02 septembre 2012

Classement des meilleures saisons

Voici mon classement des saisons de Friends, de mes préférées à celles que j’apprécie le moins. Évidemment, tout cela est purement subjectif, et se joue parfois même à un fil : autant il est évident que la meilleure est selon moi la cinquième, et la moins bonne la neuvième, autant j’ai beaucoup hésité entre la 2 et la 3, ainsi qu’entre la 1 et la 4, et entre la 8 et la 10. Mais il faut bien trancher, alors voici le classement.

 

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Saison 5

Ma saison favorite est la cinquième. Il faut dire que la relation Chandler-Monica apporte beaucoup de fraîcheur à une série qui reposait jusqu’ici principalement sur le couple Ross-Rachel. L’idée de cacher leur relation est passionnante et offre des passages fort savoureux (Joey obligé de passer pour un pervers, mais qui finit par prendre sa revanche, Phoebe qui cherche à faire craquer Chandler…). Il y a aussi lors de cette saison Gary, le flic avec lequel flirte Phoebe (l’un de ses seuls flirts intéressants). Il occasionne de bons passages, comme la patrouille, avec le nouveau goût pour la vie de Ross et le sandwich de Joey. On trouve en outre le terrible marché que demande Emily à Ross, mais aussi, plus léger, le déménagement de celui-ci (à voir, son chaotique déménagement, mais aussi les numéros de mime qu’il fait à Rachel et Monica), sa tentative de drague de la livreuse de pizzas. Et c’est aussi la saison où Phoebe accouche de « ses » triplés : passage émouvant, d’autant que ses derniers moments de femme enceinte sont particulièrement drôles : Phoebe devient terrorisante vis-à-vis de ses amies. Ajoutons à tout cela un excellent épisode flashback (les souvenirs de Thanksgiving) et un non moins remarquable double épisode à Las Vegas, qui s’achève par un diablement efficace cliffhanger (Ross et Rachel se marient !), et nous tenons là la saison la plus aboutie de la série. On lui reprochera tout de même quelques passages en creux (la « relation » entre Rachel et Danny le yéti, les auditions de Joey), mais surtout la « persécution » de Ross, qui s’en prend plein la poire du début à la fin. Cela devient un peu lourd, en particulier certaines scènes (le pantalon en cuir, notamment). Mais ce sera mon seul vrai bémol, car cette saison reste impressionnante d’entrain, de dynamisme et d’inspiration.

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Saison 2

Là encore, une belle saison. Il suffit d’évoquer l’intrigue autour du départ de Joey, parti vivre dans un appartement plus en conformité avec son nouveau statut de vedette de télé. Entre le personnage particulièrement frappadingue (et donc savoureux) d’Eddy, la solitude de Joey et Chandler éloignés l’un de l’autre, leurs crises de jalousie et disputes de couple, et le retour de Joey au bercail, cette intrigue ne nous laisse pas une minute de répit ! Mais on trouve également dans cette saison ce qu’on attendait depuis le début : la concrétisation du couple Ross et Rachel. Là encore, qu’il s’agisse de l’apparition de Julie, du premier baiser sous la pluie, de la maladresse de Ross (ah la liste…) et du « deuxième premier baiser » suite au visionnage de la vidéo du bal, on est franchement gâtés ! Que dire encore de la belle relation de Monica avec Richard, des mésaventures professionnelles de cette dernière (le « Moccola »), de la « double fête » avec les parents de Rachel, et du premier « flashback » avec la vidéo du bal ? Très bonne saison que voici, dont le principal bémol concerne Phoebe, dont les intrigues ne sont vraiment pas passionnantes (la quête de son père, Duncan, son mari homo, ses déboires de chanteuse…).

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Saison 3

Bonne saison, évidemment. Les grands moments sont nombreux : le joli couple que forment Ross et Rachel jusqu’à l’arrivée de Mark qui rend fou de jalousie le paléontologue, l’aventure de ce dernier avec Chloe, et la mémorable explication le lendemain, à laquelle assistent les quatre autres Friends dans la chambre d’à côté, jusqu’à un nouveau baiser dans le dernier épisode en guise de cliffhanger : Ross va-t-il rejoindre Rachel, qu’il vient d’embrasser, ou Bonnie, avec laquelle il est en ce moment ? Également sympathique, la relation de Monica avec son multimilliardaire (ah, ce premier repas mémorable, et cette subite lubie de Pete de vouloir devenir champion d’ultime combat). Et puis il y a Phoebe qui fait (de façon plutôt chaotique) plus ample connaissance avec son frère Frank, qui lui annonce par la suite son désir de se marier avec Alice, sa prof, alors qu’il n'a que 18 ans. On trouve également des épisodes assez atypiques, avec le théâtral « Celui qui avait du mal à se préparer » qui se déroule en temps réel, et « Celui pour qui le foot c’est pas le pied », centré sur une seule « intrigue », le football : pari risqué mais particulièrement réussi. On pourrait en outre parler de Joey, particulièrement drôle, avec sa gourmandise, sa bêtise et son nouveau hobby (le bricolage). On trouve tout de même quelques bémols à cette saison, comme l’histoire de Joey avec Kate, ou plus encore celle de Chandler avec l’insupportable Janice, ce qui explique que cette saison globalement très bonne mette un peu de temps à vraiment démarrer. Mais cela reste dans l’ensemble du très solide.

