17 août 2012

Rachel Green

Rachel Karen Green est le dernier membre à se greffer au groupe. Souvenez-vous du pilote : elle entre en trombe au Central Perk alors que les cinq autres Friends sont comme d’habitude occupés à buller. S’étant enfuie de son mariage avec Barry, un dentiste dont elle n’est pas amoureuse, elle déboule donc en robe de mariée, au moment même où Ross dit vouloir se remarier (premier signe du destin). C’est donc la dernière de la bande, mais elle n’est pas pour autant inconnue de tous, loin de là. Elle était en effet amie avec Monica au lycée, et connaissait de vue son frère Ross, déjà épris d’elle à l’époque, ainsi que Chandler, comme on peut le voir dans les épisodes flashbacks. Les deux amies s’étaient ensuite perdues de vue, reprenant une fois contact un an auparavant, dans l’ancêtre du Central Perk (« Celui qui se souvient »). Monica redevient ainsi la meilleure amie de Rachel. Elles sont colocataires au cours des cinq premières saisons.

Sur le plan professionnel, Rachel végète pendant deux saisons en tant que serveuse au Central Perk (son collègue Gunther est d’ailleurs follement amoureux d’elle), avant d’avoir une très brève expérience chez Fortunata Fashions. Elle trouve son premier poste enthousiasmant chez Bloomingdale’s (grâce à un inconnu du nom de Mark qui a des vues sur elle), où elle travaille pour la machiavélique Joanna, puis chez Ralph Lauren, où elle monte en grade. Cette passionnée de mode s’épanouit chez ces deux derniers stylistes. Elle pense dans les derniers épisodes à travailler chez Louis Vuitton à Paris, mais, revenant avec Ross, décline finalement la proposition.

Mais c’est surtout le domaine sentimental qui nous passionne chez elle, et plus particulièrement le couple qu’elle forme avec Ross, qui nous offre l’un des deux tandems les plus attachants de la série (le second étant le duo Chandler-Joey). Pourtant, nos deux amoureux sont finalement rarement ensemble. Après une première saison où Ross tente tant bien que mal d’avouer ses sentiments à la belle (mais vous connaissez sa maladresse en la matière), Rachel finit par comprendre, suite à une gaffe de Chandler, les sentiments du paléontologue à son égard. Elle prend également conscience de ses propres sentiments, à elle, mais lorsqu’elle l’accueille à son retour d’un voyage en Chine, Ross est accompagné… Après un faux départ au cours de la deuxième saison, le couple débute réellement quelques épisodes plus tard pour une relation d’un an. Celle-ci bat de l’aile lorsque Rachel trouve du travail chez Bloomingdale’s grâce au fameux Mark. Ross est de plus en plus jaloux, envahissant et exaspérant, et Rachel de son côté passe toujours plus de temps à son travail. Elle finit par demander une pause (ou une rupture ? le mot anglais employé est « break » qui signifie les deux), et Ross, déprimé et un verre dans le nez, succombe au charme de la fameuse fille de la photocopieuse. Rachel l’apprend, et c’est la rupture définitive. Il y a certes un rapprochement au bord de la mer un peu plus tard, mais Ross n’accepte pas les « conditions » de Rachel : toujours pas de « Ross-Rachel ».

On voit donc peu Ross et Rachel ensemble. Ils passent au final plus de temps à se chercher, se provoquer, se disputer, se chamailler, se rapprocher… qu’à se trouver. Même lorsqu’ils se marient, c’est à la suite d'une nuit de beuverie. Ils font un enfant ? Un simple accident (le préservatif n’a pas été opérationnel), d’autant qu’ils n’étaient pas ensemble « au moment des  faits ». Cette relation est passionnante et offre des passages mémorables : le premier baiser sous la pluie, le deuxième suite au visionnage de la cassette vidéo, la jalousie de Ross, sa tromperie avec la fille de la photocopieuse, l’explication le lendemain dans le salon, leurs diverses chamailleries, leur vidéo, leur grand retour dans le dernier épisode…

Le revers de la médaille de cette relation inoubliable, c’est que les autres histoires d’amour de Rachel sont bien moins mémorables, voire ennuyeuses. Elles font presque office de bouche-trou, et on sait de toute manière qu’elles n’ont pas d’avenir, puisque Ross est toujours dans un coin de sa tête. Ainsi en est-il notamment de l’insipide Joshua ou encore de Danny « le Yéti ». Sa relation avec Tag est un peu plus prenante, mais pas franchement mémorable non plus. Quant à celle avec Gavin, qui aurait peut-être pu être plus intéressante, elle est sous-exploitée. Dommage ! Et je préfère ne pas parler de sa « relation » avec Joey, ni crédible ni prenante. Elle aura tout de même permis aux scénaristes de tenir une intrigue pendant une saison et demie, tout cela pour une relation qui ne dure au total que quelques épisodes, et qui est complètement oubliée dès qu’elle s’est terminée, comme si elle n’avait jamais existé ! Génial !

