, de Phoebe vient de mourir. Son esprit aurait voyagé en elle… On voit également dans l’épisode un extrait des Jours de notre vie, la série de Joey. Enfin, la mère de Rachel débarque et annonce à sa fille qu’elle compte divorcer. Un bon petit épisode. J’ai apprécié notamment la gestion des trous de mémoire de l’ami Joey dans sa série, mais aussi certains aspects un peu foufous de la mère de Rachel ainsi que quelques situations cocasses concernant Phoebe (le veuf puis le mariage, notamment). On voit également Ross à son avantage : il se montre très fair-play en poussant Carol à maintenir le mariage. Quant à Monica, elle est hilarante en chef despotique. L’épisode comporte tout de même quelques défauts : les passages avec Phoebe ainsi que ceux mettant en scène la mère de Rachel sont parfois un peu longuets. De même, la représentation de l’homosexualité féminine dans le mariage me semble un peu caricaturale : les femmes ne semblent pas extrêmement féminines (celle qui drague Phoebe, notamment, mais aussi la « garçonne » que tente de séduire Chandler). Mais cela reste au global un bon épisode.

Chandler : « Pour moi, le monde est un mariage lesbien permanent. »

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