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Saison 1

Première saison. Elle a beaucoup vieilli (visez-moi ces coiffures !) et se révèle quelque peu inégale, mais on y trouve déjà la plupart des ingrédients qui vont faire la force de la série : la relation Ross-Rachel, par exemple. Dans toute la saison, Ross tente tant bien que mal de déclarer sa flamme à Rachel, qui ne semble pas comprendre (comme beaucoup d’autres femmes) la drague made in paléontologie. Ce n’est que dans l’ultime épisode qu’elle comprend les sentiments de Ross, et de surcroît que lesdits sentiments sont réciproques. Mais lorsqu’elle décide d’accueillir Ross à son retour de Chine, celui-ci semble avoir trouvé chaussure à son pied… Excellent cliffhanger ! Parmi les autres moments forts de la saison : la panne d’électricité (dont ne se plaint pas le chanceux Chandler, qui se retrouve en tête-à-tête avec la « célèbre » Jill Goodacre), les déboires amoureux de Monica, la paternité de Ross, la partie de poker, la recherche du singe Marcel… Bien sûr, certains épisodes sont un peu moins réussis, mais qu’importe, cela reste une saison de qualité, surtout pour une première !

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Saison 4

Saison loin d’être parfaite, mais globalement solide. Il s’agit tout de même de celle où Chandler est obligé d’aller dans une caisse pour se faire pardonner d’avoir volé Kathy à son meilleur ami Joey (intrigue passionnante et émouvante), mais également celle de l’échange d’appartements, qui fait suite aux fameux et mémorables paris, ainsi que le cambriolage ! On y trouve en outre la rencontre de Ross avec Emily, qui débouche très vite sur un mariage, dont la cérémonie ne se déroule cependant pas de la meilleure des manières : Ross prononce le nom de Rachel au lieu de celui de sa dulcinée ! Excellent cliffhanger ! Et puis il y a la grossesse de Phoebe, qui porte les bébés de son frère Frank, et les débuts de chef de Monica. Et que dire, dans le dernier épisode, du début de la relation entre Chandler et Monica ! Bref, beaucoup de bonnes choses, mais également de moins réussies : le couple Rachel-Joshua est sans intérêt (d’autant que ce personnage est particulièrement insipide), ainsi que d’autres intrigues anecdotiques, comme la souillon, le chat adopté par Phoebe, le chien de sa mère, la copine de Ross qui habite trop loin… Des passages à vide, donc, mais cela demeure une fort bonne saison, riche en moments forts et drôles.

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Saison 6

Le début du déclin de la série. Certes, cette saison nous offre de fort agréables moments, comme l’arrivée d’Elizabeth puis de son père, campé par un mémorable Bruce Willis, mais aussi la « routine » (la danse de Ross et Monica), et le double épisode final, à la fois passionnant et émouvant, centré sur la demande en mariage de Chandler. On trouve en outre la fin des deux duos de colocataires (Joey-Chandler et Rachel-Monica) puisque Chandler va s’installer chez sa douce. Un mouvement qui propose des passages fort émouvants. Et que dire de cette savoureuse doublette « Ce qui aurait pu se passer » qui nous transporte dans une sorte de monde parallèle où Ross est toujours marié à Carol, Rachel à Barry, Chandler est l’assistant de Joey, Phoebe travaille dans la Bourse et Monica n’a pas perdu son surpoids de l’adolescence. Pourtant, l’ensemble manque tout de même d’intrigues principales : les histoires sont plutôt secondaires, voire anecdotiques, et font presque office de bouche-trou, comme la garde des triplés, le « métier d’écrivain » de Phoebe, et tant d’autres histoires sans intérêt autour de Joey, qui se montre de surcroît peu sympathique dans cette saison. Parmi ces intrigues dispensables, citons son ennuyeuse histoire avec Janine, sa voiture, son frigo, son « jumeau », ses auditions… Bref, cette saison, si elle offre d’excellents moments, est la première à inspirer un sentiment de « vide » et d’inaboutissement. Même si elle demeure dans l’ensemble d’une qualité correcte.

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Saison 10

Une saison un peu plus courte que les autres, puisqu’elle ne comprend que 18 épisodes. On y trouve malgré un aspect inégal un certain nombre de bonnes choses, comme ce tout dernier épisode particulièrement réussi, à la fois passionnant, émouvant et drôle, et où l’on voit le retour de Ross et Rachel, mais également celui de Chandler et Joey, malheureusement trop peu en vue au cours des précédentes saisons. Plus généralement, les intrigues autour de Chandler et Monica sont ici prenantes : entre la recherche de la mère biologique, d’une nouvelle maison et l’accouchement d’Erica, on est enfin captivés ! Il y a également le sympathique (à défaut d’être inoubliable) mariage de Phoebe avec Mike. L’humour, lourdingue dans la saison 9, est en outre redevenu plus fin, ce dont on se réjouit, et que dire de ce pauvre Ross, qui perd dans la même soirée sa compagne et la bourse qu’il convoitait (l’apparition de M. Hobart, à la fois drôle et inquiétante, est particulièrement réussie), sans parler du savoureux come-back d’Amy, la sœur pourrie-gâtée de Rachel, campée par la mémorable Christina Applegate. Ajoutons à cela un petit épisode flashback bien sympathique (où l’on voit notamment Chandler embrasser Rachel), et cela nous donne une saison agréable, d’autant plus qu’elle passe après la neuvième, qui était la moins bonne de la série. Alors certes, l’ensemble est loin d’être parfait : le repas des deux couples (Ross-Charlie, Joey-Rachel) chez Ross est particulièrement poussif et agaçant, de même que les claques de Rachel lorsque Joey lui adresse des caresses plus poussées : passage très répétitif. On s’étonnera en outre que le couple Joey-Rachel soit totalement abandonné du jour au lendemain : cela n’est pas très pro ni crédible. On trouve également ici et là des épisodes moins réussis et des passages un peu lourdingues (cf. le nouveau nom de Mike). Mais cela reste au global une saison satisfaisante.