Au niveau familial, Rachel n’est, comme beaucoup de ses amis, pas particulièrement vernie : ses parents divorcent au cours de la deuxième saison, et ne peuvent plus se sentir. Son père est en outre un homme assez dur, même si elle a une meilleure cote auprès de lui que ses sœurs Jill et Amy, qui sont restées au même niveau que la Rachel du début de la série, c’est-à-dire gâtées, intéressées, immatures et capricieuses. On le devine, sa relation avec ses sœurs n’est pas très simple non plus… À ce propos, il est assez surprenant d’apprendre que ces filles soient gâtées, quand on voit la personnalité du père, qui n’a pas franchement grand-chose d’un « papa-gâteau ».

Sur le plan de la personnalité, Rachel semble avoir moins de consistance que les autres personnages principaux. Hormis son amour profond pour Ross, qu’est-ce qui caractérise son personnage ? Réponse moins évidente que pour les autres Friends. Pour Monica, par exemple, les mots qui viennent à l’esprit sont « despotique », « maniaque », « obsession pour les enfants ». Chandler ? Humour, peur de l’engagement. Joey ? Homme à femmes, simplet, gourmand… Ross ? Méthodique, méticuleux, pédant, timide. Phoebe ? Farfelue, décalée, généreuse, enthousiaste. Et Rachel ? Pas évident. On pourrait dire qu’elle est passionnée de mode, mais ce n’est pas un trait de caractère. Elle est un peu enfant gâtée, mais ce trait est moins marqué que pour les autres personnages. Elle l’était surtout lors des premiers épisodes, et cette caractéristique n’apparaît que rarement. Superficielle ? Peut-être un peu plus que les autres, mais ce n’est pas flagrant. Irresponsable et maladroite, certes, mais là encore, ce n’est pas tellement mis en valeur. En ce qui concerne Jennifer Aniston, c’est une plutôt bonne comédienne, très énergique, mais sans doute pas la meilleure des six. Elle a par exemple trop souvent recours à ses tics (son doigt à l’horizontale sous son nez, notamment). Finalement, de Rachel, on retiendra surtout sa belle histoire avec Ross ainsi que son physique très attrayant (notamment dans les saisons 2 et 10).

Ce que les scénaristes auraient pu améliorer chez elle : ses histoires sentimentales « hors-Ross » ne sont pas très captivantes. De même que les intrigues qui tournent autour de son travail, ni très drôles, ni réellement passionnantes. On peut également déplorer le fait que Rachel n’ait, contrairement aux autres personnages principaux, pas de réel trait de caractère dominant.

 

 

Quelques-unes de ses meilleures répliques :

Ross : Votre fric est à moi, les filles !

Rachel : Et ta braguette ouverte, elle est à qui, rigolo ? (1.18)

 

Rachel : Ross n’a jamais été très doué pour la drague.

Ross : Quoi, qu’est-ce que tu dis, j’ai pas compris. T’as une mauvaise mémoire : ça a marché avec toi.

Rachel : Ah oui tu as raison, effectivement, on s’est vus, tu m’as draguée, et là paf ! à peine neuf ans plus tard, tu m’avais. (5.19)

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Ross Geller

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Ross Geller est un personnage complexe, peut-être le plus élaboré des six Friends. C’est également le plus « adulte », puisqu’il est dès la première saison marié (puis divorcé), père (du petit Ben), et paléontologue dans un musée. Mais il n’en demeure pas moins d’une grande timidité, surtout avec Rachel, qu’il aime profondément : il passe toute la première saison à essayer de lui déclarer sa flamme, et il faut seulement une grosse bourde de Chandler pour que celle-ci comprenne les sentiments que le paléontologue éprouve à son égard. La suite est connue : il sort avec Rachel lors de la deuxième saison pour rompre la suivante, suite à l’affaire de la « rupture » et de sa tromperie avec Chloe, la fille de la photocopieuse. Il se marie ensuite très brièvement avec Emily (mais se trompe de prénom au moment fatidique, appelant Emily « Rachel »), et connaît pour le reste des histoires sentimentales qui ne le marquent pas réellement, avec la jeune Elizabeth, puis Mona, Charlie et quelques autres femmes. Mais il reste au fond obnubilé par Rachel, avec laquelle il vit une relation en pointillés tout au long de la série. Il se remet très brièvement avec elle lorsqu’ils sont au bord de la mer, et entre des chamailleries, provocations et rapprochements va, « sur des malentendus », l’épouser et lui faire un enfant (la petite Emma), avant, dans l’ultime épisode, de se remettre avec elle.

