17 août 2012

Ross Geller


Ross Geller est un personnage complexe, peut-être le plus élaboré des six Friends. C’est également le plus « adulte », puisqu’il est dès la première saison marié (puis divorcé), père (du petit Ben), et paléontologue dans un musée. Mais il n’en demeure pas moins d’une grande timidité, surtout avec Rachel, qu’il aime profondément : il passe toute la première saison à essayer de lui déclarer sa flamme, et il faut seulement une grosse bourde de Chandler pour que celle-ci comprenne les sentiments que le paléontologue éprouve à son égard. La suite est connue : il sort avec Rachel lors de la deuxième saison pour rompre la suivante, suite à l’affaire de la « rupture » et de sa tromperie avec Chloe, la fille de la photocopieuse. Il se marie ensuite très brièvement avec Emily (mais se trompe de prénom au moment fatidique, appelant Emily « Rachel »), et connaît pour le reste des histoires sentimentales qui ne le marquent pas réellement, avec la jeune Elizabeth, puis Mona, Charlie et quelques autres femmes. Mais il reste au fond obnubilé par Rachel, avec laquelle il vit une relation en pointillés tout au long de la série. Il se remet très brièvement avec elle lorsqu’ils sont au bord de la mer, et entre des chamailleries, provocations et rapprochements va, « sur des malentendus », l’épouser et lui faire un enfant (la petite Emma), avant, dans l’ultime épisode, de se remettre avec elle.

Sur le plan professionnel, Ross ne connaît pas de réel problème : il travaille dès le départ dans un musée, pour devenir par la suite professeur d’université et être finalement titularisé. Un chemin linéaire, si l’on excepte les congés sabbatiques qui lui sont imposés, dus à son humeur exécrable, à la suite de son second échec marital avec Emily. Ross est passionné par ce qu’il fait. C’est non sans une certaine fierté qu’il rappelle son statut de docteur, et ce ne sont pas ses parents, qui l’adulent (au grand dam de Monica), qui vont le contredire. Ross a un esprit scientifique très développé : il est méticuleux, structuré, parfois pédant et professoral (un côté qui barbe particulièrement ses amis) et plutôt sérieux, raison pour laquelle la brève cohabitation avec Chandler et Joey ne se révèle pas une franche réussite. Amateur de films ukrainiens, d’expos et de pièces de théâtre, c’est clairement le personnage le plus cultivé et le plus cérébral de la bande, mais il a également un côté artiste, puisqu’il renoue avec plaisir avec son « son », un instrument un peu fantaisiste qui lui permet de produire une musique pour le moins... personnelle.

Ross se démarque également par un réel manque de confiance en lui : il fait souvent son cinéma pour impressionner les autres, ce qui marche rarement (rappelez-vous « Ross le rouge », ou encore le mémorable discours de grand frère qu’il adresse à Chandler). Il se démarque en outre, comme nous l’avons dit, par son manque d’aisance évident avec la gent féminine. Il se débrouille toujours malgré lui pour que sa drague ne soit pas prise comme telle par la femme convoitée. En plus de toute la première saison avec Rachel, rappelez-vous le savoureux épisode où Ross essaie de draguer la livreuse de pizzas (son entraînement avec Phoebe, dans le même épisode, n’est pas mal non plus). Ross est donc en quelque sorte sur ce plan un anti-Joey. Ross s’oppose aussi à ce dernier dans sa conception des relations avec les femmes. Si Joey collectionne les conquêtes en n’étant, disons, pas toujours correct avec elles, Ross privilégie les relations sérieuses et se montre bien plus romantique, sentimental et attentionné. Il est donc fort dommage pour lui qu'il ne sache pas se mettre davantage en valeur, d'autant que, si l’on en croit Rachel, notre paléontologue est « doué pour la chose », en plus de bien embrasser (Joey peut d’ailleurs confirmer ce dernier point).