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Saison 8

Une saison centrée sur la grossesse de Rachel. Cette situation propose de savoureux moments (quand Rachel est en proie à ses hormones puis lorsqu’elle se montre imbuvable, en particulier avec Ross, sans parler bien entendu de l’accouchement), mais elle est tout de même un peu longue, et nous aura globalement fait moins rire que celle de Phoebe, bien plus mémorable. Et puis c’est tout de même la saison où Joey tombe amoureux de Rachel. Moins crédible et plus ennuyeux, tu meurs. En parlant de Joey, son retour dans Les jours de notre vie fait un peu réchauffé. Côté Chandler et Monica, c’est la routine dans toute sa splendeur : Chandler dans son bain, la femme de ménage et son jean, le placard secret... Bof. D’autant que, comme c’est souvent le cas lors des dernières saisons, il y a finalement assez peu d’événements principaux au cours de cette saison. Il s’agit plutôt d’intrigues secondaires un peu bouche-trou qui ne font pas avancer le schmilblick, comme l’histoire avec la femme de Sting, le massage qu’adresse Phoebe à Monica ou la soirée costumée. La relation de Ross avec Mona n’aura de surcroît pas marqué les esprits, et, pour ne rien arranger, le cliffhanger (le « d’accord » de Rachel lorsque Joey lui tend involontairement la bague) est assez peu réussi : on devine d’avance qu’elle va se raviser dès l’épisode suivant. On trouve tout de même, heureusement, de bons passages, comme la quête du père de l’enfant de Rachel dans « Celui qui avait un sweat rouge », sans parler de l’étonnant « Celui qui avait fait une vidéo », où l’on voit comment Ross et Rachel en sont venus à concevoir le bébé. On notera également l’apparition de Brad Pitt, le jeu ultra-complexe que doit présenter Joey, le « retour » de Joey et Chandler dans « Celui qui engageait une strip-teaseuse », où nos deux meilleurs amis se retrouvent pour fêter (avec un peu de retard) l’enterrement de vie de garçon de Chandler, mais également la réapparition mémorable du père de Rachel. Bref, une saison qui se révèle parfois inspirée, mais qui fonctionne malheureusement bien trop par à-coups.

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Saison 7

J’espère que vous aimez les préparatifs de mariage, si tel est le cas, vous allez être servis. Sinon vous risquez de fichtrement vous ennuyer. Car on a droit à ça pendant toute la saison. Entre la photo, la recherche du costume et de la robe, la recette de cookies, le choix de la demoiselle d’honneur, on finit par saturer : sur toute une saison, tout cela devient bien répétitif. On se prend à regretter l’époque où la préparation des mariages ne prenait pas plus de quelques épisodes, comme celui de Ross et Emily. Pour ne rien arranger, de nombreuses intrigues sont loin d’être inoubliables, comme la partie de bateau entre Joey et Rachel, le déguisement de Ross, les auditions de Joey, le vélo de Phoebe, et pour couronner le tout, Matthew Perry (qui incarne Chandler) est un véritable zombie dans certains épisodes ! Même l’épisode Thanksgiving est relativement faible, de même que l’épisode spécial « Ceux qui avaient trente ans », qui aurait pu être bien plus abouti. Alors certes, on trouve tout de même de bonnes choses dans cette saison, à l’image de l’épisode « Celui qui apprenait la vérité à propos de Londres », centré sur le discours (légèrement redondant) de Joey, et surtout sur la façon dont sont sortis ensemble Chandler et Monica à Londres. Tag apporte également un peu de fraîcheur, et le cliffhanger, autour du test de grossesse, est particulièrement réussi. Le mariage entre Monica et Chandler est en outre émouvant, de même que les retrouvailles de ce dernier avec son père. Mais cette saison, malgré ces quelques moments forts, demeure dans l’ensemble mollassonne, inégale et même creuse, reposant bien trop sur les préparatifs de mariage, et manquant d’intrigues principales. Une déception.

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Saison 9

La moins bonne saison. Et de loin. Il y a bien quelques passages intéressants autour de la petite Emma, mais cette dernière a tout de même tendance à étouffer un peu la saison. Il n’y en a que pour elle ! Dans la continuité des saisons précédentes, nos amis scénaristes, manifestement en panne d’idées, ont exploité jusqu’à plus soif les quelques ingrédients à leur disposition. Pour la septième saison, c’était les préparatifs du mariage, pour la huitième la grossesse de Rachel, et ici, c’est donc Emma. Et franchement, les nombreuses « intrigues » (la recherche de la nounou, la chanson de Ross…) qui la concernent ne me passionnent pas. Bon, l’arrivée de Mike apporte tout de même un peu d’émotion, ainsi que quelques scènes très savoureuses (le repas à quatre lors de la première rencontre, le tête-à-tête avec Ross), et on trouve quand même quelques passages réussis, comme les apparitions de Jeff Goldblum ou de Christina Applegate (en sœur pourrie-gâtée de Rachel), l’annonce que Chandler et Monica sont stériles, et la réussite professionnelle de Chandler, engagé au terme de son stage. Tout n’est donc pas négatif, mais ces quelques passages ne parviennent pas à sauver un ensemble médiocre. On notera d’ailleurs que certains épisodes sont cette saison très longs (allant jusqu’à une demi-heure) ce qui accentue l’impression d’ennui, et l’humour a considérablement perdu de sa finesse. On a droit à de l’humour pipi-caca pendant toute la saison. Bonne nouvelle ! La partie « Tulsa » n’est pas non plus passionnante, et beaucoup de scènes font un peu « déjà-vu » et réchauffées : les retours de David, le rat de Phoebe qui rappelle la souillon que fréquentait Ross, Ross qui pique tout à l’hôtel, etc. Et puis il y a cette décevante doublette finale à la Barbade, centrée sur le carré amoureux Joey-Rachel-Ross-Charlie, et qui se termine par un non moins décevant cliffhanger (Joey et Rachel qui s’embrassent), aussi prévisible que peu enthousiasmant. Et même les ingrédients prometteurs, comme Gavin, le collègue qui flirte avec Rachel, sont sous-exploités. Bref, malgré quelques éclairs, cette saison est faible, lourde, sans inspiration, et même indigne de la série. Grosse, grosse déception.