Sur le plan professionnel, Ross ne connaît pas de réel problème : il travaille dès le départ dans un musée, pour devenir par la suite professeur d’université et être finalement titularisé. Un chemin linéaire, si l’on excepte les congés sabbatiques qui lui sont imposés, dus à son humeur exécrable, à la suite de son second échec marital avec Emily. Ross est passionné par ce qu’il fait. C’est non sans une certaine fierté qu’il rappelle son statut de docteur, et ce ne sont pas ses parents, qui l’adulent (au grand dam de Monica), qui vont le contredire. Ross a un esprit scientifique très développé : il est méticuleux, structuré, parfois pédant et professoral (un côté qui barbe particulièrement ses amis) et plutôt sérieux, raison pour laquelle la brève cohabitation avec Chandler et Joey ne se révèle pas une franche réussite. Amateur de films ukrainiens, d’expos et de pièces de théâtre, c’est clairement le personnage le plus cultivé et le plus cérébral de la bande, mais il a également un côté artiste, puisqu’il renoue avec plaisir avec son « son », un instrument un peu fantaisiste qui lui permet de produire une musique pour le moins... personnelle.

Ross se démarque également par un réel manque de confiance en lui : il fait souvent son cinéma pour impressionner les autres, ce qui marche rarement (rappelez-vous « Ross le rouge », ou encore le mémorable discours de grand frère qu’il adresse à Chandler). Il se démarque en outre, comme nous l’avons dit, par son manque d’aisance évident avec la gent féminine. Il se débrouille toujours malgré lui pour que sa drague ne soit pas prise comme telle par la femme convoitée. En plus de toute la première saison avec Rachel, rappelez-vous le savoureux épisode où Ross essaie de draguer la livreuse de pizzas (son entraînement avec Phoebe, dans le même épisode, n’est pas mal non plus). Ross est donc en quelque sorte sur ce plan un anti-Joey. Ross s’oppose aussi à ce dernier dans sa conception des relations avec les femmes. Si Joey collectionne les conquêtes en n’étant, disons, pas toujours correct avec elles, Ross privilégie les relations sérieuses et se montre bien plus romantique, sentimental et attentionné. Il est donc fort dommage pour lui qu'il ne sache pas se mettre davantage en valeur, d'autant que, si l’on en croit Rachel, notre paléontologue est « doué pour la chose », en plus de bien embrasser (Joey peut d’ailleurs confirmer ce dernier point).

Le personnage de Ross a beaucoup évolué. S’il est au départ seulement dépressif, timide et amoureux transi de Rachel, il change par la suite. Son apport n’est en effet pas le même durant les dernières saisons qu’au cours des premières. Ross est au début davantage présent sur un plan sentimental (sa relation avec Rachel), mais est à partir de la saison 5 plus utilisé d'un point de vue humoristique. Sa relation avec Rachel étant passée dans l’ombre du couple Monica-Chandler, et ce dernier étant lui-même devenu moins drôle et plus rangé avec Monica, Ross l’a en quelque sorte remplacé dans le rôle du guignol de service. À l’exception que Ross l’est de façon involontaire, puisque le malheureux se retrouve toujours dans des situations impossibles, avec un pic dans la saison 5. Pensez donc, entre autres, au pantalon en cuir, au bronzage, à « Howard », aux dents blanches…De plus, l'homme purement rationnel qu'il était au début de la série est devenu peu à peu foufou et imprévisible, voire parfois hystérique. Les nombreuses références à la fameuse « rupture » ainsi qu’à son triple divorce (avec Carol, Emily et Rachel) sont également sources de beaucoup de répliques drôles et percutantes.

Ross est toujours prêt à se sacrifier pour ses amis, notamment Rachel. Il passe par exemple une soirée avec elle pour lui tenir compagnie alors qu’il avait prévu de passer dans une émission télé. Mais il se montre également altruiste avec les autres, comme son ex-femme Carol, qu’il incite presque à contrecœur à maintenir son mariage avec Susan, qu’il déteste pourtant copieusement. Il est en outre prêt à quitter le groupe pour Emily !

Mais Ross a aussi des défauts, parmi lesquels son côté pingre : il reste jusqu’à la dernière seconde dans une chambre d’hôtel et y prend tout ce qui est légal (savons, etc.) pour rentabiliser le coût, rechigne à payer 50 dollars dans l’épisode 5.11 et à jouer à la loterie (9.18), offre initialement des mini-cookies au Gros-Tout-Nu pour se le mettre dans la poche (lorsqu’il convoite son appartement), ne veut pas payer la livraison du canapé…

C’est également quelqu’un de très jaloux, notamment avec ceux qui gravitent autour de Rachel. En particulier envers Paolo (et le fait que Rachel lui dise que c’était avec l’Italien « sexuellement animal » n’arrange pas vraiment les choses), mais aussi avec Tommy (Ben Stiller), et plus encore avec Mark, l’homme qui a « pistonné » Rachel pour une place chez Bloomingdale’s.

On le voit finalement assez peu en tant que père, puisque son fils Ben est gardé le plus souvent par son ex-femme Carol et Susan. On le voit tout de même un peu plus avec Emma, sa fille, mais celle-ci est quelque peu accaparée par Rachel.