Le personnage de Ross a beaucoup évolué. S’il est au départ seulement dépressif, timide et amoureux transi de Rachel, il change par la suite. Son apport n’est en effet pas le même durant les dernières saisons qu’au cours des premières. Ross est au début davantage présent sur un plan sentimental (sa relation avec Rachel), mais est à partir de la saison 5 plus utilisé d'un point de vue humoristique. Sa relation avec Rachel étant passée dans l’ombre du couple Monica-Chandler, et ce dernier étant lui-même devenu moins drôle et plus rangé avec Monica, Ross l’a en quelque sorte remplacé dans le rôle du guignol de service. À l’exception que Ross l’est de façon involontaire, puisque le malheureux se retrouve toujours dans des situations impossibles, avec un pic dans la saison 5. Pensez donc, entre autres, au pantalon en cuir, au bronzage, à « Howard », aux dents blanches…De plus, l'homme purement rationnel qu'il était au début de la série est devenu peu à peu foufou et imprévisible, voire parfois hystérique. Les nombreuses références à la fameuse « rupture » ainsi qu’à son triple divorce (avec Carol, Emily et Rachel) sont également sources de beaucoup de répliques drôles et percutantes.

Ross est toujours prêt à se sacrifier pour ses amis, notamment Rachel. Il passe par exemple une soirée avec elle pour lui tenir compagnie alors qu’il avait prévu de passer dans une émission télé. Mais il se montre également altruiste avec les autres, comme son ex-femme Carol, qu’il incite presque à contrecœur à maintenir son mariage avec Susan, qu’il déteste pourtant copieusement. Il est en outre prêt à quitter le groupe pour Emily !

Mais Ross a aussi des défauts, parmi lesquels son côté pingre : il reste jusqu’à la dernière seconde dans une chambre d’hôtel et y prend tout ce qui est légal (savons, etc.) pour rentabiliser le coût, rechigne à payer 50 dollars dans l’épisode 5.11 et à jouer à la loterie (9.18), offre initialement des mini-cookies au Gros-Tout-Nu pour se le mettre dans la poche (lorsqu’il convoite son appartement), ne veut pas payer la livraison du canapé…

C’est également quelqu’un de très jaloux, notamment avec ceux qui gravitent autour de Rachel. En particulier envers Paolo (et le fait que Rachel lui dise que c’était avec l’Italien « sexuellement animal » n’arrange pas vraiment les choses), mais aussi avec Tommy (Ben Stiller), et plus encore avec Mark, l’homme qui a « pistonné » Rachel pour une place chez Bloomingdale’s.

On le voit finalement assez peu en tant que père, puisque son fils Ben est gardé le plus souvent par son ex-femme Carol et Susan. On le voit tout de même un peu plus avec Emma, sa fille, mais celle-ci est quelque peu accaparée par Rachel.

Ross s’entend plutôt bien avec sa famille. Avec ses parents en particulier, qui le considèrent comme une « merveille de la médecine ». Il a cependant à leur égard un comportement parfois puéril (on se souvient de son « j’vais l’dire à maman », et du fait qu’ils sont toujours persuadés, lors de la sixième saison, que c’est Chandler qui avait pris à l’époque de la fac de la marijuana et non lui, puisqu’il n’a jamais osé le leur avouer). Il s’entend également bien entendu avec sa sœur Monica, avec laquelle il entretient de très bonnes relations (si l’on excepte tout de même quelques petites chamailleries, notamment dans la saison 3). Ross est un personnage très attachant. Son histoire d’amour avec Rachel est captivante (surtout lors des premières saisons), et le personnage est drôle, même s’il se retrouve parfois dans des situations ridicules et un peu lourdingues (le pantalon en cuir), surtout dans la saison 5, où les scénaristes semblent s’être acharnés sur lui. On peut également regretter son côté parfois hystérique, comme dans l'épisode 10.2 (« I’m fine »). David Schwimmer est quoi qu'il en soit un excellent comédien, probablement le meilleur des six. Il est particulièrement expressif : songez aux expressions qu’il prend lors de ses dialogues intérieurs (lorsqu’il voit Rachel nue dans son appartement dans l’épisode « Vegas » ou pendant son tête-à-tête avec sa cousine). Pensez également à ses mimes lorsqu’il prend son nouvel appartement (le requin, le robot…). Et puis il y a sa façon d’attendre un court instant avant de sortir une réplique. Cela donne une originalité à son jeu. On notera en outre que Schwimmer n’est pas seulement acteur : il est également réalisateur. Il s’est occupé de dix épisodes, dont la grande majorité sont très réussis, en particulier Ceux qui passaient leur dernière nuit (6.6), Celui qui apprenait la vérité à propos de Londres (7.16), Celui qui avait un sweat rouge (8.2), Celui qui engageait une strip-teaseuse (8.8) et Celui qui rencontrait la mère biologique (10.9).