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Et vous, qu’en pensez-vous ?

 


17 août 2012

Rachel Green

Rachel Karen Green est le dernier membre à se greffer au groupe. Souvenez-vous du pilote : elle entre en trombe au Central Perk alors que les cinq autres Friends sont comme d’habitude occupés à buller. S’étant enfuie de son mariage avec Barry, un dentiste dont elle n’est pas amoureuse, elle déboule donc en robe de mariée, au moment même où Ross dit vouloir se remarier (premier signe du destin). C’est donc la dernière de la bande, mais elle n’est pas pour autant inconnue de tous, loin de là. Elle était en effet amie avec Monica au lycée, et connaissait de vue son frère Ross, déjà épris d’elle à l’époque, ainsi que Chandler, comme on peut le voir dans les épisodes flashbacks. Les deux amies s’étaient ensuite perdues de vue, reprenant une fois contact un an auparavant, dans l’ancêtre du Central Perk (« Celui qui se souvient »). Monica redevient ainsi la meilleure amie de Rachel. Elles sont colocataires au cours des cinq premières saisons.

Sur le plan professionnel, Rachel végète pendant deux saisons en tant que serveuse au Central Perk (son collègue Gunther est d’ailleurs follement amoureux d’elle), avant d’avoir une très brève expérience chez Fortunata Fashions. Elle trouve son premier poste enthousiasmant chez Bloomingdale’s (grâce à un inconnu du nom de Mark qui a des vues sur elle), où elle travaille pour la machiavélique Joanna, puis chez Ralph Lauren, où elle monte en grade. Cette passionnée de mode s’épanouit chez ces deux derniers stylistes. Elle pense dans les derniers épisodes à travailler chez Louis Vuitton à Paris, mais, revenant avec Ross, décline finalement la proposition.

Mais c’est surtout le domaine sentimental qui nous passionne chez elle, et plus particulièrement le couple qu’elle forme avec Ross, qui nous offre l’un des deux tandems les plus attachants de la série (le second étant le duo Chandler-Joey). Pourtant, nos deux amoureux sont finalement rarement ensemble. Après une première saison où Ross tente tant bien que mal d’avouer ses sentiments à la belle (mais vous connaissez sa maladresse en la matière), Rachel finit par comprendre, suite à une gaffe de Chandler, les sentiments du paléontologue à son égard. Elle prend également conscience de ses propres sentiments, à elle, mais lorsqu’elle l’accueille à son retour d’un voyage en Chine, Ross est accompagné… Après un faux départ au cours de la deuxième saison, le couple débute réellement quelques épisodes plus tard pour une relation d’un an. Celle-ci bat de l’aile lorsque Rachel trouve du travail chez Bloomingdale’s grâce au fameux Mark. Ross est de plus en plus jaloux, envahissant et exaspérant, et Rachel de son côté passe toujours plus de temps à son travail. Elle finit par demander une pause (ou une rupture ? le mot anglais employé est « break » qui signifie les deux), et Ross, déprimé et un verre dans le nez, succombe au charme de la fameuse fille de la photocopieuse. Rachel l’apprend, et c’est la rupture définitive. Il y a certes un rapprochement au bord de la mer un peu plus tard, mais Ross n’accepte pas les « conditions » de Rachel : toujours pas de « Ross-Rachel ».

On voit donc peu Ross et Rachel ensemble. Ils passent au final plus de temps à se chercher, se provoquer, se disputer, se chamailler, se rapprocher… qu’à se trouver. Même lorsqu’ils se marient, c’est à la suite d'une nuit de beuverie. Ils font un enfant ? Un simple accident (le préservatif n’a pas été opérationnel), d’autant qu’ils n’étaient pas ensemble « au moment des  faits ». Cette relation est passionnante et offre des passages mémorables : le premier baiser sous la pluie, le deuxième suite au visionnage de la cassette vidéo, la jalousie de Ross, sa tromperie avec la fille de la photocopieuse, l’explication le lendemain dans le salon, leurs diverses chamailleries, leur vidéo, leur grand retour dans le dernier épisode…

Le revers de la médaille de cette relation inoubliable, c’est que les autres histoires d’amour de Rachel sont bien moins mémorables, voire ennuyeuses. Elles font presque office de bouche-trou, et on sait de toute manière qu’elles n’ont pas d’avenir, puisque Ross est toujours dans un coin de sa tête. Ainsi en est-il notamment de l’insipide Joshua ou encore de Danny « le Yéti ». Sa relation avec Tag est un peu plus prenante, mais pas franchement mémorable non plus. Quant à celle avec Gavin, qui aurait peut-être pu être plus intéressante, elle est sous-exploitée. Dommage ! Et je préfère ne pas parler de sa « relation » avec Joey, ni crédible ni prenante. Elle aura tout de même permis aux scénaristes de tenir une intrigue pendant une saison et demie, tout cela pour une relation qui ne dure au total que quelques épisodes, et qui est complètement oubliée dès qu’elle s’est terminée, comme si elle n’avait jamais existé ! Génial !

Au niveau familial, Rachel n’est, comme beaucoup de ses amis, pas particulièrement vernie : ses parents divorcent au cours de la deuxième saison, et ne peuvent plus se sentir. Son père est en outre un homme assez dur, même si elle a une meilleure cote auprès de lui que ses sœurs Jill et Amy, qui sont restées au même niveau que la Rachel du début de la série, c’est-à-dire gâtées, intéressées, immatures et capricieuses. On le devine, sa relation avec ses sœurs n’est pas très simple non plus… À ce propos, il est assez surprenant d’apprendre que ces filles soient gâtées, quand on voit la personnalité du père, qui n’a pas franchement grand-chose d’un « papa-gâteau ».