Ross s’entend plutôt bien avec sa famille. Avec ses parents en particulier, qui le considèrent comme une « merveille de la médecine ». Il a cependant à leur égard un comportement parfois puéril (on se souvient de son « j’vais l’dire à maman », et du fait qu’ils sont toujours persuadés, lors de la sixième saison, que c’est Chandler qui avait pris à l’époque de la fac de la marijuana et non lui, puisqu’il n’a jamais osé le leur avouer). Il s’entend également bien entendu avec sa sœur Monica, avec laquelle il entretient de très bonnes relations (si l’on excepte tout de même quelques petites chamailleries, notamment dans la saison 3). Ross est un personnage très attachant. Son histoire d’amour avec Rachel est captivante (surtout lors des premières saisons), et le personnage est drôle, même s’il se retrouve parfois dans des situations ridicules et un peu lourdingues (le pantalon en cuir), surtout dans la saison 5, où les scénaristes semblent s’être acharnés sur lui. On peut également regretter son côté parfois hystérique, comme dans l'épisode 10.2 (« I’m fine »). David Schwimmer est quoi qu'il en soit un excellent comédien, probablement le meilleur des six. Il est particulièrement expressif : songez aux expressions qu’il prend lors de ses dialogues intérieurs (lorsqu’il voit Rachel nue dans son appartement dans l’épisode « Vegas » ou pendant son tête-à-tête avec sa cousine). Pensez également à ses mimes lorsqu’il prend son nouvel appartement (le requin, le robot…). Et puis il y a sa façon d’attendre un court instant avant de sortir une réplique. Cela donne une originalité à son jeu. On notera en outre que Schwimmer n’est pas seulement acteur : il est également réalisateur. Il s’est occupé de dix épisodes, dont la grande majorité sont très réussis, en particulier Ceux qui passaient leur dernière nuit (6.6), Celui qui apprenait la vérité à propos de Londres (7.16), Celui qui avait un sweat rouge (8.2), Celui qui engageait une strip-teaseuse (8.8) et Celui qui rencontrait la mère biologique (10.9).

 

Ce que les scénaristes auraient pu améliorer chez lui : sa relation avec Chandler. Ross et ce dernier étaient en effet amis de jeunesse (à l’époque de la fac), et cela ne se ressent pas tellement (hormis dans les épisodes flashbacks). On ne sent pas réellement de complicité entre eux, mais c’est sans doute dû au fait que cette amitié est étouffée par celle entre Joey et Chandler.

 

Quelques-unes de ses meilleures répliques :

C’est vrai que Rachel est effectivement une bonne amie, et que je l’ai beaucoup aimée autrefois, seulement aujourd’hui, cette fille n’est plus que ma femme. (6.2)

 

Monica : Tu continues à trimballer ta housse ?

Ross : Oui. J’ai découvert que c’était un objet de conversation, figure-toi.

Monica : Conversation entre toi et… ?

Ross : Gunther. (7.20)

 

Rachel : Tu peux aussi passer au Central Perk m’acheter un muffin ?

Ross : Oui, tu le veux à quoi ?

Rachel : Laisse-moi réfléchir. De quoi j’ai envie ? De quoi est-ce que j’ai envie ?

Ross : Vas-y, prends ton temps, c’est une décision importante. Rien à voir avec le fait d’épouser quelqu’un. Là, ce n’est pas n’importe quoi, c’est un muffin. (9.2)

 

Ross : Bien sûr qu’on va la trouver [la baby-sitter], je te l’ai promis, et puis on en a d’autres à voir. Et dans le pire des cas, on pourrait ré-envisager la candidature de la première qu’on a reçue.

Rachel : La blonde qui n’avait pas de soutien-gorge ?

Ross : Elle était blonde ? (9.6)

 

Mike : Il paraît que le mariage est une industrie qui rapporterait environ 40 milliards de dollars par an.

Ross : Oui, et moi je dois en avoir rapporté environ la moitié.(10.7)

Monica Geller

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Monica Geller est la sœur de Ross. Ses rapports avec ses parents sont bien plus difficiles que ceux de son frère, qui est resté leur chouchou. Monica est en effet considérée (en particulier par sa mère) comme une vieille fille, une quasi-ratée, quand Ross est perçu comme une « merveille de la médecine ». Cette injustice inspire à Monica cette phrase culte : « Je sais qu’on ne peut pas changer de parents, mais si je pouvais, je voudrais les tiens », mais ne l'empêche cependant pas de s'entendre avec son frère. Sur le plan amical, Monica est plus proche de Rachel, son ancienne copine du lycée, avec laquelle elle est longtemps colocataire, mais elle est également complice avec Phoebe, avec qui elle a aussi partagé son appartement durant la période se situant avant les premiers épisodes (même s’il est dommage qu’il n’y ait pas davantage d’anecdotes par rapport à leur passé commun).