 

Ce que les scénaristes auraient pu améliorer chez lui : sa relation avec Chandler. Ross et ce dernier étaient en effet amis de jeunesse (à l’époque de la fac), et cela ne se ressent pas tellement (hormis dans les épisodes flashbacks). On ne sent pas réellement de complicité entre eux, mais c’est sans doute dû au fait que cette amitié est étouffée par celle entre Joey et Chandler.

 

Quelques-unes de ses meilleures répliques :

C’est vrai que Rachel est effectivement une bonne amie, et que je l’ai beaucoup aimée autrefois, seulement aujourd’hui, cette fille n’est plus que ma femme. (6.2)

 

Monica : Tu continues à trimballer ta housse ?

Ross : Oui. J’ai découvert que c’était un objet de conversation, figure-toi.

Monica : Conversation entre toi et… ?

Ross : Gunther. (7.20)

 

Rachel : Tu peux aussi passer au Central Perk m’acheter un muffin ?

Ross : Oui, tu le veux à quoi ?

Rachel : Laisse-moi réfléchir. De quoi j’ai envie ? De quoi est-ce que j’ai envie ?

Ross : Vas-y, prends ton temps, c’est une décision importante. Rien à voir avec le fait d’épouser quelqu’un. Là, ce n’est pas n’importe quoi, c’est un muffin. (9.2)

 

Ross : Bien sûr qu’on va la trouver [la baby-sitter], je te l’ai promis, et puis on en a d’autres à voir. Et dans le pire des cas, on pourrait ré-envisager la candidature de la première qu’on a reçue.

Rachel : La blonde qui n’avait pas de soutien-gorge ?

Ross : Elle était blonde ? (9.6)

 

Mike : Il paraît que le mariage est une industrie qui rapporterait environ 40 milliards de dollars par an.

Ross : Oui, et moi je dois en avoir rapporté environ la moitié.(10.7)


30 juillet 2012

Saison 1

Lorsque l’on regarde cette première saison, on ne peut s’empêcher de constater à quel point elle a vieilli : l’image, tout d’abord, est différente (plus sombre ?) des saisons suivantes, certaines coiffures le sont également (Chandler n’aura par exemple jamais les cheveux aussi longs par la suite), et que dire des ustensiles utilisés ? Avez-vous vu ce magnifique téléphone sans fil de Monica, ou encore ce désuetissime ordinateur du premier bureau de Chandler ? Idem pour le « bip » de Ross. Niveau dialogues et personnages, tout n’est pas encore naturel : les conversations sont parfois un peu convenues (le lieu le plus insolite où ils ont fait l’amour…), et on sent que les personnages ne se connaissent pas encore vraiment. Ces derniers se résument à leurs caractéristiques principales : ils s’affineront au fil de la série, à l’image de Monica, un peu pâlotte dans cette saison.

Côté cœur, l’heure est plutôt à la légèreté et au flirt, si bien que les amourettes ne durent pas plus de deux ou trois épisodes, et nos personnages en ressortent le plus souvent sans trop de douleur, même si Monica et Rachel expérimentent avec difficulté le machisme et/ou le caractère manipulateur de leurs compagnons (Monica avec Paul, Rachel avec Paolo puis Barry). Mais la grande, la vraie histoire d’amour est bel et bien celle qui unit Ross et Rachel, et qui ne se concrétise jamais au cours de cette saison (si l’on excepte un smack de Rachel, certes plus amical qu’amoureux, dans la laverie). Ross est trop timide, trop implicite, et n’est de surcroît pas aidé par les événements et éléments extérieurs, qui ont une fâcheuse tendance à le couper dans son élan. Il faut au final une bourde de Chandler pour que Rachel comprenne les sentiments de Ross, une grosse maladresse qui va cependant avoir le mérite de faire bouger les choses… Toujours niveau sentiments, il faut également évoquer la complexe relation entre Chandler et Janice, faite de ruptures et de réconciliations, et de signes d’un destin qui semble s’acharner sur le malheureux. Une relation complexe, car il est difficile de savoir ce que pense réellement ce dernier de Janice. On serait tenté de penser qu’il la perçoit comme une fille hystérique, pas spécialement maligne ni franchement jolie, mais il faut bien reconnaître que ses sentiments à son égard sont ambigus. Est-ce réellement uniquement par désespoir qu’il se remet avec, ou parce que ses sentiments sont plus sincères que son attitude distante veut nous laisser croire ? Nous ne le saurons jamais. Côté travail, c’est une saison finalement assez représentative de l’ensemble de la série : Chandler et Ross sont déjà à l’abri, Joey et Phoebe ont un travail moins stable (notamment Joey, avec ses auditions, mais on se doute bien que Phoebe ne gagne pas non plus des mille et des cents avec ses massages). Monica travaille dans la cuisine, et Rachel est serveuse au Central Perk. Cette dernière est celle qui va le plus évoluer au gré des saisons, professionnellement parlant, même si Monica prendra également du galon dans son domaine. Sur le plan familial, cela bouge surtout côté Ross, qui divorce de Carol (celle-ci étant devenue lesbienne) et devient père d’un petit Ben, qui aura donc la particularité d’avoir un papa et deux mamans (Carol et sa compagne Susan). 