Sur le plan de la personnalité, Rachel semble avoir moins de consistance que les autres personnages principaux. Hormis son amour profond pour Ross, qu’est-ce qui caractérise son personnage ? Réponse moins évidente que pour les autres Friends. Pour Monica, par exemple, les mots qui viennent à l’esprit sont « despotique », « maniaque », « obsession pour les enfants ». Chandler ? Humour, peur de l’engagement. Joey ? Homme à femmes, simplet, gourmand… Ross ? Méthodique, méticuleux, pédant, timide. Phoebe ? Farfelue, décalée, généreuse, enthousiaste. Et Rachel ? Pas évident. On pourrait dire qu’elle est passionnée de mode, mais ce n’est pas un trait de caractère. Elle est un peu enfant gâtée, mais ce trait est moins marqué que pour les autres personnages. Elle l’était surtout lors des premiers épisodes, et cette caractéristique n’apparaît que rarement. Superficielle ? Peut-être un peu plus que les autres, mais ce n’est pas flagrant. Irresponsable et maladroite, certes, mais là encore, ce n’est pas tellement mis en valeur. En ce qui concerne Jennifer Aniston, c’est une plutôt bonne comédienne, très énergique, mais sans doute pas la meilleure des six. Elle a par exemple trop souvent recours à ses tics (son doigt à l’horizontale sous son nez, notamment). Finalement, de Rachel, on retiendra surtout sa belle histoire avec Ross ainsi que son physique très attrayant (notamment dans les saisons 2 et 10).

Ce que les scénaristes auraient pu améliorer chez elle : ses histoires sentimentales « hors-Ross » ne sont pas très captivantes. De même que les intrigues qui tournent autour de son travail, ni très drôles, ni réellement passionnantes. On peut également déplorer le fait que Rachel n’ait, contrairement aux autres personnages principaux, pas de réel trait de caractère dominant.

 

 

Quelques-unes de ses meilleures répliques :

Ross : Votre fric est à moi, les filles !

Rachel : Et ta braguette ouverte, elle est à qui, rigolo ? (1.18)

 

Rachel : Ross n’a jamais été très doué pour la drague.

Ross : Quoi, qu’est-ce que tu dis, j’ai pas compris. T’as une mauvaise mémoire : ça a marché avec toi.

Rachel : Ah oui tu as raison, effectivement, on s’est vus, tu m’as draguée, et là paf ! à peine neuf ans plus tard, tu m’avais. (5.19)

Posté par Nico Friends à 19:19 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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Monica Geller

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Monica Geller est la sœur de Ross. Ses rapports avec ses parents sont bien plus difficiles que ceux de son frère, qui est resté leur chouchou. Monica est en effet considérée (en particulier par sa mère) comme une vieille fille, une quasi-ratée, quand Ross est perçu comme une « merveille de la médecine ». Cette injustice inspire à Monica cette phrase culte : « Je sais qu’on ne peut pas changer de parents, mais si je pouvais, je voudrais les tiens », mais ne l'empêche cependant pas de s'entendre avec son frère. Sur le plan amical, Monica est plus proche de Rachel, son ancienne copine du lycée, avec laquelle elle est longtemps colocataire, mais elle est également complice avec Phoebe, avec qui elle a aussi partagé son appartement durant la période se situant avant les premiers épisodes (même s’il est dommage qu’il n’y ait pas davantage d’anecdotes par rapport à leur passé commun).

Monica a une personnalité parfois difficile à gérer pour ses amis, ainsi que ses compagnons : elle est maniaque et despotique, en plus d’avoir un esprit de compétition très développé. Elle a également une grande envie d’engagement, ainsi qu’une véritable boulimie d’enfants, au point de penser durant une période de désarroi amoureux (post-Richard) à se rendre dans une banque du sperme. Monica a en outre une grande passion pour la cuisine, et rêve de tenir un restaurant. Mais le chemin est difficile. Elle multiplie les petites missions et les expériences pour le moins laborieuses (souvenez-vous par exemple du « Mocola »), avant de trouver, dans la quatrième saison, une place de chef après avoir convaincu un propriétaire de restaurant mécontent de sa critique gastronomique. Même si ses débuts sont un peu difficiles (plusieurs assistants étant de la même famille que l’ancien chef remplacé par Monica), elle réalise donc son rêve de devenir chef, au restaurant L’Alessandro’s, avant d’occuper la même fonction dans un restaurant de plus grande envergure.

Sur le plan amoureux, Monica est longtemps malheureuse. Elle tombe sur Paul le sommelier, un manipulateur, sur un jeunot de 17 ans, puis Bob le Marrant, qui porte moins bien son surnom lorsqu’il arrête de boire, avant de rencontrer un homme qui va profondément la marquer : Richard Burke, un ami… de ses parents, qui est également son ancien ophtalmo. La relation se porte à merveille malgré la grande différence d’âge, jusqu’à ce que le thème des enfants soit évoqué. Richard n’en veut pas d’autres (il en a eu deux avec son ex-femme Barbara) quand Monica en souhaite de tout son cœur. Cette divergence va amener une rupture entre eux. Monica rencontre par la suite Pete Becker, un milliardaire fou d’elle qui finit par la séduire, mais dont l'obsession soudaine de devenir champion d’ultime combat lasse Monica. Elle connaîtra par la suite quelques flirts (comme Chip Matthews, l’ancien play-boy du lycée) avant de trouver à Londres, pour le mariage de son frère Ross, l’homme de sa vie en la personne de Chandler. Inattendu ! Le couple est contre toute attente une vraie réussite (qui aurait cru que Monica vivrait une vraie histoire avec un phobique de l’engagement comme Chandler ?). Ils cachent leur relation aux autres Friends (ce qui va amener des situations fort savoureuses), qui finissent, de Joey à Ross en passant par Rachel et Phoebe, par la découvrir.

Même si Monica est parfois agacée de l’immaturité de Chandler, et fatiguée de jouer les « profs de relation amoureuse », le couple fonctionne et Chandler surmonte peu à peu ses peurs. La sixième saison marque ainsi une réelle évolution dans leur relation : Chandler emménage chez Monica dès les premiers épisodes avant de la demander en mariage de manière très émouvante en fin de saison. Le mariage proprement dit se fait à la fin de la saison suivante. Prochaine étape : les enfants, mais le couple finit par apprendre qu’il est stérile et n'a d'autre choix que de recourir à l'adoption. Monica et Chandler décident donc d’adopter deux petits jumeaux (qui naissent dans le tout dernier épisode), et trouvent une nouvelle maison en banlieue.

On peut donc dire que Monica a à la fin de la série réalisé ses trois rêves : devenir chef, trouver le grand amour et avoir des enfants – même si elle aurait sans doute préféré en avoir de façon naturelle.

Monica, même si elle est « aujourd’hui » une femme très séduisante, reste complexée par son surpoids de l’adolescence, époque où les garçons ne s’intéressaient pas à elle. Même Chandler, comme on le voit dans l’épisode 5.8, et dont elle était (déjà !) amoureuse, en parlait comme d’une « grosse », ce qu’elle n’a jamais digéré. Ces vieux démons refont parfois surface et sont à l’origine de tourments et de remises en question. Mais Chandler parvient toujours à trouver les mots justes pour la rassurer.

On peut constater que le personnage de Monica a évolué au cours de la série. Outre le fait qu’elle s’est épanouie grâce à sa réussite sur les plans professionnel et amoureux, elle s’est globalement affirmée. Même si elle a dès le début une place centrale dans le groupe, qu’elle a tendance à materner, elle paraît un peu « faible », semblant quelque peu « subir » ses défauts : on la voit par exemple durant la première saison se prendre le chou sur son côté maniaque. En revanche, au bout de plusieurs saisons, elle semble bien plus assumer ses travers (son côté maniaque, mais aussi compétiteur et « fayot »), n’a plus d’états d’âme à ce sujet, ce qui rend le personnage délicieusement agaçant, et donc savoureux. C’est un personnage très attachant, très énergique, et remarquablement interprété par Courteney Cox. On s’étonnera à ce sujet que la comédienne soit la seule des six à ne pas avoir été nommée pour les Emmy Awards. Belle injustice…

 

Quelques-unes de ses meilleures répliques :

Monica à son frère Ross : Je sais qu’on ne peut pas changer de parents, mais si je pouvais, je voudrais les tiens (1.2)

 

Monica à Chandler : Sois toi-même. Mais pas trop quand même (4.5)

 

C’est pas vrai, nous, on se concentrait sur les trois bébés, et on n’a même pas pensé une seule seconde à surveiller Chandler (6.5)

 

Monica à Chandler : Tu sais, chéri, il faut que tu saches que dès que tu m’auras épousée, tu ne gagneras plus jamais.(7.22)

 

Rachel : Merci pour la fête. Je t’aide à nettoyer ? 

Monica : Pas question. Tu t’es amusée, c’est mon tour. (9.12)

16 août 2012

Chandler Bing


Chandler Muriel Bing est le comique de la bande. Il aime les jeux de mots, vannes et autres mots d’esprit, qui sont, comme il aime à le répéter, avant tout un moyen de défense. Chandler est donc un personnage plus angoissé qu’il n’y paraît. Il est en froid avec ses parents, qu’il s’agisse de sa mère, auteure à succès de romans érotiques, ou plus encore son père, « Charles-Helena », qui se travestit. Il a été profondément marqué par la rupture de ses parents lorsqu’il était enfant, en plein repas de Thanksgiving, ce qui explique pourquoi le personnage se montre aussi aigri à l’approche de cette fête. Ce mal-être familial a sans doute des répercussions sur sa vie amoureuse : notre homme, en plus de ne pas être un bon dragueur (ce qui ne l’empêche cependant pas de se trouver des compagnes, contrairement à ce qu’il a tendance à suggérer), a surtout un problème sur le plan de l’engagement, ce qui lui vaut d’enchaîner des histoires à très court terme, avec par exemple Nina, Aurora, Kathy, Jade ou Joanna. Pour ne rien arranger, notre homme est souvent perçu comme gay. De Joey (3.6) à Rachel (1.8) en passant par ses collègues de bureau (1.8), et le voisin un peu spécial M. Heckles (2.3), tout le monde se trompe à son sujet, ce qui occasionne de récurrentes et savoureuses répliques et situations. Au final, la seule fille avec laquelle il reste plusieurs épisodes dans les premières saisons est paradoxalement Janice, une fille hystérique et pas très maligne qui n’a pas franchement la cote auprès des Friends, et dont lui-même ne semble pas tellement amoureux. Heureusement, son histoire avec Monica, entamée à la fin de la quatrième saison, va épanouir notre Chandler : il va prendre confiance et mûrir, au point de se marier et d’adopter deux jumeaux avec sa dulcinée.

Chandler a donc pendant longtemps une certaine immaturité sur le plan de l’engagement amoureux, mais se révèle cependant très mûr au niveau du travail. Contrairement à son ami Joey, Chandler connaît très peu de réelles difficultés sur le plan professionnel. Il occupe déjà un emploi dès le début de la première saison, et même si personne ne sait vraiment en quoi celui-ci consiste (hormis le fait qu’il s’agisse d’un métier en rapport avec les chiffres et l’informatique), et même si le poste ne semble pas le passionner, sa vie professionnelle est un long fleuve tranquille. Il n’y a que dans la neuvième saison, lorsqu’il démissionne de son poste à Tulsa, qu’il rencontre des difficultés. Il change de cap et décide de travailler dans la publicité, en commençant par un stage non rémunéré où ne sont engagés à son terme qu’une minorité de stagiaires… Mais il finit par être engagé pour un poste de rédacteur junior, fonction plus en adéquation avec son profil, puisque le personnage, comme on l’apprend dans la doublette 6.15-6.16, a plus d’affinités avec l’écriture qu’avec les chiffres.

Chandler, on l’a vu, n’est pas tout à fait à son avantage avec les filles, mais il l’est en revanche bien plus sur le plan de l’amitié. Il est toujours attentif au bien-être de ses amis (même s'il ne se gêne pas pour gentiment les taquiner), en plus d’être de bon conseil. On pense à Ross, son ancien pote de fac, mais surtout à Joey, son colocataire pendant de nombreuses saisons. Son amitié avec ce dernier, tout en complicité, jeux débiles et « disputes de couple » (dont certaines en raison de leurs « enfants » : le canard et le poussin !) est sans nul doute la plus émouvante, drôle et marquante de la série. Chandler est toujours là pour dépanner financièrement son meilleur ami, ainsi que pour l’encourager dans sa voie – tout en modérant son enthousiasme si celui-ci s’enflamme un peu trop. On trouve notamment deux grands moments, particulièrement émouvants, concernant cette amitié : lorsque Joey part dans la deuxième saison habiter de son côté, on les voit tous les deux dépérir dans leur coin, avant qu’Eddy ne devienne le nouveau colocataire de Chandler. Celui-ci prenant conscience qu’Eddy est un peu maboule, Joey revient de façon jubilatoire : le duo de colocataires est reformé pour notre grand plaisir ! L’autre grand moment concerne Kathy, que Chandler pique à Joey. Celui-ci lui en veut terriblement, mais finit par lui pardonner après que Chandler accepte de réfléchir dans une caisse (!) à son erreur.

Chandler est quelqu’un de très intelligent. Il se montre même parfois rusé et manipulateur pour arriver à ses fins. Il manipule ainsi Phoebe pour que celle-ci choisisse son prénom pour le troisième enfant de Frank et Alice, et on se souvient de même de la dextérité avec laquelle il parvient à renverser la tendance en semant la zizanie lorsque l’attention est centrée sur son amour de la cigarette. Il décourage également habilement Monica lorsque celle-ci veut lui faire un cours de gym intensif.

Bref, Chandler est un personnage qui propose d’excellents moments, entre son inoubliable histoire d’amitié avec Joey, son émouvante idylle avec Monica et ses reparties cinglantes. Dommage tout de même qu'il se soit un peu ramolli dans les dernières saisons, ce qui s’explique à la fois par les problèmes de santé de l’acteur, mais surtout par le fait qu’il se soit « rangé » avec Monica, ce qui place également au second plan son fameux duo avec Joey. L’homme a un peu perdu de son mordant, mais il demeure toutefois l’un des personnages les plus attachants de la série.

 

Quelques-unes de ses meilleures répliques :

 

Chandler : Je ne vais pas l’appeler, je lui ai laissé un message, j’ai quand même ma fierté.

Monica : C’est vrai ?

Chandler : Non. (1.20)

 

Pour moi, le monde est un mariage lesbien permanent. (2.11)

 

Phoebe : Vous vous y connaissez en poulettes ?

Chandler : En volaille, non mais en filles… non plus. (3.21)

 

Chandler : Pourquoi êtes-vous là ?

Marjory : Je parle pendant mon sommeil.

Chandler : Quelle coïncidence, moi j’écoute pendant mon sommeil.(4.20)

 

Si j’étais un garçon… (10.5)

15 août 2012

Phoebe Buffay

Phoebe Buffay est un peu l’artiste de la bande. Elle aime pousser la chansonnette en complément de son activité de masseuse, mais tout comme le barde Assurancetourix dans un village gaulois que nous connaissons bien, son talent n’est pas toujours perçu à sa juste valeur. Si elle savait, elle qui se croit adulée de tous ! C’est un personnage un peu « hippie » et bourré de principes : elle est végétarienne, contre les grandes enseignes comme Mobilier moderne et les grandes chaînes de salon de massage. Mais il peut cependant arriver qu’elle transgresse ces grands principes de temps à autre (en mangeant de la viande ou en mettant un manteau de fourrure, par exemple). C’est clairement le personnage de la bande qui a le plus de problèmes sur le plan familial. Elle ne connaît pas ses parents durant les premières saisons (et sa mère adoptive s’est suicidée quand elle était enfant) et s’entend très mal avec sa sœur jumelle, Ursula. Elle a également le passé le plus chargé et mouvementé : on apprend pêle-mêle qu’elle n’a plus de passeport, qu’elle a poignardé un flic – mais c’est lui qui a commencé –, a vécu dans la rue à 14 ans et est même passée sous la torture ! Elle connaît en ce sens plus « la vie » que les autres, mais fait parallèlement preuve d’une grande naïveté (elle croit encore au Père Noël !) : allez comprendre Phoebe Buffay ! Elle aime en tout cas se servir de son passé douloureux pour se victimiser et se faire pardonner ou cajoler, même si cela ne marche pas toujours.