Monica a une personnalité parfois difficile à gérer pour ses amis, ainsi que ses compagnons : elle est maniaque et despotique, en plus d’avoir un esprit de compétition très développé. Elle a également une grande envie d’engagement, ainsi qu’une véritable boulimie d’enfants, au point de penser durant une période de désarroi amoureux (post-Richard) à se rendre dans une banque du sperme. Monica a en outre une grande passion pour la cuisine, et rêve de tenir un restaurant. Mais le chemin est difficile. Elle multiplie les petites missions et les expériences pour le moins laborieuses (souvenez-vous par exemple du « Mocola »), avant de trouver, dans la quatrième saison, une place de chef après avoir convaincu un propriétaire de restaurant mécontent de sa critique gastronomique. Même si ses débuts sont un peu difficiles (plusieurs assistants étant de la même famille que l’ancien chef remplacé par Monica), elle réalise donc son rêve de devenir chef, au restaurant L’Alessandro’s, avant d’occuper la même fonction dans un restaurant de plus grande envergure.

Sur le plan amoureux, Monica est longtemps malheureuse. Elle tombe sur Paul le sommelier, un manipulateur, sur un jeunot de 17 ans, puis Bob le Marrant, qui porte moins bien son surnom lorsqu’il arrête de boire, avant de rencontrer un homme qui va profondément la marquer : Richard Burke, un ami… de ses parents, qui est également son ancien ophtalmo. La relation se porte à merveille malgré la grande différence d’âge, jusqu’à ce que le thème des enfants soit évoqué. Richard n’en veut pas d’autres (il en a eu deux avec son ex-femme Barbara) quand Monica en souhaite de tout son cœur. Cette divergence va amener une rupture entre eux. Monica rencontre par la suite Pete Becker, un milliardaire fou d’elle qui finit par la séduire, mais dont l'obsession soudaine de devenir champion d’ultime combat lasse Monica. Elle connaîtra par la suite quelques flirts (comme Chip Matthews, l’ancien play-boy du lycée) avant de trouver à Londres, pour le mariage de son frère Ross, l’homme de sa vie en la personne de Chandler. Inattendu ! Le couple est contre toute attente une vraie réussite (qui aurait cru que Monica vivrait une vraie histoire avec un phobique de l’engagement comme Chandler ?). Ils cachent leur relation aux autres Friends (ce qui va amener des situations fort savoureuses), qui finissent, de Joey à Ross en passant par Rachel et Phoebe, par la découvrir.

Même si Monica est parfois agacée de l’immaturité de Chandler, et fatiguée de jouer les « profs de relation amoureuse », le couple fonctionne et Chandler surmonte peu à peu ses peurs. La sixième saison marque ainsi une réelle évolution dans leur relation : Chandler emménage chez Monica dès les premiers épisodes avant de la demander en mariage de manière très émouvante en fin de saison. Le mariage proprement dit se fait à la fin de la saison suivante. Prochaine étape : les enfants, mais le couple finit par apprendre qu’il est stérile et n'a d'autre choix que de recourir à l'adoption. Monica et Chandler décident donc d’adopter deux petits jumeaux (qui naissent dans le tout dernier épisode), et trouvent une nouvelle maison en banlieue.

On peut donc dire que Monica a à la fin de la série réalisé ses trois rêves : devenir chef, trouver le grand amour et avoir des enfants – même si elle aurait sans doute préféré en avoir de façon naturelle.

Monica, même si elle est « aujourd’hui » une femme très séduisante, reste complexée par son surpoids de l’adolescence, époque où les garçons ne s’intéressaient pas à elle. Même Chandler, comme on le voit dans l’épisode 5.8, et dont elle était (déjà !) amoureuse, en parlait comme d’une « grosse », ce qu’elle n’a jamais digéré. Ces vieux démons refont parfois surface et sont à l’origine de tourments et de remises en question. Mais Chandler parvient toujours à trouver les mots justes pour la rassurer.

On peut constater que le personnage de Monica a évolué au cours de la série. Outre le fait qu’elle s’est épanouie grâce à sa réussite sur les plans professionnel et amoureux, elle s’est globalement affirmée. Même si elle a dès le début une place centrale dans le groupe, qu’elle a tendance à materner, elle paraît un peu « faible », semblant quelque peu « subir » ses défauts : on la voit par exemple durant la première saison se prendre le chou sur son côté maniaque. En revanche, au bout de plusieurs saisons, elle semble bien plus assumer ses travers (son côté maniaque, mais aussi compétiteur et « fayot »), n’a plus d’états d’âme à ce sujet, ce qui rend le personnage délicieusement agaçant, et donc savoureux. C’est un personnage très attachant, très énergique, et remarquablement interprété par Courteney Cox. On s’étonnera à ce sujet que la comédienne soit la seule des six à ne pas avoir été nommée pour les Emmy Awards. Belle injustice…

 

Quelques-unes de ses meilleures répliques :

Monica à son frère Ross : Je sais qu’on ne peut pas changer de parents, mais si je pouvais, je voudrais les tiens (1.2)

 

Monica à Chandler : Sois toi-même. Mais pas trop quand même (4.5)

 

C’est pas vrai, nous, on se concentrait sur les trois bébés, et on n’a même pas pensé une seule seconde à surveiller Chandler (6.5)

 

Monica à Chandler : Tu sais, chéri, il faut que tu saches que dès que tu m’auras épousée, tu ne gagneras plus jamais.(7.22)

 

Rachel : Merci pour la fête. Je t’aide à nettoyer ? 

Monica : Pas question. Tu t’es amusée, c’est mon tour. (9.12)

30 juillet 2012

1.2. Celui qui est perdu (The one with the sonogram at the end)


Dans ce deuxième épisode, nous voyons Ross dans son Musée d’histoire naturelle. Carol, campée par une autre actrice (plus séduisante, soit dit en passant), lui annonce qu’elle est enceinte ! Pauvre Ross, qui n’a déjà pas eu le temps de digérer qu’elle était lesbienne… On fait également connaissance avec Susan, l’amie de Carol, et on sent déjà qu’elle et lui ne deviendront jamais les meilleurs amis du monde. Et il faut désormais trouver un prénom à l’enfant… Dans les autres « intrigues », on voit également d’autres aspects fondamentaux de Monica : sa boulimie d’enfants et sa « maniaquerie », accentuée par sa nervosité due à la visite de ses parents. On ne peut pas dire que ces derniers traitent Monica et Ross de la même façon : ce dernier est le chouchou, tandis que sa sœur est considérée comme une perdante, voire une vieille fille… Enfin, Rachel cherche la bague de fiançailles pour la restituer à Barry. Après l’avoir finalement retrouvée dans un endroit inattendu, elle la rend à son ex-futur mari, qui semble s’être remis de ses émotions, puisqu’il est parti aux Bahamas (la destination de son voyage de noces prévu avec Rachel) accompagné de… Mindy, l’amie de Rachel ! Quant à Phoebe, on apprend qu’elle a une sœur jumelle, avec laquelle elle ne semble pas vivre une relation particulièrement fusionnelle. Un bon épisode, plus abouti que le premier. Le rythme est haletant et les nouveaux ingrédients (comme ceux précités, ou le « Gros-Tout-Nu ») viennent habilement se greffer à ceux déjà mis en place.

Anita Barone, qui interprète cette première Carol, a quitté la série, car elle avait initialement auditionné pour un rôle principal. Ne l’ayant pas obtenu, elle n’a reçu que ce rôle secondaire, qu’elle n’a pas accepté de jouer plus d’un épisode.  

Monica à son frère Ross : « Je sais qu’on ne peut pas changer de parents, mais si je pouvais, je voudrais les tiens »

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1.5. Celui qui lave plus blanc (The one with the East German laundry detergent)


Un épisode de rupture et de découvertes. Chandler, survolté par le litre de café qu’il vient d’ingurgiter, doit annoncer sa rupture avec Janice (qui fait sa première apparition). Heureusement que son amie Phoebe, qui a un don en la matière, va lui prêter main forte… Rupture toujours : Joey, qui souhaite reconquérir Angela, organise un dîner à quatre avec sa « compagne » Monica (qui, est-il besoin de le repréciser, n’est que son amie) et Bob, le compagnon – au look ringard à souhait – d’Angela, que Joey fait passer pour le frère d’Angela (j’espère que vous avez vu l’épisode, sinon vous risquez de vous y perdre !). On s’étonnera, dans cette scène au restau, que le couple Angela-Bob ne pose aucune question sur le « couple » Joey-Monica. Sinon, Rachel découvre les joies de la lessive, bien épaulée par un Ross manifestement troublé par les sous-vêtements de l’élue de son cœur. Même si celle-ci va faire une légère fausse manœuvre, elle va pour la première fois de sa vie faire preuve de caractère face à une inconnue pas spécialement sympathique, et dans l’euphorie, embrasser Ross sur les lèvres, toujours plus troublé… Un épisode bien sympathique malgré l’apparition de Janice (personnage qui m’agace), rythmé et même émouvant, avec les passages Ross-Rachel.

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1.10. Celui qui singeait (The one with the monkey)


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Si l’épisode précédent était centré sur Thanksgiving, c’est le Nouvel An qui est ici traité. Contrairement au pacte convenu, nos Friends invitent chacun quelqu’un : Phoebe et David, son scientifique qu’elle vient de rencontrer, qui hésite entre sa belle et sa carrière à Minsk (qui est en Biélorussie, d’ailleurs, et non en Russie), Monica et Bob le Marrant (dépressif ce soir), Chandler et Janice, Joey et une mère célibataire, mais aussi… Ross et son singe Marcel, avec lequel il vit une relation emplie de disputes et de jalousie. Quant à Rachel, elle n’a pu venir avec Paolo, ce dernier ayant loupé son avion. Elle a même eu une altercation avec une inconnue au retour de l’aéroport, d’où l’état lamentable dans laquelle elle vient. Un bon épisode, avec de bonnes vannes. Marcel apporte son petit grain de sel, et l’ensemble est efficace. J’ai seulement un peu plus de mal avec certains passages, un peu mièvres, de la relation Phoebe-David, en particulier en fin d’épisode – même s’il est vrai que la première intervention de David ne manque pas de classe. Mais au global, un épisode abouti, qui se conclut par un magnifique smack Joey-Chandler.

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1.18. Celui qui gagnait au poker (The one with all the poker)


Rachel en a assez de son job de serveuse. Elle envoie quantité de CV tous azimuts, mais les temps sont durs… Les filles apprennent que les garçons jouent au poker, et veulent se mettre au diapason. Après s’être montrés réticents, Chandler, Joey et Ross les acceptent, non sans muflerie et condescendance (notamment Ross, qui leur fait son numéro). Mais les filles, grâce au coaching de la tante de Monica (dont l’apparition est malheureusement un peu trop courte), vont apprendre bien vite. Un épisode passionnant, très bien rythmé, avec un réel suspense (les parties sont captivantes, avec un supplément d’émotion pour la toute dernière). Les répliques fusent, les personnages sont en forme (Ross qui nous fait son numéro, Monica mauvaise perdante, Chandler qui fait un jeu de mots habile avec le mot « liste »…). L’un des meilleurs épisodes de la saison. 

Ross : Votre fric est à moi, les filles !

Rachel : Et ta braguette ouverte, elle est à qui, rigolo ?

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Saison 2

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On remarque d’emblée quelques changements au visionnage des premières minutes de cette deuxième saison. L’image est plus claire que précédemment, Joey et Chandler viennent de se faire couper les cheveux, et Monica va également passer sous les ciseaux de Phoebe (c’est l’objet du premier épisode). Que retenir de cette saison particulièrement aboutie ? Deux moments forts en particulier. D’une part, la relation Ross-Rachel qui se concrétise enfin, non sans difficulté (on pense notamment à Julie, la nouvelle copine de Ross, qu’il a rencontrée en Chine). On s’amusera d’ailleurs dans les premiers épisodes du retournement de situation de leur relation. Si, dans la première saison, c’était Ross qui courait après Rachel, les rôles sont désormais inversés : Rachel a pris conscience de son amour pour Ross, et sa jalousie à l’égard de Julie accentue les choses… Ross et Rachel finissent donc enfin par conclure dans l’épisode « Celui qui tombait des nues » (pour ce qui constitue l’un des plus grands moments de toute la série), et ce qui fait suite est également savoureux : quelques passages romantiques (le deuxième baiser après que Rachel visionne la vidéo du bal, la première fois) mais aussi des obstacles et difficultés (la liste de Ross, la première dispute…).

Hormis Ross-Rachel, l’autre « couple » de cette deuxième saison est bel et bien Joey et Chandler. Jamais peut-être cette amitié ne paraîtra aussi forte et en même temps aussi déchirante. On trouve dans cette saison de nombreux excellents passages concernant nos deux amis, certains hilarants (on pense bien sûr à « Celui qui oublie un bébé dans le bus », où, avec l’accoutrement qui va avec, ils sortent Ben, le bébé de Ross, pour draguer les filles), d’autres touchants et émouvants. La prise d’indépendance de Joey est en ceci un moment très fort de la saison : celle-ci engendre une crise de jalousie chez Chandler, et une prise de conscience, chez l’un comme chez l’autre, qu’ « un seul être vous manque et tout est dépeuplé », et la venue du doux(?)-dingue Eddy va corser encore un peu plus les choses – jusqu’à un retour de Joey particulièrement jubilatoire. Ce sont donc les grands moments de cette saison, mais il faut également citer la touchante relation entre Monica et Richard, ami de ses parents, et donc bien plus âgé qu’elle. Leur premier baiser, la révélation de la relation à la famille de Monica ainsi que le dernier épisode, où les deux personnages divergent sur le sujet des enfants et donc rompent, sont de beaux moments. Même si l’histoire finit mal, on est tout de même content pour Monica, elle qui a tant souffert avec les hommes lors de la première saison… Le personnage de Richard apporte également quelques passages drôles, notamment lorsque Joey et Chandler essaient de l’imiter… Et que dire également du double épisode « Celui qui retrouve son singe », riche notamment en célébrités (Van Damme, Julia Roberts, mais aussi Chris Isaak et Brooke Shields) : deux épisodes particulièrement drôles qui ont la particularité d’être un peu indépendants des autres, et qui peuvent donc être vus et appréciés par tous, même par un public de non-connaisseurs. L’épisode de la double fête avec les deux parents de Rachel séparés (2.22) est en outre d’une excellente qualité, de même que l'inoubliable 2.14, qui, en plus de marquer le début de la relation Ross-Rachel, nous montre les premiers extraits flashbacks. Quel plaisir de voir pour la première fois l'ancien nez de Rachel, l'ancien... poids de Monica et le look mémorable de Ross ! Cette saison est également celle du mariage lesbien entre Carol et Susan, et celle où le petit Ben est le plus présent.

Niveau travail, nos Friends connaissent des destins contrastés. Si Rachel, Ross, Phoebe et Chandler restent sur leur poste de la première saison, Joey trouve quant à lui le rôle de ses rêves : il campe le neurochirurgien Drake Ramoray, dans la série à succès (nullissime soit dit en passant, mais il n’a pas l’air de s’en rendre vraiment compte) Les jours de notre vie. Malheureusement pour lui, l’expérience est de courte durée, et notre homme a bien du mal à revenir à des auditions pour des petits rôles… Mais c’est Monica qui trinque le plus dans cette saison. Si la première saison était pour elle une succession de déceptions en matière d’histoires d’amour, il en va de même ici sur le plan professionnel. Entre le « Mocola », le dingo fan de tomates pourries et son job de serveuse dans le café années 50, rien ne va pour elle, d’autant que lorsqu’elle croit avoir enfin trouvé quelque chose d’intéressant, elle se fait virer pour une histoire de steaks volés. Le seul point positif, c’est le repas qu’elle est chargée d’organiser, qui lui permet de rencontrer Richard… 

Il s’agit globalement d’une saison d’une grande qualité, pour les différents points que j’ai mentionnés, mais qui comporte une spécificité assez curieuse : certains épisodes sont constitués à la fois du meilleur et du pire, et manquent en ceci d’uniformité. Prenons l’exemple de « Celui qui se faisait passer pour Bob » : l’intrigue Chandler-Jade est hilarante, mais l’autre intrigue, la principale, sur la scission du groupe en deux « clans » est moins bon esprit, et met presque mal à l’aise. Idem pour certaines intrigues avec Phoebe, qui me semble-t-il tire les épisodes vers le bas et se révèle un peu le maillon faible de la saison. Il faut bien reconnaître que les intrigues la concernant sont bien moins prenantes, et parfois un peu mièvres. La quête de son père est parfois ennuyeuse, tout comme ses déboires en tant que chanteuse amatrice, sans parler de l'apparition de son ex-mari homo, qui ne présente strictement aucun intérêt. Ce personnage est donc un peu à l’écart lors de cette saison. C’est l'un des deux principaux bémols que j'adresserais à ce deuxième exercice (avec le fait qu'il mette un peu de temps à réellement décoller), même si cela reste évidemment une saison riche, pleine d’entrain et de fraîcheur, savoureuse, drôle et émouvante.

 

Meilleurs épisodes (par ordre chronologique) :

Celui qui tombe des nues (2.7)

Celui qui a été très maladroit (2.8)

Celui qui retrouve son singe 1 (2.12)

Celui qui retrouve son singe 2 (2.13)

Celui qui a failli aller au bal (2.14)

Celui qui vit sa vie (2.16)

Celui qui faisait le lien (2.22)

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2.7. Celui qui tombe des nues (The one where Ross finds out)


Chandler ne comprend pas pourquoi il ne plaît plus autant qu’avant : la réponse semble claire à Phoebe (mais moins au spectateur) : il a pris du poids. Pour l’aider à perdre ses livres superflues, Monica se met à le coacher. Bon courage, Chandler… Phoebe sort avec un homme, Scott, qui n’ose pas faire le premier pas. Simple timidité, vraiment ? Quant à Rachel, elle est de plus en plus jalouse, en particulier depuis qu’elle a appris que Ross et Julie allaient adopter un chat. Elle sort avec un homme, mais son esprit est ailleurs. Complètement ivre, elle décide de laisser un message téléphonique à Ross qui laisse transparaître ses sentiments pour lui. Le lendemain, après quelques chamailleries, et maintenant que les sentiments sont avoués d’un côté comme de l’autre, Rachel et Ross finissent par s’embrasser… Un excellent épisode : Monica est parfaite en boule d’énergie usante, Chandler l’est tout autant en pantouflard agacé. La partie Phoebe est également amusante (même si le spectateur se sent un peu passif, voire à l’écart, puisqu’on ne voit pas Scott), et celle entre Ross et Rachel très réussie, alternant le drôle (la scène du resto avec Rachel) et l’émouvant (le cultissime premier baiser). Génial !

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2.10. Celui qui se dédouble (The one with Russ)


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Joey est désespéré après avoir consulté la très sévère revue de presse concernant son rôle. Il va voir son agent Estelle (première apparition dans la série), qui lui explique qu’il peut obtenir un rôle s’il couche avec la productrice. Mais Joey a des états d’âme sur ce moyen de réussir. Monica sort avec Bob le Marrant, qui porte bien son surnom… sauf quand il arrête de boire. Rachel sort avec Russ, mais n’a pas conscience de son évidente ressemblance physique et comportementale avec Ross. Un épisode agréable, mais sans vraiment plus. L’intrigue Bob le Marrant est un peu longuette et devient même à la longue déprimante. Celle avec Joey est la plus réussie : ses états d’âme sont touchants (même s’ils ne durent pas bien longtemps !), et le passage de la revue de presse, en introduction, est particulièrement réussi. L’intrigue Russ est en revanche moins pertinente : comme les deux personnages sont joués par le même acteur, les dialogues sont un peu saccadés, comme ceux entre Phoebe et Ursula (vous savez, ces décalages d’une seconde entre les répliques). Et surtout, d’une manière générale, cette intrigue aurait pu être bien mieux développée, si l’on excepte la conclusion, très réussie. Bref, on a vu des épisodes plus aboutis !

Posté par Nico Friends à 18:29 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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