La première saison, malgré les défauts dont j’ai parlé plus haut, reste d’une belle qualité. Elle est certes quelque peu irrégulière (« Celui qui parle au ventre de sa femme », « Celui qui avait un cœur d’artichaut » et « Celui qui avait un singe » sont par exemple assez faibles à mes yeux), et a un côté un peu « brouillon » (ce qui est normal puisque c’est une première saison) mais regorge tout de même de bonnes idées (certains épisodes sont tout bonnement excellents, en particulier « Celui qui a du jus » et « Celui qui jouait au poker ») et se révèle très prometteuse, à l’image du cliffhanger qui nous met l’eau à la bouche : Rachel prend conscience de ses sentiments pour Ross et l’accueille à l’aéroport au retour de son voyage, mais celui-ci ne revient pas seul : le paléontologue semble avoir trouvé chaussure à son pied en Chine. On veut à tout prix en savoir plus sur l'heureuse élue, qui fait le malheur de Rachel...

 

Meilleurs épisodes (par ordre chronologique) :

Celui qui a un rôle (1.3)

Celui qui est verni (1.6)

Celui qui a du jus (1.7)

Celui qui était comme tous les autres (1.11)

Celui qui fait des descentes dans les douches (1.13)

Celui qui gagnait au poker (1.18)

Celui qui a perdu son singe (1.19)

3.18. Celui qui s’auto-hypnotisait (The one with the hypnotis tape)


Pour arrêter de fumer, Chandler se voit proposer par Rachel une cassette d’auto-hypnose… qui s’adresse aux femmes. Frank Jr, le petit frère de Phoebe, est de retour : il annonce aux Friends qu’il va se marier. Il n’a que 18 ans, et son amie… 44. Phoebe va envoyer Joey et Ross pour qu’ils le convainquent que c’est une mauvaise idée. Ce qui sera plus compliqué que prévu... Le milliardaire Pete Becker s’intéresse à Monica, mais celle-ci ne le lui rend pas... Bon épisode. Chandler, qui devient au fur et à la mesure de l’épisode de plus en plus efféminé, est très drôle, et les passages autour de Frank très touchants (« leur amour est si pur », comme le dit Joey). J’ai particulièrement apprécié le retournement de situation lorsque Joey et Ross veulent le convaincre que son histoire n’a pas d’avenir. Enfin, l’apparition de Pete est appréciable, ne serait-ce que pour l’endroit où il invite Monica à dîner. Bref, un très bon épisode, même si Phoebe réagit de façon assez surprenante concernant la différence d’âge entre son frère et Alice : où est donc passée son ouverture d’esprit légendaire ?