Phoebe est probablement le personnage le plus à l’écart de la bande. Elle n’a aucun lien de parenté avec les cinq autres (contrairement à Ross et Monica), ni de lien amoureux (au contraire de Ross et Rachel, Chandler et Monica, et Joey et Rachel), et est même relativement à part sur le plan amical, où elle est en quelque sorte le pendant au féminin de Ross, un peu en retrait par rapport à la complicité entre Joey et Chandler. Phoebe a bien la particularité d’avoir été « avant la série » colocataire avec Monica (à l’époque de l’épisode « Celui qui se souvient »), mais il n’y est à vrai dire presque jamais fait référence, excepté dans l’épisode 10.3. Et pour ne rien arranger, elle habite la plupart du temps seule. On trouve de même quelques références à sa complicité avec Joey, mais ce sont plutôt des allusions (comme leur dîner, dans l’épisode 7.11). Autant dire que Phoebe est le plus souvent abonnée aux intrigues secondaires divertissantes mais rarement captivantes. Et il en va de même sur le plan amoureux : jusqu’à la neuvième saison, elle n’aura connu que des flirts, dont les principaux se nomment David, le scientifique qui va à Minsk, et Gary, un flic avec lequel elle habite furtivement. Deux histoires « sérieuses » qui ne durent que quelques épisodes… Sur le plan professionnel, Phoebe fait des massages, mais on la voit si peu à l’œuvre que l’on ne sait jamais si elle travaille ou si elle est au chômage. Son travail n’étant pas spécialement passionnant, et l’évolution du personnage dans ce domaine se révélant inexistante, on a également du mal à trouver de réel intérêt à sa profession.

Phoebe n’a à l’arrivée que trois intrigues principales dans toute la série.

-      Lorsqu’elle porte les enfants de son frère Frank Jr (les passages où on la voit enceinte sont d’ailleurs particulièrement savoureux).

-      La deuxième, qui fonctionne en pointillés, est la recherche de sa famille. Elle retrouve son frère Frank (qui va lui demander de porter ses enfants), sa mère biologique puis son père.

-      La troisième intrigue est évidemment sa rencontre avec Mike, qui aboutit à un mariage. Une plutôt belle rencontre (même si le personnage de Mike n’est pas non plus inoubliable) qui se fait d’ailleurs totalement par hasard : Phoebe organise un repas un quatre, où elle s’engage à présenter une fille à Joey si celui-ci lui présente un garçon. Joey, ayant complètement oublié le deal, « hèle » au Central Perk le « Mike » qu’il lui a promis. Et c’est le début d’une belle histoire, malgré une première accroche plutôt chaotique, puisque Phoebe se rend évidemment compte que Joey ne connaît rien de Mike.

Phoebe est un personnage décalé et farfelu (ses réflexions sont pour le moins déroutantes !), mais aussi irrationnel, voire « mystique » : elle voit ainsi en un chat errant l’incarnation de sa mère, et pense que l’esprit d’une de ses clientes récemment décédée a « voyagé » en elle. Elle est également généreuse, enthousiaste, libérée (y compris sur le plan sexuel) et ouverte d’esprit. Elle cultive en outre son jardin secret et se révèle ainsi parfois cachottière : on apprend par exemple qu’elle s’est mariée deux fois avant d’épouser Mike : une première avec Duncan, un danseur homosexuel qui avait besoin d’une carte verte, et une seconde à Las Vegas (ce passage est seulement évoqué dans l’épisode 6.1). Ross n’est donc pas le seul à s’être marié à trois reprises !

Pour être tout à fait honnête, je ne suis pas un grand fan de Phoebe. C’est à mes yeux le personnage le moins marquant et le plus « dispensable » des six. Outre le fait, comme je l’ai dit, que ses intrigues sont souvent secondaires, ses chansons sont un peu lourdes : elle se croit bonne chanteuse et musicienne, et ses textes se veulent humoristiques, mais pourquoi avoir autant mis l’accent sur ce point ? C’est parfois drôle, comme dans « Celui qui retrouve son singe » (lorsqu’elle est surnommée par les enfants « la fille qui dit la vérité »), mais à la longue, que c’est répétitif ! On se demande bien pourquoi le « son » de Ross ne prend qu’un seul épisode, quand les chansons de Phoebe sont présentes sur dix saisons. Ne soyons toutefois pas injustes : il peut arriver à Phoebe d’être drôle, comme dans les épisodes Celui qui emménage (5.7), Celui qui achetait la bague (6.23), ou encore lorsqu'elle est enceinte. Et puis Phoebe a un mérite qu’on ne peut lui enlever : elle ne laisse aucun spectateur indifférent. C’est un personnage auquel on accroche… ou non. Un peu comme la comédienne Lisa Kudrow. Et là encore, je dois dire que je ne suis pas conquis. Je trouve son jeu assez limité, et parfois même franchement mauvais, notamment dans les épisodes Celui qui avait viré de bord (2.4) et Celui qui avait la technique du câlin (3.3), où elle gesticule de façon exaspérante. Pour moi, c’est clairement la moins bonne actrice des six, ce qui explique au moins en partie pourquoi j’ai tant de mal avec le personnage…

Ce que les scénaristes auraient pu améliorer chez elle : il aurait fallu plus d’intrigues principales autour d’elle. Ses chansons à la guitare sont trop nombreuses, et j’aurais souhaité plus de détails et d’anecdotes sur sa cohabitation passée avec Monica (quasiment aucune anecdote à ce sujet de toute la série). Il aurait enfin été préférable que Phoebe ait des relations – amicales ou même amoureuses – plus poussées avec les autres Friends, pour qu’elle soit un peu moins à l’écart.

 

Quelques-unes de ses meilleures répliques :

Si j’avais chanté pour le fric, je serais multimillionnaire, à l’heure qu’il est. (3.14)

 

Phoebe : Je n’arrive toujours pas à croire que tu sois fiancé.

Ross : Ah bon, pourquoi ?

Phoebe : Parce que tout ça est arrivé tellement vite, pas parce que t’es un nul et un raté. (4.20)

 

Phoebe à Ross : Tu aimes tellement le divorce que tu vas finir par l’épouser un jour, et comme ça ne marchera pas, tu divorceras de ton divorce. (6.1)

 

Il me traite comme une reine, sauf la nuit, où il me considère comme la chienne que je suis. (8.18)

 

Phoebe : Tu sens vraiment la cigarette.

Chandler : Tu crois que Monica va s’en apercevoir ?

Phoebe : Attends, tu rigoles, ta femme a le nez d’une meute de bull terriers… et la poitrine d’une déesse grecque. (9.5)