Posté par Nico Friends à 16:05 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , , ,

4.5. Celui qui avait une nouvelle copine (The one with Joey's new girlfriend)


Ross provoque Rachel en criant à la cantonade qu’il a le numéro de téléphone d’une séduisante jeune femme. Rachel, pour répliquer, va se trouver un jeune loubard pas tout à fait honnête. Chandler essaie de draguer une fille, mais il se rend compte que c’est la copine de Joey. Il va chercher à être distant avec elle, ce qui déplaît à son ami, qui croit qu’il ne fait pas d’effort pour mieux la connaître. Phoebe, enrhumée, a une voix plus sexy. Quand elle perd son rhume, elle fait tout pour en attraper un nouveau. Très bon épisode. Ross et Rachel sont particulièrement puérils (Ross avec son Amanda qui le voit comme un babysitter, est particulièrement drôle). Phoebe avec sa manie du rhume est également amusante, et l’intrigue Kathy est prenante et émouvante, tout en étant parfois drôle (la course-poursuite de Chandler est tordante). Pauvre Chandler, amoureux de la copine de son meilleur ami. Bref, un excellent épisode, mené tambour battant et où les répliques fusent (Monica, notamment, qui remet à sa place Ross et Rachel et met en évidence leur attitude puérile). Et on apprend également les gestes de Monica et Ross, qu’ils faisaient étant enfants, équivalents du bras d’honneur (mais peu discrets, il faut bien le reconnaître !).

Monica à Chandler : « Sois toi-même. Mais pas trop quand même. »

Posté par Nico Friends à 13:48 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , ,

4.6. Celui qui fréquentait une souillon (The one with the dirty girl)


Ross sort avec une jolie paléontologue. Manque de chance, son appartement est un vrai vide-ordures. Monica, secouée par son amie Phoebe, décide d’accepter de faire un repas de 60 personnes pour un enterrement. Malheureusement, la veuve, un tantinet manipulatrice, ne compte pas la payer. Joey doit faire un cadeau pour Kathy. Il pense à un stylo-horloge, mais Chandler décide de lui donner le cadeau qu’il a lui-même acheté : une ancienne version de Jack et le Haricot magique, qui plaisait tant à Kathy étant enfant. Celle-ci finit par comprendre que ce cadeau n’est pas vraiment de Joey. Épisode un peu mitigé. L’intrigue Ross met un peu mal à l’aise, elle me dégoûte un peu et n’est pas d’une grande subtilité, et l’intrigue Monica se laisse regarder, sans plus. Celle du cadeau est en revanche bien plus prenante. Une nouvelle fois, on voit l’importance de l’amitié que porte Chandler à Joey : le moment où Chandler dit à Kathy que Joey est son meilleur ami est d’ailleurs particulièrement touchant. Un très beau moment de Friends. On apprend par ailleurs que Joey (d’une débilité presque flippante dans cet épisode) a eu une copine pendant trois ans ! J’ai en outre apprécié les passages où Rachel fait ses mots croisés (l’intervention de Gunther est hilarante). Bref, du bon et du moins bon dans cet épisode, qui a tout de même le mérite de proposer de beaux passages.

5.2. Celui qui embrassait (The one with all the kissing)


Ross est au 36e dessous : il vient d’envoyer des roses à Emily… qui sont revenues en lambeaux. Rachel, encouragée par Monica, flirte avec un client du Central Perk, mais le lâche vite pour consoler Ross. Elle lui déclare même son amour… Phoebe en a assez que tous les autres parlent sans cesse du voyage à Londres. Pour se rattraper, les Friends lui proposent un week-end à Atlantic City, mais au moment du départ, elle perd les eaux… Chandler embrasse Monica devant Phoebe et Rachel avant de partir au travail, oubliant que leur relation est secrète. Il décide pour dissiper les doutes de les embrasser aussi. Épisode un peu mitigé. La partie Rachel est longue et décevante : son nouveau flirt n’apporte rien, et sa déclaration d’amour à Ross (avec en prime un rire forcé particulièrement agaçant) frise le ridicule. Phoebe est en revanche amusante, exaspérée par l’omniprésence du voyage à Londres – son style vestimentaire laisse toutefois à désirer. Quant aux passages avec Chandler et Monica, ils sont sympas, mais pas franchement crédibles. Seul Joey pourrait gober le bobard selon lequel Chandler embrasse toutes les filles de la sorte. La réplique de Monica (« ça donne envie de vomir ») est cependant très drôle et inattendue. Mais dans l’ensemble, cela reste un épisode loin d’être transcendant.

Posté par Nico Friends à 11:25 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

29 juillet 2012

7.18. Celui qui récupérait le prix (The one with Joey's award)


Joey est nominé aux Soap Awards, il y invite Rachel. Phoebe a un nouveau flirt, et Monica en est jalouse : elle a peur que l’excitation des premiers instants d’une relation lui manque. Un étudiant dit à Ross qu’il est amoureux de lui, raison pour laquelle il a eu une mauvaise note… Épisode sympathique, même si un peu longuet. La partie « trophée » comprend de bons moments (Joey qui imagine son discours en cas de victoire, Rachel qui fait de même) mais elle est longue et inégale, notamment la soirée, avec le discours d’un Joey ronchon, pas inoubliable. Ross, flatté d’avoir un « charisme naturel » irrésistible, est drôle, de même que son cri, ainsi que sa réplique (« vous n’êtes pas amoureux de moi, et vous ne l’avez jamais été »), devant d’autres professeurs. La partie Phoebe-Monica-Chandler se laisse regarder, avec Phoebe qui fait croire que le bonhomme s’intéresse à Monica, et les états d’âme de Monica (Chandler fait en revanche de plus en plus flipper, c’est un véritable zombie). Épisode sympa, donc, mais qui aurait mérité des recoupes.

Posté par Nico Friends à 14:47 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , ,

28 juillet 2012

Saison 8


Cette huitième saison paraît tout de même un peu meilleure que la précédente, mais n’est toujours pas aussi aboutie que les premières. En quoi cet exercice n’est pas totalement convaincant ? On y retrouve à peu près les mêmes défauts que dans la 7e. Si celle-ci était du premier au dernier épisode consacrée au mariage de Chandler et Monica, cette nouvelle saison est de A à Z centrée sur la grossesse de Rachel. Et 24 épisodes, ça fait tout de même un peu long – celle de Phoebe aura à titre de comparaison tenu seulement un peu plus d’une demi-saison. On trouve quelques bons passages par rapport à cette situation, notamment lorsque Rachel est en proie à ses pulsions, ou encore sur la fin, lorsqu’elle est imbuvable, en particulier avec le pauvre Ross. Mais dans l’ensemble, Rachel enceinte nous aura moins fait rire que Phoebe, et c’est bien dommage.

Pour en rester à Rachel, l’autre bémol de cette saison repose sur les sentiments de Joey à son égard. Franchement, cela nous ennuie un peu, d’autant que Joey amoureux à long terme n’est pas très crédible, en particulier de Rachel, avec laquelle il n’est pas franchement assorti. Mais ce n’est un scoop pour personne, cette nouvelle intrigue sentimentale témoigne avant tout d’un cruel manque d’inspiration de nos scénaristes, dont l’imagination semble quelque peu « essorée » au bout de huit saisons. J’imagine bien les scénaristes : « Bon les amis, il faut un nouveau couple chez les Friends. Ross et Rachel, c’est déjà fait, Chandler et Monica, idem. Pourquoi pas Joey et Phoebe ? Non, ça ne marche pas, aucun des deux n’est sérieux, ça ne paraîtrait pas crédible. Alors pourquoi pas Rachel et Joey ? Bon, ce n’est pas non plus tout à fait crédible, mais faute de mieux, on prend ça, allez c’est parti ». Ajoutons à cela la routine du couple Chandler-Monica, qui devient ennuyeuse. Les intrigues autour du couple ne sont pas tellement savoureuses : Chandler et son bain, Chandler et son entretien, la femme de ménage et son jean, Chandler qui fait croire à son chef qu’il a divorcé, le placard secret…

C’est bien dommage. D’autant qu’il n’y a pas beaucoup d’autres événements majeurs au cours de la saison. On ne peut pas dire que cela « bouge » beaucoup. La relation de Ross avec Mona n’aura pas marqué les esprits et Phoebe connaît comme toujours des flirts peu marquants, du moins sur le plan émotionnel… Niveau boulot, pas grand-chose à se mettre sous la dent non plus. Joey revient dans Les jours de notre vie, série dans laquelle il jouait déjà il y a six saisons (donc rien de novateur), et d’autres événements plutôt mineurs chez les autres personnages : Chandler se rend à un entretien d’embauche qu’il foire de façon ridicule, Phoebe masse Monica, Ross donne cours à une classe supérieure et Monica reçoit une critique gastronomique négative. Rien de franchement passionnant. D’autant que le cliffhanger n’est cette fois-ci pas très percutant : Rachel qui dit « d’accord » lorsque Joey semble lui présenter une bague de fiançailles. On se doute bien qu’elle reviendra sur cette parole dès l’épisode suivant, d’autant qu’elle n’est même pas avec Joey, et qu’elle venait de se rapprocher de Ross.

Bref, dans la continuité des deux dernières saisons, un trop grand nombre de sous-intrigues n’apportent rien et ne sont souvent pas tellement drôles (la soirée costumée, l’intrigue Sting…), si bien que les épisodes sont souvent inégaux. Tout cela pour dire que la huitième saison est de qualité moindre que les cinq premières. Mais on y trouve tout de même une fraîcheur qui manquait cruellement dans la saison précédente. Le début de la saison offre d’excellents moments grâce à ce que l’on vient de découvrir à la toute fin de la septième saison : Rachel est enceinte ! Et la recherche de l’identité du père pour les Friends comme pour le spectateur apporte un peu de piment. Ce n’est pas pour rien que l’épisode « Celui qui avait un sweat rouge » est l’un des plus réussis de la saison. Idem pour le fameux « Celui qui avait fait une vidéo », l’un des meilleurs épisodes de toute la série, où l’on apprend comment a été conçu le bébé (et accessoirement, qui a dragué qui pour que notre couple intermittent en arrive là). Et la doublette finale, sans être aussi « énorme » que d’autres (Las Vegas, Londres…) débouche tout de même sur un moment important, la naissance d’Emma.

On trouve en outre des passages très savoureux, comme le jeu absurde et ultra-complexe que doit présenter Joey, l’apparition d’un Brad Pitt assez amusant, et des épisodes purement centrés sur le comique de situation, comme l’excellent « Celui qui engageait une strip-teaseuse » où l’on retrouve, même brièvement, le fabuleux duo Joey-Chandler, et où le pauvre Ross se retrouve notamment coincé entre Mona, le père de Rachel et… un message téléphonique de Joey dont le paléontologue se serait bien passé ! « Celui qui était trop positif » est également fort abouti, avec le compagnon trop enthousiaste de Phoebe, le discours de Monica, le faux mariage de Rachel et Ross… On est également content pour Matthew Perry qui semble (malgré le fait qu’il ait parfois une tête assez massive) aller bien mieux que dans la saison précédente. Ce n’est donc pas une grande saison, car malheureusement trop creuse et inégale, mais elle demeure toutefois d’une qualité correcte, et propose par à-coups de fort bons moments, même si on regrette évidemment que ce derniers ne soient pas plus nombreux.

 

Meilleurs épisodes (par ordre chronologique) :

Celui qui avait un sweat rouge (8.2)

Celui qui avait fait une vidéo (8.4)

Celui qui engageait une strip-teaseuse (8.8)

Celui qui était trop positif (8.18)

Celui qui assistait à la première (8.22)

Celui qui avait un bébé 1 (8.23)

8.13. Celui qui découvrait les joies du bain (The one where Chandler takes a bath)


Monica vient de prendre un bain moussant et en est toute relaxée. Chandler fait de même. Rachel et Ross, ne connaissant pas encore le sexe du bébé, tentent de choisir un prénom masculin et féminin. Ils finissent par apprendre que ce sera une fille. Chandler et Monica pensent que Joey est amoureux de Phoebe. Monica lui en parle, qui décide d’en parler à Joey, mais Phoebe apprend que c’est de Rachel qu’il s’agit. Épisode qui se laisse regarder, sans plus. L’intrigue du bain de Chandler est longue et sans intérêt. Seule est drôle la dernière scène, où tout le monde est dans la salle de bains, autour de lui, alors que les bulles disparaissent petit à petit. L’intrigue du prénom n’est pas passionnante non plus (le passage du « veto » est particulièrement long), même si on est tout de même content d’apprendre à la fin de l’épisode le sexe du bébé. La partie Joey est la mieux réussie : lorsqu’il essaie de parler de ses sentiments à Chandler (puis à Monica, même si on n’assiste pas à la scène), et le quiproquo avec Phoebe qui essuie une désillusion. Ensemble correct, tout de même, mais inégal et pas franchement inoubliable.

 

Petite incohérence : dans un épisode antérieur (6.3), Monica était contre l’idée des jeux vidéo qu’avait émise Chandler.

Posté par Nico Friends à 20:04 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , , , , , , ,